Union de la Presse Francophone
 
La francophonie
Résolution finale
Interventions
Messages
Revue de presse
U.I.J.P.L.F. 1950-2000
Sites des 32è assises
Photos des assises
Retour manifestations
Retour pagé précédente
Menu pricipal
La francophonie
La gazette
Pressothèque
Agence d'info - U.P.F.
Langue Française


Suisse. Mort du journaliste Jean-Charles Abreu
PARIS, 11 mai (UPF) - Jean-Charles Obergfell-Abreu, ancien journaliste du quotidien de Lausanne "24 Heures", est mort dans la nuit du 8 au 9 mai, à l'âge de 74 ans d'un cancer du poumon.
Né le 12 novembre 1931 à Madrid, Jean-Charles Abreu a été notamment correspondant de "24 Heures" à Rome, chroniqueur à ce quotidien et responsable de son supplément "24 Hebdo". Membre de l'Association suisse des journalistes de langue française (ASJLF), il était un membre actif de l'Union internationale de la presse francophone (UPF) depuis 1974. Jean-Marie Vodoz, président international honoraire de l'UPF et ancien rédacteur en chef de 24 Heures a rendu hommage dans ce journal à l'ami et au "journaliste de coeur et de talent".

Jean-Charles Abreu (1931-2006)
membre du Comité de la section suisse de l'UPF
Journaliste à
24 Heures

Jean-Charles Abreu nous a quittés

Il était arrivé, voilà quelques mois, dans une réunion d'amis, s'excusant de son retard : " Je pourrais vous dire que je suis malade. Ce ne serait pas tout à fait exact. La réalité, c'est que je vais mourir." Atteint d'un cancer qui rongeait ses poumons - inguérissable - Jean-Charles Abreu restait admirablement lucide et courageux : "Qu'attendrais-je encore de la vie ? J'ai tout eu. Un beau métier, l'amour, les voyages. Je peux m'en aller." Ce qui, bien sûr, ne nous empêche pas aujourd'hui de le pleurer.

Il était une somme de culture espagnole, allemande et française. Correspondant de Rome de notre journal, puis, longtemps, responsable de notre ancien supplément du samedi 24 Hebdo, il y publia, on s'en souvient, une série d'articles intitulés Les Kreuziens, chronique amusée, toujours ironique, jamais cruelle, de l'actualité helvétique. Il animait également, aux éditions " 24 Heures ", le répertoire des bons restaurants : Le coup de fourchette.

Retiré dans sa maison de Ferney-Voltaire, il collabora par la suite à des publications vouées à l'informatique. Il faisait partie du comité de l'Association suisse des journalistes de langue française. Nos congrès internationaux, les voyages, auxquels il prenait part avec un rare mélange d'enthousiasme et de retenue (fasciné par les gens, amusé par les choses) nous avaient permis de découvrir un ami toujours prêt à sacrifier son propre confort, sans phrases, pour aider autrui.
Ce cœur, ce talent, cette modestie, nous ne les oublierons pas.

Jean-Marie Vodoz
24 Heures, mercredi 10 mai 2006