38e Assises de la presse francophone
Nouveaux médias, nouvel enjeu européen,
nouveaux défis francophones
Bucarest, Roumanie
vendredi 22 septembre 2006
Message de Mme
Martine COFFI-STUDER
ministre déléguée auprès du
Premier ministre de la Côte d'Ivoire,
chargée de la communication
Monsieur le Président international,
Monsieur le secrétaire général international,
Chers membres de l'Union internationale de la presse francophone,
Mesdames et messieurs,
Venant à vous, permettez-moi de vous saluer
et de vous dire tout le respect et la considération que
nous, mon pays la Côte d'Ivoire, accordons à votre
profession.
Permettez-moi également de vous remercier de m'accueillir
ce matin au sein de la grande famille de la presse francophone.
Nous, le pays que je représente et moi-même, sommes
porteur d'un devoir de reconnaissance vis-à-vis d'une profession
qui prend des risques pour faire bénéficier au public
de son droit à l'information.
Nous venons à vous, à la faveur des
38e assises de votre Union, parce que votre organisation est digne
d'intérêt. Elle se présente, dans le monde
francophone, comme un symbole de l'endurance et de la résistance
au temps et aux intempéries. Il n'est pas aisé de
créer une association de l'envergure de l'Union internationale
de la presse francophone. Il n'est pas aisé de la cultiver,
de l'entretenir, de l'arroser et de la maintenir en vie. Et voilà
que vous avez plus d'un demi siècle d'histoire. Cela a
besoin d'être non seulement relevé mais salué.
Nous tenons à le faire, au nom de la Côte d'Ivoire
et en particulier en notre nom propre.
Nous sommes à Bucarest, certes pour participer
au XIe sommet de la Francophonie, mais surtout pour traduire,
l'attachement de la Côte d'Ivoire au monde francophone en
général et en particulier à l'une de ses
vitrines et produit phare, l' Union internationale de la presse
francophone. Votre Union a su reconnaître les mérites
des journalistes ivoiriens. Elle a su accorder sa confiance aux
professionnels ivoiriens. L'élection de Alfred Dan Moussa
au poste important de vice-président international de votre
Union, en est un témoignage vivant, et je tiens à
vous en remercier.
Ainsi, de Jean-Médéric Kragbé,
premier président de la section ivoirienne, à Alfred
Dan Moussa, de nombreux présidents et secrétaires
généraux de l'UPF-Côte d'Ivoire se sont succédés.
Dans la vie de votre union, nous retenons des noms illustres :
Laurent Dona Fologo et Auguste Miremont.
Monsieur le président international et cher
aîné Hervé Bourges; Monsieur le secrétaire
général international, Georges Gros, la Côte
d'Ivoire tient à vous dire particulièrement merci
pour votre action inlassable au service de la presse francophone.
Monsieur le président international, Monsieur
le secrétaire général international, éminents
membres du comité international, chers participants, vous
l'avez sans doute deviné, nous sommes porteur d'une
invitation pour l'UPF à se rendre en Côte d'Ivoire,
pour être honorée, dans des conditions de stabilité
retrouvée.
S'il est vrai que la Côte d'Ivoire a eu mauvaise
presse ces cinq dernières années, ce qui est regrettable
pour tous, il est aussi indéniable qu'elle est engagée,
malgré tout, dans un processus de sortie de crise sous
la supervision de la communauté internationale. C'est pourquoi
nous nous permettons de vous inviter à nouveau en Côte
d'Ivoire et à vous y rendre en toute quiétude.
Et les déchets toxiques ? Me demanderez-vous.
C'est une page sombre, voire très triste, mais qui est
maîtrisée. L'air, progressivement devient pur et
bon à respirer. Vous pouvez donc programmer la Côte
d'Ivoire sur votre agenda de rencontres internationales.
Nous ne pouvons achever notre message sans vous
indiquer ce que nous inspire le thème de vos 38e assises:
"Nouveaux medias, nouvel enjeu européen, nouveaux
défis francophones".
Incontestablement, les nouveaux médias, tout
en constituant les bases, les soubassements de la société
de l'information, révèlent de nouveaux défis
pour les praticiens de l'information et de la communication. Il
n'y a pas encore très longtemps, la marque de journaliste,
la considération que le public lui accordait venait en
partie du fait que le journaliste avait le privilège, presque
exclusif, d'accéder aux sources. Il jouait pleinement son
rôle d'intercesseur. Aujourd'hui le public, chaque citoyen,
peut aussi facilement, à partir d'un terminal, qui peut
se présenter sous la simple forme d'un téléphone
portable, accéder directement aux mêmes sources que
le journaliste.
Ainsi donc, entre autres défis, les nouveaux médias
imposent aux journalistes d'apporter une valeur ajoutée
à l'information publiée.
Les nouveaux médias, en favorisant et valorisant
la globalisation, imposent également de privilégier
l'information de proximité si l'on veut être véritablement
utiles à ses concitoyens.
Les défis sont nombreux et nul doute que les présentes
assises ont pu ouvrir plusieurs pistes de réflexion. Je
voudrais féliciter l'UPF de s'être préoccupée
de cette problématique qui nous interpelle à plus
d'un titre.
Pour notre part, nous encouragerons la section ivoirienne à
poursuivre la réflexion en vue de définir les stratégies
les meilleures pour réconcilier le public avec la presse,
lever les barrières, les handicaps qui tendent à
réconforter le public dans sa méfiance vis-à-vis
de la presse.
Nous encouragerons également toute stratégie susceptible
d'amener les journalistes à placer au centre de leurs préoccupations,
l'intérêt public et l'éducation des populations.
Puisse la presse francophone continuer à uvrer pour
le bien être de tous et porter haut le drapeau de la francophonie
partout dans le monde.
Je vous remercie.
Mme Martine COFFIN-STUDER
Bucarest, 22 septembre 2006