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33èmes Assises de la presse francophone
22 - 23 octobre 2001, Beyrouth, Liban


Union de la Presse Francophone

"Communication et culture face à la mondialisation"

Revue de presse

Agences : AFP, UPF
Bulletins : La Corrrespondance de la presse, Satellifax
The Post
(RDC, Kinshasa)
Communiqué OIF

Chrétiens Magazine (Paris), 144, décembre 2001
Où va la Francophonie ?, par Philippe CORTES


The Post
(Kinshasa), 9-143, 23 novembre 2001, K.P.

Beyrouth repousse sur des tonnes de béton et dans le grincement des poulies
Dans la vallée de la Bekaa, les forces syriennes se font très discrètes depuis le retour à la paix et la reprise d'une vie politique normale dans le pays du cèdre. La presque deux-centaine de journalistes francophones venus de trente-trois pays différents pour tenir les 33ème assises de leur union, ne se doutent quasiment de rien. L'UIJPLF, qui, à l'occasion, a réduit son sigle de trois lettres pour devenir UPF (Union internationale de la presse francophone) a bien tenu à respecter son rendez-vous de Beyrouth en dépit du report in extremis du Sommet des Chefs d'Etat dont son congrès est une des manifestations d'environnement. Précédées par un long prologue touristique qui a conduit les congressistes de Balbek à Tripoli en passant par Tyr et Saïda jusqu'à Bawabat Fatima, la porte de Fatima, à un jet de pierre de la colonie israélienne de Mttélé, les assises de la presse francophone auront permis d'offrir à la presse une image plus juste de ce petit méditerranéen. Dans cette partie du Liban, l'Etat n'a encore d'autorité véritable qu'à travers la milice islamiste de Hezbollah (armée de Dieu) qui dicte sa loi mais surtout résiste contre l'agresseur israélien. Quelques années après la longue guerre qui a duré vingt ans, Beyrouth est devenu un vaste chantier et tout le Liban avec. De partout surplombent des grues et autres élévateurs qui témoignent du grand labeur des années d'après-guerre. Beyrouth est une ville en pleine reconstruction, où les rues sentent chaque jour l'odeur du béton et laissent entendre le cri strident du croisement de laitons. C'est peu dire ainsi au regard du visage que présentait cette ville jadis divisée entre Beyrouth Est et Beyrouth Ouest et dévastée par les armes de tout genre. Mais c'est aussi par ailleurs galvauder les mots si on vient à dire que la RD-Congo est un pays en reconstruction comme m'est le Liban. Chaque maison ou presque porte l'impact de balles, signe qu'ici la folie meurtrière des hommes n'a pas fait dans la dentelle. Mais puisque la folie est le sel qui empêche la raison de pourrir, le nouveau Liban fait tôt de se remettre sur pieds.

Argent concret.
Pour reconstruire le centre ville de Beyrouth détruit par les années de guerre, l'Etat a confié la charge à une entreprise privée, Solidere. Capital net de l'entreprise : 1 milliard 650 millions de dollars. Et puis go, le centre ville s'est mis à repousser avec ses immeubles résidentiels et commerciaux qui n'ont rien à envier aux immeubles européens. Le village de la Francophonie avec sur le bord de la Méditerranée la salle qui accueillera la réunion des chefs d'Etat de la Francophonie sont aussi l'oeuvre de Solidere dont Rafik Hariri, le Premier ministre libanais, est par ailleurs le patron. Richissime homme d'affaires musulman qui a fait fortune dans les BTP en Arabie Saoudite, Hariri possède une résidence privée de rêve, Koraytem (du nom du quartier), dans la partie ouest de Beyrouth et plusieurs oeuvres de charité dont un lycée francophone sur les bords de la mer à Saïda, la deuxième ville du pays dont il est ressortissant. Son retour au Grand Sérail (siège du gouvernement libanais) est en grande partie justifié par son image de grand bâtisseur. Outre la donne qui veut que dans ce pays-là le pouvoir soit partagé entre un président maronite (chrétien), un premier ministre chiite (musulman)... En ce temps de terrorisme planétaire où les Américains donnent la chasse mortelle à un musulman, Oussama Ben Laden depuis les attentats du 11 septembre, le Liban paraît un peu traumatisé par ces événements qui viennent comme remettre en cause sa volonté de renouer avec la paix. Rafik Hariri, certes déçu par le report de la réunion de la francophonie du fait de la psychose terroriste qui s'est emparée du monde, tient à rappeler que Beyrouth n'est pas si proche du ben laden. ''Le Liban a été le premier à condamner les attentats du 11 septembre parce que le Liban a beaucoup souffert du terrorisme'', répète à l'envie Hariri. ''L'islam, ce n'est pas ça'', dit-il à l'adresse du milliardaire saoudien à qui il reproche vertement d'avoir ''mis plusieurs personnes sans abri et fait beaucoup de mal à l'islam et aux pays arabes''. Quoi qu'il en soit, à Beyrouth, personne ne pense que la Francophonie ait eu raison de reporter une réunion en laquelle le gouvernement et le pays entier se sont investis autant. La psychose terroriste n'a pas gagné le Liban. Plus tôt, à l'ouverture officielle des 33ème assises, le ministre de la Culture Ghassam Salame invitait les journalistes à ''revoir leur héroïsme à la baisse'', voulant dire par là qu'en venant à Beyrouth, ils n'encouraient aucun danger particulier.

K.P.

- Suit le texte des Recommandations finales du congrès de l'UPF à Beyrouth


UPF - La presse francophone a tenu ses Assises à Beyrouth
PARIS, 25 oct (UPF) - L'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF), qui devient l'Union internationale de la presse francophone (UPF), a tenu ses 33èmes Assises à Beyrouth du 18 au 24 octobre. Les journalistes ont été reçus par le président de la République libanaise Emil Lahoud et par le Premier ministre Rafic Hariri qui ont répondu à leurs questions. Trois journées ont été consacrées à la visite du pays, depuis les sites historiques et archéologiques (Baalbek, Byblos, Saïda, Tyr, Tripoli), jusqu'à la frontière de la zone Sud occupée par l'armée israélienne et défendue par la mlilice du Hezbollah.

Plus d'une centaine de journalistes francophones venus de 33 pays, d'Europe, d'Afrique et du Proche-Orient, s'étaient réunis sur le thème "Culture et communication face à la mondialisation". Ils ont renouvelé l'appel lancé aux chefs d'Etat par l'UIJPLF depuis 1999 contre l'emprisonnement de tous les journalistes poursuivis pour des faits de presse. Les journalistes francophones ont réaffirmé la nécessité et l'urgence de formation aux métiers de l'information et d'accès aux nouvelles technologies de communication dans les pays du Sud, pour échapper au "mur numérique" et à l'accroissement des inégalités dans le contexte de la mondialisation. Ils ont souligné l'actualité des valeurs développées par la Francophonie pour la sauvegarde des diversités culturelles, idendititaires et linguistiques face à la mondialisation.

Satellifax - Assises de la presse francophone. Les recommandations finales
Paris, 25 octobre - Les participants aux 33èmes Assises de la presse francophone réunies à Beyrouth les 22 et 23 octobre autour du thème Communication et culture face à la mondialisation annoncent dans un communiqué « avoir adopté une série de résolutions afin de promouvoir et de défendre la liberté de la presse dans l'ensemble du monde francophone et d'appuyer le combat de tous les pays francophones, en particulier au Sud, pour la diversité des sources d'informations et le pluralisme des expressions culturelles et médiatiques.»

S'agissant des médias audiovisuels, les participants soulignent que « le processus de mondialisation des communications en cours place toutes les télévisions du monde face à un certain nombre de défis nouveaux.» Selon eux, « l'adoption de formats nouveaux ou de normes uniques peut se traduire par une réduction de la diversité des productions, et la domination des oeuvres anglo-saxonnes sur les marchés de programmes, conduit à une uniformisation des médias audiovisuels mondiaux.»

En matière d'information, « la circulation des images des grands médias internationaux se traduit égalernent par une forme de pensée unique » à l'échelle de la planète. Face à cette évolution, les participants soulignent avoir « appelé à une action volontariste pour le développement des marchés audiovisuels francophones, notamment au Sud ». Ils précisent « appeler les chefs d'Etat francophones à prendre des dispositions en matière de production audiovisuelle pour favoriser les créations nationales et francophones et pour inciter au renforcement des fonctions d'information sur les médias francophones au Nord comme au Sud afin que (ceux-ci) puissent contribuer à une véritable diversité dans la couverture de l'actualité mondiale ».

A noter que l'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF) a adopté à Beyrouth une nouvelle dénomination : l'Union internationale de la presse francophone (UPF).

La Correspondance de la presse
n° 13271, 24 octobre - "Nous sommes en train de vivre une rupture dans l'ordre de l'information mondiale" déclare M. Hervé BOURGES, président de l'UIJPLF, lors de la session de clôture des 33èmes Assises de la presse francophone à Beyrouth.
"Nous sommes en train de vivre une rupture dans l'ordre de l'information mondiale" a déclaré hier M. Hervé BOURGES, président de l'Union internationale des Journalistes et de la Presse de Langue française (UIJPLF), lors de la session de clôture des 33èmes Assises de la presse francophone consacrées au thème "Communication et culture face à la mondialisation". Réfléchissant aux effets de la mondialisation de la communication sur les entreprises de presse, les participants ont adopté une série de résolutions afin de "Promouvoir et défendre la liberté de la presse dans l'ensemble du monde francophone, et d'appuyer le combat de tous les pays francophones, en particulier au Sud, pour la diversité des sources d'informations et le pluralisme des expressions culturelles et médiatiques". Et M. BOURGES de constater : "la mondialisation n'est pas une hypothèse d'école, c'est, à travers les diverses définitions que l'on peut en donner, la réalité que nous allons affronter ensemble".

Dénonçant tous les cas de détentions arbitraires ou de violences perpétrées à l'encontre des confrères, partout dans le monde, notamment M. Michel PEYRARD actuellement détenu en Afghanistan, les participants ont appelé les chefs d'Etat de la francophonie à "mettre tout en oeuvre pour favoriser l'adoption dans tous les pays francophones de dispositions légales excluant les peines de privation de liberté et d'emprisonnement pour les infractions de presse", réitérant ainsi l'appel lancé par M. BOURGES, le 3 mai dernier, journée consacrée à la liberté de la presse pour "une amnistie générale de l'ensemble des condamnés pour délits de presse". Et le président de l'UIJPLF de déclarer: "un journaliste n'est pas un espion, c'est I'oeil de l'opinion publique".
Dans une situation de conflit, "l'information est un enjeu majeur" a rappelé M. BOURGES tout en constatant que "la préservation de la diversité et de la liberté de l'information est aussi un moyen de juguler, de resserrer le conflit". Et de poursuivre : "dans les mois et les années qui viennent, les journalistes seront au coeur des affrontements, parce qu'ils seront plus que jamais les cibles des discours et des combats". Cibles au sens sémantique du terme, car "les affrontements des deux camps se feront par le truchement de médias qui tous deviennent des médias mondiaux parce qu'ils peuvent être potentiellement repris par les réseaux du monde entier". Et cibles au sens terroriste et militaire du terme parce que "la liberté de l'information est toujours le premier ennemi de ceux qui ne souhaitent pas voir triompher la démocratie, la tolérance, l'ouverture".

Vers la création d'un fonds mondial pour le développement de la communication ?
Aussi, face à l'évolution des médias, il paraît nécessaire, selon le président de l'UIJPLF, de "renforcer avec volontarisme les médias écrits et audiovisuels dans tous les pays du monde, et en particulier, dans ceux où ils ont le plus de mal à émerger, afin que l'opinion publique mondiale puisse être plurielle et démocratique et non manipulée, instrumentalisée par quelques médias dominants". C'est pourquoi, l'idée a été émise de créer un "fonds mondial pour le développemen de la communication". Et M. BOURGES de préciser que l'idée en soi n'est pas totalement nouvelle puisque "le résultat des débats autour du "Nouvel ordre mondial de l'information et de la communication fut la création au sein de l'Unesco, du Programme international pour le développement de la communication" (PIDC). Sachant que le PIDC, largement "dévolu" à des projets de presse écrite, ne dispose pas de "moyens suffisants". Pour l'Union, le "défi" est aujourd'hui de toucher "tous les médias" ce qui nécessite "le déblocage d'aides beaucoup plus conséquentes". "Nous devons porter cette revendication, au nom de la francophonie, sur le bureau des chefs d'Etat de la planète et en particulier de l'Organisation des Nations-Unies", a proposé M. BOURGES.

Développernent des marchés audiovisuels francophones
Le processus de mondialisation des communications en cours place "toutes les télévisions du monde face à un certain nombre de défis nouveaux", ont rappelé les participants. Selon eux, "l'adoption de formats ou de normes uniques peut se traduire par une réduction de la diversité des productions". Egalement, "la dénomination des oeuvres anglo-saxonnes sur les marchés de programmes conduit à une uniformisation des médias audiovisuels mondiaux". En matière d'information, ces derniers ont estimé que "la circulation des images des grands médias internationaux se traduit également par une forme de "pensée unique" à l'échelle de la planète". En faveur d'une "action volontariste pour le développement des marchés audiovisuels francophones", notamment au Sud, les participants ont appelé les chefs d'Etat francophones à "prendre des dispositions en matière de production audiovisuelle pour favoriser les créations nationales et francophones, et pour inciter au renforcement des fonctions d'information sur les médias francophones" afin qu'ils puissent "contribuer à une véritable diversité dans la couverture de l'actualité mondiale".

Consolider la presse écrite
En outre, les participants ont insisté sur les moyens à mettre en oeuvre pour "renforcer la presse écrite" (formation, aides directes, taxes à la vente, prix du papier). Soulignant l'importance de la formation au journalisme et de la coopération internationale francophone dans ce domaine, ces derniers ont décidé de faire de cette question le thème des prochains Etats-Généraux qui seront organisés à Libreville au Gabon en février 2002. Ces derniers ont réaffirmé également leur confiance dans l'écrit, comme "outil principal de l'expression des journalistes", qu'il s'agisse de presse papier et de sites lnternet. En effet, selon eux, les nouvelles technologies entraînent "l'apparition de nouveaux médias, de nouvelles pratiques professionnelles et de nouvelles méthodes de travail". Et de poursuivre : "sur Internet, l'immédiateté de la publication ne doit pas se faire au détriment du travail proprement journalistique". Ils se sont adressés aux Etats francophones pour permettre plus de facilité dans "les connexions et les accès au réseau pour les journalistes, afin qu'ils puissent couvrir l'information dans de meilleures conditions".

La francophonie : un outil pour la tolérance et la diversité culturelle
Affirmant que la diversité culturelle est "l'outil essentiel d'une bonne pratique de la tolérance entre les peuples", les participants ont à ce titre exprimé leur inquiétude face "à ce qui est ressenti par les journalistes comme un certain recul de la francophonie en matière de communication". Ils ont par ailleurs souhaité que lors des prochaines négociations de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), "les produits culturels et donc ceux issus du secteur de l'information et de la communication conservent leur statut actuel", ajoutant que "ces produits ne peuvent pas être une marchandise comme une autre".

L'UIIPLF devient l'Union internationale de Presse Francophone
L'UIJPLF a adopté hier sa nouvelle dénomination devenant ainsi l'Union internationale de Presse Francophone. Ce changement de nom a été décidé dans le but d'apporter un "nouvel élan à l'Union", a précisé l'UIJPLF. "Qu'il corresponde à un véritable acte de relance de l'association", a lancé M. BOURGES, ajoutant que l'union "a un véritable rôle à jouer pour témoigner, dans chacun de nos pays, et à un niveau international, de la nécessité de la liberté de la presse et de l'importance de renforcer les moyens de l'éducation et de la communication francophones". Et le président de l'Union internationale de la Presse Francophone de conclure : "je crois que nous devons désormais travailler à une remobilisation des journalistes francophones, autour de notre association, qui peut en être l'expression et le ferment".

La Correspondance de la presse
n° 13270, 23 octobre - M. Hervé BOURGES, président de l'UIJPLF, appelle les journalistes francophones à "mesurer à quel point ils sont au coeur des batailles qui se jouent, à la fois réelles et symboliques"
A l'occasion des Assises de la presse francophone, organisées par l'Union internationale des journalistes et de la Presse de Langue française (UIJPLF), qui se sont ouvertes hier à Beyrouth dans un contexte international nouveau créé par les attentats du 11 septembre dernier aux Etats-Unis (cf. "CP" du 9 octobre), M. Hervé BOURGES, président de l'UIJPLF, a appelé les journalistes francophones à "mesurer à quel point ils sont au coeur des batailles qui se jouent, à la fois réelles et symboliques". Dans cet affrontement d'un nouveau type, les médias d'information sont "les ressorts et les enjeux du conflit", a-t-il estimé. Et M. BOURGES d'expliquer : "le ressort parce que la lutte terroriste est d'abord et avant tout une manipulation des opinions publiques par la peur" et "l'enjeu parce qu'une certaine vision du monde, moderne, ouverte, tolérante et libérale, qui est fondamentalement ce que promeuvent les nouveaux réseaux audiovisuels, fait l'objet d'un rejet radical de la part des activistes fondamentalistes". Face à cette guerre "à dimension psychologique et symbolique", le président de l'UIJPLF n'a pas hésité à rappeler aux journalistes de "se garder de fournir des interprétations trop faciles" avant d'ajouter : "nous sommes en face de vérités complexes et la circulation universelle des images et des médias nous oblige à rendre compte de cette complexité, en même temps qu'elle nous permet de le faire".

"Respect de la diversité des opinions, des sensibilités, et du pluralisme médiatique" Force est de constater, selon l'UIJPLF, que dans ce conflit de type nouveau, les valeurs fondamentales du journalisme doivent être réaffirmées et protégées au sein du monde francophone telles que "le respect de la diversité des opinions, des sensibilités, et du pluralisme médiatique". Et M. BOURGES de rendre compte que "la guerre et le terrorisme sont les deux domaines où la raison d'Etat s'oppose le plus fortement à la pure et simple liberté du journalisme.(...) Le journalisme n'est pas seulement l'enjeu du conflit parce qu'il peut être instrumentalisé mais aussi parce que les affrontements en cause visent justement une société, la société de l'information, qui a pour principes fondateurs la liberté d'expression et de communication". Et "il est d'autant plus nécessaire de s'y tenir et de la protéger", a-t-il poursuivi.
Rappelant les combats nombreux livrés pour défendre la "vitalité" des médias francophones et les nouvelles ouvertures que donne aujourd'hui à l'information la plus grande circulation des images, le président de l'UIJPLF a également averti que si "le fossé entre les info-pauvres et les info-riches n'était pas comblé, la société de l'information ne réalisera pas ses promesses". Et ce dernier de constater: "la richesse de la francophonie tient dans sa confiance en cette diversité interne qui fait sa force". En conclusion, M. BOURGES a rappelé sa "confiance dans la conception collective que nous nous faisons de l'espace francophone pour promouvoir les valeurs fondamentales du journalisme dans une humanité désorientée et déconcertée".

M. Boutros BOUTROS-GHALI, secrétaire général de la Francophonie (...) a insisté (dans un message) sur les valeurs fondamentales de "liberté, tolérance, communication" dont sont, selon lui, "porteurs" les journalistes, en y voyant avant tout les ferments du "rapprochement entre les peuples". Et de lancer par là même un appel pour la libération de M. Michel PEYRARD et de ses confrères "injustement détenus". Par ailleurs, M. Roger DEHAYBE, administrateur général de l'Agence intergouvernementale de la Francophonie, a mis un accent particulier "sur la voie originale et utile" que peuvent dessiner les médias francophones à la "mondialisation" : "pluralisme dans le traitement de l'information, valorisation et renforcement des spécificités culturelles et linguistiques, diversité culturelle et expression de toutes les identités". En outre, dans son discours le ministre de la Culture du Liban, M. Ghassan SALAME, qui a exprimé sa vision du rôle des médias, a noté : "à un moment où la violence après avoir frappé la ville du monde la plus riche, se tourne vers le plus pauvre des pays, à un moment où on ne parle que du choc inévitable des civilisations, où un premier ministre européen parle de la supériorité d'une civilisation sur les autres, où venue d'une caverne d'Afghanistan une voix pourfend ceux qui ne partagent pas une foi particulière ou n'ont guère de religion, il n'était pas, il n'est pas uniquement prémonitoire d'appeler à un dialogue des cultures, comme vous le faites ici, comme le président Chirac vient de le faire à l'Unesco, mais aussi proprement salutaire".

AFP - L'UPF appelle à la liberté de la presse dans le monde francophone
BEYROUTH, 23 oct (AFP) - L'Union internationale de la presse francophone (UPF) a appelé, mardi à Beyrouth, à "promouvoir et défendre" la liberté de la presse et le pluralisme des médias dans l'ensemble du monde francophone.
L'UPF est la nouvelle dénonimation adoptée par l'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF), pour "apporter un nouvel élan", au terme de deux jours de travaux de ses 33èmes Assises sur le thème "communication et culture face à la mondialisation".
La centaine de participants ont notamment "appelé les chefs d'Etat de la francophonie à mettre tout en oeuvre pour favoriser l'adoption dans tous les pays francophones de dispositions légales excluant les peines de privation de liberté et d'emprisonnement pour les infractions de presse".
Ils ont aussi "appelé solennellement à la libération de tous les journalistes emprisonnés ou empêchés d'exercer leur métier, notamment Michel Peyrard, détenu en Afghanistan, et Lucien Messan, membre de la section locale de l'UPF, détenu au Togo".
Devant ce qu'ils estiment être "une forme de +pensée unique+ à l'échelle de la planète", à cause de la "domination des oeuvres anglo-saxonnes sur le marché des programmes", les participants ont préconisé "une action volontariste pour le développement des marchés audiovisuels francophones, notamment au sud".
Le directeur de l'UPF, Hervé Bourges, a clos les débats, qui ont porté notamment sur la "tolérance et la diversité culturelle", en affirmant que "le français ne pouvait plus être vu comme une langue néocoloniale".
Il a donné rendez-vous aux membres de l'UPF à Libreville (Gabon) où doivent se tenir en février 2002 les Etats généraux sur la formation de la presse francophone.
Les 34èmes Assises se tiendront à Genève les 8 et 14 septembre.

UPF - L'UIJPLF devient l'UPF
BEYROUTH, 23 oct (UPF) - L'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF) a adopté à Beyrouth une nouvelle dénomination, et est devenue l'Union internationale de la presse francophone, avec pour sigle UPF, a proclamé le président international de l'Union, Hervé Bourges, lors de la séance de clôture des 33èmes Assises de l'organisation francophone des professionnels de la presse. M. Bourges a expliqué "que ce changement de nom ne se borne pas à un jeu d'étiquettes et de logos" mais devra correspondre "à un véritable acte de relance" de l'association. L'UPF "a son rôle à jouer pour témoigner, dans chacun de nos pays, et à un niveau international, de la nécessité de la liberté de la presse et de l'importance de renforcer les moyens d'éducation et de communication francophones" a ajouté le président élu en novembre 2000 lors des précédentes assises de l'UIJPLF à Paris. "Vous êtes tous appelés à relancer localement les sections nationales, et nous allons le faire nous-mêmes pour la section française, qui n'est pas assez nombreuse" a-t-il affirmé en conclusion. Des nouvelles sections de l'UIJPLF ont été créées ces deux dernières années en République tchèque, en Palestine et en Géorgie. D'autres sont en formation pour rejoindre l'UPF en Arménie et en Irak. L'activité du réseau international de la presse francophone lancé en 1951 concerne de plus en plus de journalistes dans des pays qui n'appartiennent pas à la Francophonie «institutionnelle ».

Satellifax - Assises de la presse francophone. Les médias audiovisuels face à la mondialisation
Paris, 22 octobre - Plus d'une centaine de journalistes de 30 pays participent à Beyrouth aux 33èmes Assises de la presse francophone du l8 au 24 octobre sur le thème Communication et culture face à la mondialisation. L'Union internationale des journalistes et de la presse de langue frangaise (UIJPLF) réunit ainsi chaque année des assises internationales et attribue le Prix de la libre expression. La tenue des 33èmes Assises avait été maintenue au Liban malgré le report en 2002 du Sommet international de la Francophonie et l'annulation de nombreuses réunions institutionnelles internationales après les événements du 11 septembre aux Etats-Unis. Les 150 participants venus d'Europe et d'Afrique développeront leurs travaux aujourd'hui et demain dans quatre ateliers: Les médias audiovisuels face à la mondialisation; Consolider la presse écrite des pays en voie de développement; La presse écrite face au défi des médias mondiaux; La Francophonie, une arme pour la tolérance et la diversité culturelle.

AFP - Ouverture au Liban des 33ème assises de la presse francophone
BEYROUTH, 22 oct (AFP) - Les 33èmes assises de la presse francophone organisés par l'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF) se sont ouvertes lundi à Beyrouth.
La séance d'ouverture a eu lieu en présence de l'administrateur général de l'Agence intergouvernementale de la Francophonie Roger Dehaye, le directeur de l'UIJPLF Hervé Bourges, et du ministre libanais de la Culture Ghassan Salamé.
Le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Boutros Boutros-Ghali, a adressé un message aux participants, dans lequel il leur a demandé de se mobiliser pour obtenir la libération du journaliste de Paris-Match Michel Peyrard et de ses confrères, emprisonnés et accusés d'espionnage par la milice fondamentaliste sunnite des taliban, au pouvoir à Kaboul.
Ces assises doivent se poursuivre jusqu'à mardi soir.

OIF - Communiqué. Pour la Libération de Michel Peyrard
Beyrouth, 22 octobre - Dans un message qu'il a transmis à l'occasion des 33e Assises de la Presse francophone organisées par l'Union Internationale des Journalistes et de la Presse de Langue Française à Beyrouth du 18 au 24 octobre, le Secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) appelle à une mobilisation pour la libération de Michel Peyrard, journaliste de Paris-Match, et de ses confrères injustement retenus en Afghanistan.

UPF - La presse francophone se réunit à Beyrouth
BEYROUTH, 22 oct (UPF) - « Vous prenez bien moins de risques en vous réunissant à Beyrouth qu'en marchant dans certaines capitales » a lancé aux journalistes le ministre de la Culture du Liban Ghassan Salamé dans son discours d'ouverture des 33es Assises de la presse francophone ce matin, à Beyrouth. La réunion annuelle de l'Union internationale des journalistes et de la presse de langue ftançaise (UUPLF), avait été maintenue au Liban, du 18 au 24 octobre, malgré le report en 2002, du Sommet de la francophonie initialement prévu à Beyrouth du 26 au 28 octobre sur le thème du « dialogue des cultures ». Le ministre libanais a souligné l'importance du maintien de la tenue à Beyrouth des Assises de la presse « à un moment où la violence, après avoir frappé la ville du monde la plus riche, se tourne vers le plus pauvre des pays. A un moment où on ne parle plus que du choc inévitable des civilisations, où un Premier ministre européen parle de la supériorité d'une civilisation sur les autres, où certains du fin fond des caves de l'Afghanistan vouent aux gémonies les autres cultures parce qu'elles appartiennent à une autre religion ».

Devant 150 journalistes d'une trentaine de pays, l'ambassadeur Claude Boucher a lu un message du secrétaire général de l'Organisation internationale de la ftancophonie (OIF). M. Boutros Boutros-Ghali a appelé les journalistes « à une mobilisation pour la libération de Michel Peyrard, journaliste de Paris Match, et de ses confrères injustement retenus en Afghanistan ». Dans son message, le secrétaire général de l'OIF a ensuite invité la presse à mener un double combat à la fois «politique au nom de la démocratie» et «économique au nom de l'égalité».

Le président palestinien Yasser Arafat a adressé un message aux journalistes francophones, invitant à tenir leurs prochaines assises « en Palestine et plus particulièrement à Jerusalem » dans un texte lu à la tribune par Hassan Balawi, responsable des programmes en français de la télévision palestinienne et membre de la section de l'UIJPLF à Gaza.

L'administrateur général de l'Agence intergouvernementale de la francophonie (AIF), Roger Dehaybe, a appelé les médias francophones à résister « à l'uniformisation du traitement journalistique des faits d'actualité ». Evoquant une manière francophone d'informer, M. Dehaybe a souligné « l'importance pour le journaliste de ne pas laisser la place à la force des images, du direct, qui annihile l'analyse, la mise en perspective » d'une part, et a rappelé l'action politique de la Francophonie dans « la nécessité démontrée, pour résoudre les crises que traverse le monde contemporain, de s'ouvrir au dialogue des cultures » d'autre part.

En conclusion, le président international de l'UIJPLF Hervé Bourges a introduit les deux journées de réflexions et de débats « pour faire progresser notre profession, en même temps que la conception collective que nous pouvons nous faire de l'espace francophone, dans un monde bouleversé, au sein d'une humanité désorientée »

Les journalistes francophones libanais et leurs confrères venus d'Afrique et d'Europe, ont été rejoint cette année par une forte délégation d'Irak. Ils poursuivent leurs travaux sur le thème « Communication et culture face à la mondialisation », lundi 22 et mardi 23 octobre. Les plus nombreuses délégations de l'UIJPLF viennent cette année d'Algérie, du Congo et de RDC, de France et de Suisse.

UPF - Ouverture des 33es Assises de la presse francophone
BEYROUTH, 19 oct (UPF) - Plus d'une centaine de joumalistes de 30 pays sont arrivés à Beyrouth pour participer aux 33èmes Assises de la presse francophone, du 18 au 24 octobre, sur le thème « Communication et culture face à la mondialisation ». L'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF) réunit chaque année des assises internationales et attribue le « Prix de la libre expression ». La tenue des 33èmes Assises de la presse francophone avait été maintenue au Liban, malgré le report en 2002 du Sommet de la francophonie et l'annulation de nombreuses réunions institutionnelles internationales après les évènements du 11 septembre aux Etats-Unis.

Les 150 participants, professionnels de la presse, venus d'Europe et d'Afrique, commenceront officiellement leurs travaux lundi 22 et mardi 23 octobre dans quatre ateliers : «Les médias audiovisuels face à la mondialisation», «Consolider la presse écrite des pays en voie de développement», «La presse écrite face au défi des médias mondiaux» et «La francophonie, une arme pour la tolérance et la diversité culturelle».

La Correspondance de la presse
n° 13260, 9 octobre - Les 33èmes Assises de la presse francophone, prévues à Beyrouth du 18 au 24 octobre prochains, sont maintenues
La CP reprend le communiqué AFP ci-dessous

AFP - Les 33èmes Assises de la presse francophone maintenues à Beyrouth
PARIS, 8 oct (AFP) - Les 33èmes Assises de la presse francophone, organisées par l'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF), prévues à Beyrouth du 18 au 24 octobre, sont maintenues, a annoncé lundi à Paris l'UIJPLF.
Lundi matin, le secrétaire général de la francophonie, Boutros Boutros-Ghali, indiquait que le sommet de la Francophonie, prévu initialement fin octobre à Beyrouth, était reporté à l'automne 2002 dans la capitale libanaise, en raison du contexte international.
"Nous maintenons nos Assises. Quelque 150 participants venus d'une trentaine de pays ont confirmé leur venue", a précisé l'UIJPLF (...).

UPF - Assises de l'UIJPLF à Beyrouth du 18 au 24 octobre
PARIS, 1er oct (UPF) - L'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF) maintient la tenue des 33e Assises de la presse francophone du 18 au 24 octobre au Liban, malgré le report probable en 2002, du 9e sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui devait se dérouler du 26 au 28 octobre à Beyrouth, a précisé le secrétariat international de l'UIJPLF..