Union de la Presse Francophone
 
La francophonie

37e assises Togo
36e assises Burkina
35e assises Gabon
34e assises Suisse
33e assises Liban
32e assises Paris
UPF manifestations
Histoire de l'UPF

Retour pagé précédente
Menu pricipal
La francophonie
La gazette
Pressothèque
Agence d'info - U.P.F.
Langue Française

38e Assises de la presse francophone

Nouveaux médias, nouvel enjeu européen,
nouveaux défis francophones

Bucarest, Roumanie
vendredi 22 septembre 2006

Message de Mme Martine COFFI-STUDER
ministre déléguée auprès du Premier ministre de la Côte d'Ivoire,
chargée de la communication

Monsieur le Président international,
Monsieur le secrétaire général international,
Chers membres de l'Union internationale de la presse francophone,
Mesdames et messieurs,

Venant à vous, permettez-moi de vous saluer et de vous dire tout le respect et la considération que nous, mon pays la Côte d'Ivoire, accordons à votre profession.
Permettez-moi également de vous remercier de m'accueillir ce matin au sein de la grande famille de la presse francophone. Nous, le pays que je représente et moi-même, sommes porteur d'un devoir de reconnaissance vis-à-vis d'une profession qui prend des risques pour faire bénéficier au public de son droit à l'information.

Nous venons à vous, à la faveur des 38e assises de votre Union, parce que votre organisation est digne d'intérêt. Elle se présente, dans le monde francophone, comme un symbole de l'endurance et de la résistance au temps et aux intempéries. Il n'est pas aisé de créer une association de l'envergure de l'Union internationale de la presse francophone. Il n'est pas aisé de la cultiver, de l'entretenir, de l'arroser et de la maintenir en vie. Et voilà que vous avez plus d'un demi siècle d'histoire. Cela a besoin d'être non seulement relevé mais salué. Nous tenons à le faire, au nom de la Côte d'Ivoire et en particulier en notre nom propre.

Nous sommes à Bucarest, certes pour participer au XIe sommet de la Francophonie, mais surtout pour traduire, l'attachement de la Côte d'Ivoire au monde francophone en général et en particulier à l'une de ses vitrines et produit phare, l' Union internationale de la presse francophone. Votre Union a su reconnaître les mérites des journalistes ivoiriens. Elle a su accorder sa confiance aux professionnels ivoiriens. L'élection de Alfred Dan Moussa au poste important de vice-président international de votre Union, en est un témoignage vivant, et je tiens à vous en remercier.

Ainsi, de Jean-Médéric Kragbé, premier président de la section ivoirienne, à Alfred Dan Moussa, de nombreux présidents et secrétaires généraux de l'UPF-Côte d'Ivoire se sont succédés. Dans la vie de votre union, nous retenons des noms illustres : Laurent Dona Fologo et Auguste Miremont.

Monsieur le président international et cher aîné Hervé Bourges; Monsieur le secrétaire général international, Georges Gros, la Côte d'Ivoire tient à vous dire particulièrement merci pour votre action inlassable au service de la presse francophone.

Monsieur le président international, Monsieur le secrétaire général international, éminents membres du comité international, chers participants, vous l'avez sans doute deviné, nous sommes porteur d'une invitation pour l'UPF à se rendre en Côte d'Ivoire, pour être honorée, dans des conditions de stabilité retrouvée.

S'il est vrai que la Côte d'Ivoire a eu mauvaise presse ces cinq dernières années, ce qui est regrettable pour tous, il est aussi indéniable qu'elle est engagée, malgré tout, dans un processus de sortie de crise sous la supervision de la communauté internationale. C'est pourquoi nous nous permettons de vous inviter à nouveau en Côte d'Ivoire et à vous y rendre en toute quiétude.

Et les déchets toxiques ? Me demanderez-vous. C'est une page sombre, voire très triste, mais qui est maîtrisée. L'air, progressivement devient pur et bon à respirer. Vous pouvez donc programmer la Côte d'Ivoire sur votre agenda de rencontres internationales.

Nous ne pouvons achever notre message sans vous indiquer ce que nous inspire le thème de vos 38e assises: "Nouveaux medias, nouvel enjeu européen, nouveaux défis francophones".

Incontestablement, les nouveaux médias, tout en constituant les bases, les soubassements de la société de l'information, révèlent de nouveaux défis pour les praticiens de l'information et de la communication. Il n'y a pas encore très longtemps, la marque de journaliste, la considération que le public lui accordait venait en partie du fait que le journaliste avait le privilège, presque exclusif, d'accéder aux sources. Il jouait pleinement son rôle d'intercesseur. Aujourd'hui le public, chaque citoyen, peut aussi facilement, à partir d'un terminal, qui peut se présenter sous la simple forme d'un téléphone portable, accéder directement aux mêmes sources que le journaliste.
Ainsi donc, entre autres défis, les nouveaux médias imposent aux journalistes d'apporter une valeur ajoutée à l'information publiée.

Les nouveaux médias, en favorisant et valorisant la globalisation, imposent également de privilégier l'information de proximité si l'on veut être véritablement utiles à ses concitoyens.
Les défis sont nombreux et nul doute que les présentes assises ont pu ouvrir plusieurs pistes de réflexion. Je voudrais féliciter l'UPF de s'être préoccupée de cette problématique qui nous interpelle à plus d'un titre.
Pour notre part, nous encouragerons la section ivoirienne à poursuivre la réflexion en vue de définir les stratégies les meilleures pour réconcilier le public avec la presse, lever les barrières, les handicaps qui tendent à réconforter le public dans sa méfiance vis-à-vis de la presse.
Nous encouragerons également toute stratégie susceptible d'amener les journalistes à placer au centre de leurs préoccupations, l'intérêt public et l'éducation des populations. Puisse la presse francophone continuer à œuvrer pour le bien être de tous et porter haut le drapeau de la francophonie partout dans le monde.

Je vous remercie.

Mme Martine COFFIN-STUDER
Bucarest, 22 septembre 2006