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39e Assises de la presse francophone

Médias, démocratie et paix

Côte d'Ivoire
Dimanche 2 - samedi 8 décembre 2007

 

Yamoussoukro, vendredi 7 décembre 2007
discours par
Amos BEONAHO

président de l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (UNJCI)

Monsieur le Premier ministre,
Monsieur le ministre de la Culture et de la Francophonie,
Monsieur le ministre de la Communication,
Monsieur le préfet de Yamoussoukro,
Monsieur le gouverneur du District,
Monsieur le maire,
Monsieur le président international de l'UPF,
Monsieur le secrétaire général de l'UPF,
MM les présidents des structures de régulation et des organisations professionnelles,
Chères consoeurs, chers confrères,

C'est pour nous un réel plaisir et une grande joie de prendre la parole au nom de l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (UNJCI) à cette cérémonie de clôture des 39e assises de l'Union de la presse francophone qui a vu la brillante élection de notre confrère et compatriote Afred DAN MOUSSA au prestigieux poste de président international de l'UPF. Nous voulions ici et maintenant rendre hommage à un homme de devoir, et d'engagement à un professionnel émérite et de mérite.

Félicitation mon cher frère Alfred DAN MOUSSA.

Merci au comité international de l'UPF et en particulier au président Hervé BOURGES et à l'inusable secrétaire général Georges GROS et à tous nos confrères étrangers qui ont voulu témoigner leur confiance et leur intérêt en la Côte d'Ivoire. La tenue de ces 39e assises de l'UPF dans notre pays a été pour nombre de participants un grand moment d'échanges d'expériences précieux mais surtout de découverte d'une Côte d'Ivoire, malgré tout debout, et résolument engagée sur la voie de la paix, de la réconciliation et du progrès.

C'est le lieu donc de nous joindre au comité d'organisation pour exprimer notre gratitude aux hautes autorités de notre pays en particulier le Président de la République Monsieur Laurent GBAGBO, au Premier ministre SORO Guillaume, au ministre de la Culture et de la francophonie et au ministre de la Communication SY Savané qui ont non seulement donné un cachet exceptionnel à ces assises par leur présence combien distinguée mais ont fortement contribué financièrement et matériellement au succès de ces assises. Nous osons espérer qu'il s'agit là de l'avènement d'une aube nouvelle où les médias sous nos cieux sont définitivement considérés comme une priorité stratégique pour qu'on obtienne enfin la tenue des mesures et des promesses d'aides nécessaires au développement du secteur.

Monsieur le Premier ministre, Monsieur le ministre de la Communication, chers confrères, la défense de la liberté de la presse est un combat fondamental pour la vie et la survie du métier de journaliste. C'est pourquoi nous profitons de cette tribune pour dénoncer fermement les attaques récurrentes des organes de presse par de mystérieux gangsters surarmés et qui emportent toujours les précieux outils de travail (ordinateurs, imprimantes…) acquis au prix de mille efforts.

Enfin, après plus d'un demi siècle de vie, nous pensons que le moment est venu pour l'UPF de passer à la vitesse supérieure, de se définir un projet stratégique et ambitieux par rapport à la presse francophone, notamment celle d'Afrique. Le continent africain a beaucoup donné à la francophonie, la Côte d'Ivoire en particulier, pour que l'UPF n'en tire pas les conséquences. Lors de ces rencontres, il a été souvent question de la précarité de la presse africaine, et des conditions de vie difficiles des entreprises de presse et de tous ceux qui y travaillent. Cette situation marginalise le continent africain et sa presse sur la scène internationale au profit des grands groupes occidentaux. L'avenir des médias africains nous recommande, tous professionnels et gouvernants, de rechercher toutes les voies possibles de financement d'une presse de qualité, économiquement viable et à même de rétablir l'équilibre de l'information au niveau mondial.

Merci et bon retour à chacun dans sa famille.

Amos BEONAHO
président de l'UNJCI
Yamoussoukro, vendredi 7 décembre 2007