LIBAN
- Emile
LAHOUD, Président
de la République libanaise.
Paris, le 30 novembre 2000.
FRANCE
- Jacques CHIRAC, Président de la République française.
Paris, le 27 novembre 2000
J'ai pris connaissance avec grand intérêt du programme
de l'UIJPLF, qui fête le cinquantième anniversaire de sa création
du 26 au 30 novembre à Paris.
J'aurais eu grand plaisir à rencontrer les membres de votre dynamique
organisation à cette occasion. Cela m'aurait permis non seulement
de vous remercier pour votre engagement en faveur de la Francophonie,
mais aussi de vous féliciter pour le choix d'un thème, l'information
économique au service du développement, que je considère particulièrement
pertinent à l'heure de la mondialisation.
Malheureusement les obligations qui m'incombent au titre de la
présidence de l'Union européenne ne me permettent pas de me joindre
à vous pour cet anniversaire.
Je vous remercie d'être mon interprète auprès de vos membres pour
leur dire toute mon estime et mon amitié.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de
mes sentiments les meilleurs. Bien cordialement.
BELGIQUE
- Hervé HASQUIN, ministre-président du gouvernement de
la Communauté française Wallonie-Bruxelles.
La Francophonie est, pour chacun de ses membres, un espace naturel
d'ouverture sur le monde. Une ouverture facilitée par l'utilisation
d'un instrument de communication commun : la langue française.
Cette institution regroupe cinquante Etats et gouvernements sur
les cinq continents. A la fois une, par la langue française et
multiple par les cultures de ses membres, la Francophonie synthétise
en elle-même la richesse et la diversité du monde. On trouve en
son sein l'ensemble des défis auxquels la planète devra répondre
au siècle prochain, comme le développement du Sud et plus particulièrement
celui de l'Afrique.
D'un point de vue particulier, l'importance de cet espace dans
le rayonnement international du Gouvernement que je préside s'illustre
par l'importance des montants que la Communauté française de Belgique
y engage. En effet, les sommes consacrées à la Francophonie sont
de loin les plus importantes en matière de coopération multilatérale
pour notre Communauté. Elle est en effet, malgré sa petite taille
et avec une contribution totale de quelque 8 millions d'euros,
le troisième contributeur de la Francophonie, après de grands
pays comme la France et le Canada. Au titre de ses allocations,
la Communauté Wallonie-Bruxelles finance notamment la presse du
Sud et le développement des inforoutes, pour ne citer que deux
domaines qui intéressent aussi votre action.
D'un point de vue plus général, le Sommet de la Francophonie qui
s'est tenu à Moncton a arrêté un ensemble de lignes directrices
et un plan d'action. Principalement centrés sur la jeunesse, ces
documents expriment également les grands axes d'intervention prioritaires
de la Francophonie. Ces axes d'action prioritaires issus du sommet
de Moncton sont au nombre de cinq :
1) Consolidation de la paix, de la démocratie et de l'Etat de
droit ;
2) Promotion de la diversité linguistique et culturelle ;
3) Education et formation ;
4) Coopération économique ;
5) Nouvelles technologies de l'information et de la communication.
Il ressort ainsi que, outre la coopération technique et
culturelle, la Francophonie s'inscrit dans un vaste projet politique,
comme la recherche de la paix et la stabilité dans certaines parties
de son espace, de pair avec le développement de l'Etat de droit.
En conséquence, à la lumière à la fois des actions techniques
spécifiques et des grandes orientations politiques, il apparaît
indéniablement que, tant du point de vue particulier de la Communauté
française de Belgique que de celui plus général de l'ensemble
de la famille francophone, votre rôle est aussi fondamental que
crucial dans le nouveau contexte international contemporain.
En conclusion, à l'occasion de cette date anniversaire, je ne
puis donc, au nom de mon Gouvernement, que formuler mes encouragements
les plus sincères, à la poursuite de votre action pleinement constitutive
de notre nouvelle réalité francophone.
COMORES
- Colonel Azali ASSOUMANI, Président de la République
fédérale islamique des Comores.
Moroni, le 28 novembre 2000
Monsieur le président, Honorable assistance,
A l'occasion du 50ème anniversaire de votre Organisation, c'est
un grand honneur et un réel plaisir pour moi de m'adresser au
monde de la presse que vous représentez.
Je suis convaincu que la presse, si elle fait bien son
travail en se conformant à ses droits, ses devoirs, son éthique
professionnelle, peut devenir un véritable instrument au service
du développement et de la lutte contre la pauvreté notamment dans
nos pays du Sud.
Pour ce qui est de mon pays, les Comores, je peux dire
que c'est l'un des pays où la presse indépendante s'épanouit en
toute liberté, à en croire la multiplicité des titres aussi bien
dans la presse écrite qu'audiovisuelle.
Je reste également convaincu que l'oeuvre de l'UIJPLF
est essentielle pour la formation de journalistes francophones
conscients des enjeux de l'information pour des sociétés libres
et démocratiques orientées vers le développement durable.
Je souhaite plein succès à vos travaux.
MAROC
- Abderrahmane YOUSSOUFI, Premier ministre du Royaume
du Maroc
Rabat, le 23 novembre 2000
Monsieur le Secrétaire général,
La célébration du 50e anniversaire de l'Union internationale des
journalistes et de la presse de langue française m'offre l'heureuse
occasion de vous adresser mes vives et chaleureuses félicitations.
Je voudrais saisir cette opportunité pour souligner l'importance
accordée par le Maroc au secteur de l'information qui constitue
l'un des plus importants outils de développement et de progrès.
Dans un monde vivant des transformations profondes, il nous appartient
d'offrir aux médias l'environnement nécessaire afin de leur permettre
de remplir pleinement leur rôle. A cet égard, notre pays s'est
engagé dans la voie de la modernisation du paysage de l'information
et de la communication pour l'adapter aux évolutions et changements
politiques, économiques, technologiques, sociaux culturels que
connaît le monde à l'aube du XXIe siècle.
Parallèlement, un intérêt particulier est accordé aux
ressources humaines et aux conditions d'exercice des professionnels
du secteur.
Cette réforme est fondée sur les principes fondamentaux
de la liberté, de l'ouverture, de la tolérance et de l'expression
du pluralisme favorisant la participation des citoyens et le large
débat démocratique.
C'est ainsi que le Maroc entend faire évoluer ses différents
médias pour les mettre au diapason de la société de l'information
et du savoir qui se met en place dans le monde d'aujourd'hui.
En vous souhaitant plein succès, je vous prie d'agréer,
Monsieur le secrétaire général, l'expression de mes sentiments
les plus cordiaux.
QUEBEC
- Louise BEAUDOUIN, ministre des relations internationales
du Québec, ministre responsable de la Francophonie, ministre responsable
de la Charte de la langue française.
Québec, le 23 novembre 2000
Je me joins avec plaisir à tous ceux et celles qui célèbrent ce
50e anniversaire de l'Union internationale des journalistes et
de la presse de langue française (UIJPLF).
Le métier de communicateur, l'un des plus beaux du monde, est
nécessaire pour le développement et l'épanouissement de toute
collectivité. A cet égard, les 32e assises, qui auront lieu sous
le thème "Le rôle de l'information économique et son
apport au développement" se révéleront certainement
fort intéressantes.
J'invite les membres de l'Union internationale des journalistes
et de la presse de langue française à poursuivre leur action en
faveur du respect des droits de la personne, aussi bien dans l'espace
francophone que dans le reste du monde.
Je souhaite que cet important rendez-vous soit des plus
enrichissants et des plus agréables.
CANADA
- Gilles DUGUAY, ministre, Affaires culturelles, ambassade
du Canada à Paris.
Le 23 novembre 2000
Chers amis,
A l'occasion de la célébration du cinquantième anniversaire de
l'Union internationale des journalistes et de la presse de langue
française, j'adresse mes meilleurs voeux à tous ceux et celles
qui, au cours des ans, ont façonné et soutenu cette association
internationale.
C'est un journaliste canadien, M. Dostaler O'Leary qui,
en 1950, a pris l'initiative de créer votre Union. Nous sommes
fiers qu'un Canadien ait été à l'origine de l'UIJPLF, comme ce
fut le cas d'ailleurs pour plusieurs autres associations qui oeuvrent
aujourd'hui dans le cadre de la grande famille francophone.
Alors que la Francophonie internationale s'est donnée pour mission
de promouvoir les valeurs de la démocratie et de l'Etat de droit
dans ses pays membres, le rôle de la presse francophone devient
d'autant plus fondamental, voire incontournable.
Je souhaite profiter de l'occasion pour faire part à tous
les journalistes de la presse écrite ou électronique francophone,
et aux autres, de mon plus grand respect, et j'ai une pensée spéciale
pour ceux et celles qui doivent souvent exercer leur métier dans
des conditions difficiles et dangereuses.
Je souhaite bon anniversaire à l'Union et à tous ses membres.
MONACO
- SAS le Prince de Monaco
Palais de Monaco, novembre 2000
Le rôle de la presse est essentiel dans nos sociétés. Au-delà
de sa mission première qui est d'informer, la presse aide à la
compréhension des événements et contribue à une meilleure connaissance
du monde où nous vivons.
La crédibilité de la presse repose sur sa fiabilité et son indépendance.
Le journaliste doit recueillir l'information à la source et la
vérifier, pour la présenter sans parti pris. Cette exigence demande
une conscience professionnelle sans faille, parfois du courage.
L'Union internationale des journalistes et de la presse de langue
française a un rôle important dans la défense de ces valeurs comme
dans la promotion de la langue française.
Le thème de ces 32èmes assises marque l'importance
de l'information économique et l'influence qu'elle peut avoir
sur le développement d'un pays ou d'une région. la Principauté
en a conscience en proposant d'accueillir "L'Observatoire
économique de la Francophonie" chargé de collecter, centraliser,
analyser et diffuser les informations économiques des pays francophones.
Je félicite l'Union internationale des journalistes et
de la presse de langue française pour l'action utile qu'elle mène
depuis 50 ans et l'encourage à poursuivre sa mission au service
de la coopération francophone.