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39e Assises de la presse francophone

Médias, démocratie et paix

Côte d'Ivoire
Dimanche 2 - samedi 8 décembre 2007

Abidjan, lundi 3 décembre 2007
Discours de bienvenue
par Alfred DAN MOUSSA

président de la section ivoirienne, vice-président international de l'Union internationale de la presse francophone

Honorables invités,
Chers participants des 39ème Assises de l’Union internationale de la presse francophone,

De votre fauteuil, vous le pensez certainement et vous y pensez. De cette tribune, nous nous imposons le devoir de traduire cette pensée. C’est vrai, plusieurs femmes et hommes de l’espace francophone mondial auraient pu être avec nous, dans ce Palais des congrès de l’hôtel Ivoire. Certains auraient suivi, certes de loin, ce rendez-vous des 39ème Assises de l’Union internationale de la presse francophone. Mais, ils l’auraient tout de même suivi.

Hélas !
Arrachés à notre affection à cause de notre métier et pour notre métier, rappelés à Dieu à la suite de longues ou courtes maladies, morts dans des accidents de la circulation, certains consoeurs et confrères attendent de nous retrouver un jour, sur l’autre rive. En leur mémoire, nous voudrions observer une minute de silence.

Excellence M. le Président de la République,
Monsieur le Premier ministre,
Monsieur le Président du Conseil économique et social, ancien Président international,
Messieurs les Président des institutions,
Monsieur le Ministre de la Communication,
Monsieur le Ministre de la Culture et de la francophonie,
Mesdames et Messieurs les ministres,
Excellences Mesdames et messieurs les ambassadeurs,
Monsieur le Conseiller spécial, représentant le secrétaire général de l’OIF,

Eminents membres du Comité international de l’UPF,
Monsieur le Président international et cher maître,
Monsieur le secrétaire général international,
Chers Présidents, pionniers de l’UPF,
Chères consoeurs et chers confrères,
Honorables invités,

Après les Assises de 1975 de l’Union internationale de la presse francophone, en Côte d’Ivoire, après celles de 1991 en terre ivoirienne, la section ivoirienne de l’UPF des années 2000 a-t-elle d’autre choix que d’accueillir à son tour les Assises de l’Union internationale de la presse francophone ?

Que non ! La section ivoirienne a plutôt mille et une raisons de recevoir, sourire aux lèvres et le cœur joyeux, les sœurs et frères venus de l’espace francophone mondial.

Première raison. Les aînés ont débroussaillé le champ, déblayé le terrain, semé des graines, tracé le chemin qui y mène. Hommage mérité, pensons-nous, depuis Jean-Médéric Kragbé à Paul Alfred Kadjo, en passant par Bim Yéti, Ibrahim Koné, Laurent Dona-Fologo, Auguste Miremont et bien d’autres aînés que l’histoire ivoirienne de l’UPF a gravés dans ses mémoires. Mille excuses de ne pouvoir se mettre à les citer toutes et tous.

Deuxième raison. Pourquoi ne pas rappeler la confiance accordée à votre serviteur, Alfred Dan Moussa, par le Comité international, en le portant à la vice-présidence internationale. Merci pour votre soutien de tous les jours, cher Président international, cher secrétaire général international, chers membres du Comité international, chers doyens Jean-Marie Vodoz, Edouard Ouédraogo, Daniel Favre, Joachim Paulin…

Troisième raison. Le ministre délégué à la Communication d’alors, Martine Coffi Studer, a traduit la volonté de l’Etat de Côte d’Ivoire, de son Président, Laurent Gbagbo, de son Premier ministre de l’époque, Charles Konan Banny, et du peuple ivoirien, d’abriter les 39èmes Assises de l’Union. C’était il y a un an, à la tribune des 38ème Assises de l’Union internationale de la presse francophone, à Bucarest, en Roumanie.

Quatrième raison. Le Président de la République, patron et président des 39èmes Assises, le Premier ministre, parrain des mêmes Assises, appuyés par les ministres de la Communication, de la Culture et de la francophonie, de l’Economie et des finances, des Affaires étrangère, ont montré et démontré qu’ils voulaient leurs Assises de l’UPF, leurs 39èmes Assises de l’Union internationale de la presse francophone.

Cinquième raison. Les autorités politiques ivoiriennes ont été suivies dans leur volonté d’accueillir ces Assises par certaines institutions sensibles à tout ce qui touche les médias francophones et à tout ce qui concerne l’image de la Côte d’Ivoire. Avec votre permission, pourquoi ne pas citer :

l’Organisation internationale de la francophonie, l’ambassade de France en Côte d’Ivoire, le Service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France, le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire, la Loyale d’Assurances, l’Agence ivoirienne de coopération francophone, l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique, le Ministre des Transports, les autorités de Grand Bassam, le District de Yamoussoukro, la mairie de Yamoussoukro, Télésat, Canal + Horizons, l’agence LN Communication, le groupe Fraternité Matin, le groupe RTI, la presse quotidienne ivoirienne

Merci pour votre implication dans l’organisation des 39èmes Assises de l’Union.

Initiative individuelle de journalistes, initiative collective des sections, initiative louable que celle de se rendre en Côte d’Ivoire, pays qui sort à peine de cinq ans de crise et qui continue de troubler l’esprit de nombreux citoyens, quand il s’agit d’embarquer pour Abidjan. Et voilà que la Côte d’Ivoire, son Président Laurent Gbagbo, son Premier ministre Guillaume Kigbafory Soro, son gouvernement et ses populations se retrouvent avec 200 journalistes francophones de plusieurs pays : Argentine, Angola, Azerbaïdjan, Algérie, Belgique, Bénin, Brésil, Bulgarie, Burkina, Burundi, Cameroun, Cap-Vert, Congo Brazzaville, Croatie, Egypte, France, Gabon, Ghana, Guinée, Guinée équatoriale, Italie, Jordanie, Mali, Maroc, Moldavie, République démocratique du Congo, Roumanie, Sénégal, Serbie, Suisse, Tchad, Togo, Tunisie, Vietnam, Côte d’Ivoire

Chers consoeurs, Chers confrères,

Vous ne pouvez qu’être les bienvenus en terre ivoirienne, vous qui avez pris le parti de croire en la réconciliation en Côte d’Ivoire et au processus de sortie de crise, vous qui considérez, par votre présence, que la paix peut passer par les médias francophones. Soyez les bienvenus !

- M. Hervé Bourges, soyez le bienvenu !
- M. Georges Gros, soyez le bienvenu !
- Membres du Comité international et membres des sections, présents aux 39ème Assises, soyez également et très sincèrement les bienvenus !
- M. Ousmane Paye, conseiller spécial du Secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie, représentant SEM Abdou Diouf, merci du fond du cœur d’être des nôtres, comme le Secrétaire général lui-même a été des 38ème Assises de l’UPF à Bucarest, en Roumanie.
- M. Malick Sarr, chargé de mission au Secrétaire général de l’OIF, vous êtes chez vous !
- M. Tidiane Dioh, responsable des programmes Médias à l’OIF, merci pour votre soutien !

A vous toutes et à vous tous qui avez un an de plus durant cette semaine des Assises, du 1er au 8 décembre 2007, joyeux anniversaire !

Monsieur le Président de la République,

Merci de nous avoir compris et d’avoir ouvert les portes de la Côte d’ivoire à nos consoeurs et à nos confrères. Merci de vous être soumis, sans discussion, au calendrier que nous vous avons proposé. Nous sommes heureux de vous avoir avec nous, heureux également d’être vos hôtes, dans quelques instants, au Palais présidentiel et, vendredi prochain, au gala de clôture que vous offrez aux participants des 39èmes Assises.

Merci de permettre que le Premier ministre, dont nous saluons la présence et l’engagement dans l’organisation de ces Assises, soit avec nous, demain à Bouaké et vendredi à Yamoussoukro, pour présider la cérémonie de clôture des 39ème Assises de l’Union, avant de se retrouver avec tous les participants, au dîner de gala du Président de la République organisé à leur intention.

Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier ministre,

Nous avons pensé que le processus de sortie de crise et de réconciliation ne doit laisser aucune composante de la communauté nationale et internationale sur le carreau, encore moins les journalistes. Non seulement ils sont heureux de pouvoir bénéficier des retombées de ce processus, non seulement ils sont heureux à l’idée de pouvoir aller et venir sur l’ensemble du territoire, faire leurs reportages et leurs enquêtes, mais ils considèrent que le bilan et les analyses des cinq ans de crise gagneraient à intégrer les médias, question d’aplanir toutes les difficultés, question de lever les équivoques et quiproquos éventuels, question de situer les responsabilités.

Nous avons pensé que la section ivoirienne et la presse nationale, soutenues par l’Union internationale de la presse francophone et son Comité international, ont des raisons de montrer qu’elles savent aussi s’impliquer dans un processus de sortie de crise, qu’elles savent contribuer au retour ou à la restauration de la paix en Côte d’Ivoire.

Excellence M. le Président de la République
Monsieur le Premier ministre
Excellences Mesdames et Messieurs les ambassadeurs
Monsieur le Conseiller spécial, représentant SEM Abdou Diouf
Mesdames et Messieurs les membres du Comité international

La section ivoirienne, son président, par ailleurs vice-président international, et ses membres vous remercient de leur faire confiance. Ils s’engagent à la mériter, au plan national, mais également au plan international.

Nous avons le souci d’appartenir à des organisations bien structurées, bien fortes au double plan moral que matériel, bien consensuelles, bien respectueuses de ses membres et de ses partenaires, à l’écoute très attentive des préoccupations tant internes qu’externes. C’est dans cet esprit que nous organisons, de concert avec le siège et le secrétaire général permanent, et sous l’égide du Comité international, ces 39èmes Assises qui ont commencé le 1er décembre et qui prendront fin samedi 8 décembre 2007. Nous espérons que les retombées seront indiscutables,

pour le pays d’accueil,
pour l’Organisation internationale de la francophonie,
pour l’Union internationale de la presse francophone,
pour les partenaires et appuis techniques divers.

Nous vous remercions.

Alfred DAN MOUSSA
président de la section ivoirienne de l'UPF
Abidjan, 3 décembre 2007