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Abidjan,
lundi 3 décembre 2007
Introduction par
Georges GROS
secrétaire
général international de l'UPF
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1950 c'est à l'initiative du Canadien
Dostaler O'Leary qu'est fondée l'Association des journalistes
de langue française.
A cette époque personne encore ne parlait
de "francophonie" car ce concept était inexistant.
C'est en 1971, lors de notre premier congrès
de Tunisie, que nous vîmes arriver deux Africains :
Pierre Fallet et Jean-Médéric Kragbé.
Pour nous qui nous trouvions dans une association
en état de survie, leur venue était symbolique
car elle nous permettait d'entrevoir notre développement
grâce à l'Afrique francophone.
En 1974, à notre rassemblement de Louisiane,
se joignent à nous Ben Soumahoro, Marcel Paraïso
et Jean Médéric Kragbé qui nous transmettent
l'invitation de Laurent Dona Fologo à nous retrouver
en Côte d'Ivoire en 1975.
Et c'est au cours de ce grand rassemblement
autour du Président Houphouet Boigny, que nous plantons
nos racines en terre ivoirienne. Paulin Joachim en était.
Il est présent parmi nous et peut en témoigner.
Nous étions de retour en 1991 grâce
à Auguste Miremont.
Et puis nous voulions avec Guy Moskit revenir
en 2002. Tout était prêt. Mais vous m'avez téléphoné,
Monsieur le Président, pour me demander de remettre
notre rencontre à plus tard.
Ce plus tard vient enfin de prendre fin.
Et durant cette longue attente nous n'avons
pas oublié nos promesses respectives et nous nous trouvons,
aujourd'hui, auprès de vous, auprès de toute
la Côte d'Ivoire à nouveau unie pour régénérer
les racines de notre Union confraternelle avec la sève
ivoirienne dont nous avons toujours eu besoin pour poursuivre
notre développement.
Nous voulons dire à tous ceux qui veulent
l'entendre que la Côte d'Ivoire existe toujours, qu'elle
a sa place, sa place entière dans le concert des nations
en rappelant ce propos de Raymond Aron " l'histoire des
peuples ne se déroule pas en ligne droite, sur une
surface plane : un peuple s'affirme en surmontant les épreuves
que lui réservent ses échecs ainsi que ses succès,
il progresse de crise en crise ".
De Cayenne à Hanoï, de Maurice à
Genève, de Kinshasa à Sofia, de Moncton à
Ouagadougou, notre transhumance confraternelle s'est poursuivie
à travers les frontières, illustrant partout
notre langue commune et notre attachement à la Francophonie,
en réunissant toutes celles et ceux qui veulent partager
notre culture professionnelle et sans jamais oublier notre
port d'attache la Côte d'Ivoire.
Merci Monsieur le Président de nous accueillir.
Vive la Côte d'Ivoire.
Vive la Nation ivoirienne.