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Lille, vendredi 5 décembre 2003
Assemblée générale de l'ESJ

Rapport moral du président

M. Hervé Bourges
Président du conseil d'administration
de l'Ecole supérieure de journalisme de Lille

Au cours de l'assemblée générale annuelle de l'ESJ qui s'est tenue à Lille, et qui a approuvé à l'unanimité les comptes -en équilibre- de l'association gestionnaire de l'Ecole, le président Bourges s'est exprimé sur les évènements récents intervenus dans la formation au journalisme et sur leurs conséquences.

LE PREMIER D'ENTRE EUX s'est déclaré le 12 mai, avec l'annonce de la cessation de paiement du CFPJ. Un second dépôt de bilan en quatre ans, à des profondeurs financières vertigineuses dépassant plus de dix millions d'euros, est venu bouleverser le paysage des écoles professionnelles associatives. Au 17 juillet, le tribunal de commerce attribuait le CFPJ à une société commerciale étrangère à la profession, EFE (Edition Formation Entreprise).

Pas plus que quatre ans auparavant, lors du premier dépôt de bilan, les conditions n'ont été réunies pour que nous puissions peser utilement dans ce dossier et reconstruire à l'occasion de cette crise un dispositif pluraliste et consolidé de formation professionnelle. On ne peut que le regretter.

Soyons clairs : on ne sera jamais assez dur avec les errements des dirigeants successifs du Cfpj, prisonniers d'un orgueil et d'un complexe de supériorité tels qu'ils n'ont jamais admis d'être mortels. Les conséquences de leurs irresponsabilités successives sont lourdes, y compris pour nous à l'Esj : le Cfpj a tué le paritarisme et donc l'implication professionnelle dans la gestion des centres associatifs ; il a détruit la confiance des banquiers, des organismes professionnels qui accompagnaient traditionnellement nos écoles dans leurs investissements ; il a banalisé la perception des centres de formation et contribué à leur émiettement; il a décrédibilisé la capacité des centres à innover et à se gérer ; il a paralysé la coopération entre les écoles de même statut ; il a vampirisé certaines ressources de concours financiers ou de taxe d'apprentissage. L'addition est lourde, très lourde, et nous en avons malgré nous payé une partie.

Que reste-t-il aujourd'hui du Cfpj ? Quelle est l'attitude juste à observer envers un organisme qui, qu'on le veuille ou non, a changé de nature ? Ses dirigeants eux-mêmes peinent à retrouver, à re-prouver, une légitimité professionnelle qu'ils n'ont jamais eue. Ils peinent à expliquer que la maison mère est une société commerciale, même si l'école garde un statut (un trompe-l'œil ?) associatif. La pertinence des projets anciens de Fédération des trois écoles privées (Ipj, Cfj et Esj) est à redémontrer. C'est sur ses actes et sa politique que nous pourrons juger le Cfpj futur. Nous le considérons en période d'observation.


D'ici là, notre ligne de conduite à l'égard du Cfpj est pragmatique.
C'est ainsi qu'à notre initiative, les directeurs de nos trois écoles se retrouveront la semaine prochaine à Paris pour reprendre les coordinations interrompues sur les concours d'entrée, et initier le déplacement de notre oral de sélection en juillet afin que les étudiants sachent deux mois plus tôt où ils effectueront leur rentrée d'octobre.


LE SECOND EVENEMENT, qui n'est pas tout à fait étranger au premier, est l'annonce par l'Institut d'études politiques de Paris, le 14 octobre dernier, de la création d'une nouvelle filière de formation au journalisme, modestement qualifiée de filière d'excellence nationale et internationale.

C'est bien entendu sur les décombres du Cfj, partenaire déjugé et abandonné, que Sciences Po construit son projet. Monument d'élitisme revendiqué et de parisianisme inavoué, celui-ci fait l'objet d'un battage médiatique avant même que d'exister, et d'avoir prouvé sa nécessité. Si les critiques les plus dures proférées à l'égard du journalisme dans ces derniers mois portaient sur le formatage et l'élitisme de la profession, on a du mal à ne pas sourire en voyant l'IEP de Paris assumer la correction de ces défauts. Si l'expérience professionnelle du Cfj ne s'avérait plus à la hauteur des exigences du partenaire Sciences Po, on voit mal comment il prouverait mieux seul cette légitimité-là.

Les cinq caractéristiques avancées par la rue Saint-Guillaume pour justifier l'originalité de son projet nous sont bien connues :

- des enseignements fondamentaux et pluridisciplinaires : depuis toujours l'Esj maintient évidemment ces deux exigences de culture générale et de savoir-faire technique : elle recrute même à Sciences Po !
- une préparation au management : voilà plus de dix ans que nous gérons le cycle diplômant JCDM (Journalisme cadre dirigeant des médias), et nous diplômons aujourd'hui même, à Shangaï, les premiers journalistes gestionnaires formés là-bas par nous en coopération avec l'IAE et l'Université chinoise
- des enseignements irrigués par la recherche : si la recherche fondamentale n'est en effet pas notre métier, nous restons la seule école à publier une revue de recherche, à initier sans cesse des réflexions " métisses " entre chercheurs et praticiens, des tables rondes et des débats
- une perspective internationale : il faudra des décennies à Sciences po pour atteindre le nombre d'anciens étrangers de l'Esj, pour intervenir dans autant de pays, pour avoir autant de conventions avec autant d'Ecoles dans le monde…
- un recrutement diversifié : on voit mal comment il le serait plus boulevard Saint-Germain que rue Gauthier-de-Châtillon : les diverses filières de l'Ecole, la nature de son concours d'entrée, apportent sur ce point, depuis longtemps, des garanties au moins aussi sérieuses

Nous avons fait part de ces observations et réflexions à Madame Cotta, chargée d'instruire le dossier, par une lettre du directeur, en accord avec moi, et par une conversation personnelle qui appellera d'autres rencontres.

Ceci posé, l'initiative est libre, et l'émulation utile. Nous ne sommes donc pas soudainement effrayés, et notre attitude là encore est pragmatique : elle prend en compte l'intérêt des étudiants et de la profession. Nous avions donc anticipé ces évolutions, en élaborant avec l'IEP de Bordeaux un accord-cadre de coopération qui tienne compte de deux règles fixées par votre conseil : l'égalité de tous devant le concours, et la nécessité d'une reconnaissance du diplôme attribué, à la fois par l'Etat, et par la profession.

On comprendrait mal d'ailleurs, contrairement à la prétention affichée, que sur la seule magie de son nom, l'Institut d'Etudes Politiques de Paris soit dispensé, comme il ose le demander, d'observer les règles de reconnaissance qui s'imposent à tous les autres.

Pour en revenir à notre accord, c'est ainsi qu'en six années au lieu de sept ou huit aujourd'hui, un jeune désirant se destiner au journalisme via Sciences Po et l'Esj pourra obtenir à la fois un mastère de Sciences politiques et le diplôme de l'Esj. On observera, comme on dit à Sciences Po Paris, qu'un tel étudiant aura bénéficié à la fois d'une formation généraliste de qualité et d'une formation professionnelle de qualité, mieux assurées en six ans en province qu'en cinq ans dans le futur cursus parisien.

L'accord signé avec Bordeaux, approuvé par Lille, souhaité par Aix, pourrait être appelé à se généraliser à l'ensemble des IEP.
Le directeur de l'Ecole rencontre mercredi prochain … à Sciences Po Paris, l'ensemble des directeurs d'IEP de France.

LE TROISIEME EVENEMENT, également en rapport avec le précédent, est constitué par la généralisation, en France et en Europe, du système dit LMD : licence, mastère, doctorat, qui établit des niveaux de sanctions d'études interchangeables à 3, 5 et 8 ans, et des passerelles de mobilité pour l'acquisition des crédits validant ces diplômes ou ces grades.

L'Ecole s'est préparée à ces évolutions. Même si le dossier de reconnaissance de son diplôme, dossier reconstitué voici deux ans, ne sera finalement examiné qu'en janvier prochain, il évoquait déjà le passage au recrutement à bac+3 (ou 180 crédits ECTS) en vue de délivrer un diplôme équivalent au grade de mastère. Nous devrons revalider cette démarche après avis du ministère.

S'agissant de deux filières spécifiques, nous avons mis en œuvre

- pour la filière scientifique, l'organisation de la formation avec l'Université de Lille 1, sous forme de mastère

- pour la filière Presse Hebdomadaire régionale, l'organisation de la formation avec l'Université de Lille 2, sous forme de licence professionnelle.

Reste donc à cet égard le chantier de la formation première, et de la reconstruction, en cours, de notre filière internationale, en accord avec nos partenaires de Londres, Laval, et Louvain.

LE QUATRIEME ET DERNIER EVENEMENT extérieur que je souhaite évoquer est encore à venir, même s'il est proche. C'est la nouvelle loi sur la formation qui va faire suite, sans doute en juin prochain, à l'accord national interprofessionnel du 20 septembre dernier. L'une de ses dispositions ouvre un champ nouveau à nos activités de formation permanente : le DIF (droit individuel à la formation), de 20 heures par an cumulables sur six ans, peut et doit permettre des offres nouvelles, souples et faciles d'accès.

Mais c'est une autre disposition qui nous inquiète et nous concerne plus, en matière d'accès à la profession : le remplacement des " contrats de qualification " par les " contrats de professionnalisation ", d'une durée beaucoup plus courte : au lieu de 25% du temps de formation sur deux ans, on passerait à 15% sur une seule année. Moins de temps, moins de financement, le recul serait patent. Sauf si…

Sauf si, comme c'est possible, les partenaires sociaux se mettent d'accord pour établir un accord de branche sauvegardant l'ancien dispositif.

La direction de l'ESJ a pris l'initiative, avec l'IPJ, de saisir les instances professionnelles et la commission de l'emploi pour demander la mise en place de cet accord de branche.

Ce sont plusieurs dizaines de jeunes qui sont ainsi formés en alternance chaque année par l'Esj, en presse écrite comme en radio ou en télévision, à Lille comme à Montpellier. C'est une voie d'accès légitime et diversifiée à la profession, dont la disparition ou l'affaiblissement serait préjudiciable.

Dans ces marées d'incertitudes, la stabilité institutionnelle de l'Esj, sa solidité morale et sa pertinence professionnelle, sa réputation internationale, doivent constituer un pôle de référence et de sécurité pour les jeunes qui se destinent à ce métier, pour les confrères qui veulent se perfectionner, et pour toute la profession. L'Esj sera ce pôle incontournable, qu'elle est déjà pour une bonne part, à condition de consolider elle-même ses propres forces, de mener les coopérations utiles et de nouer les partenariats nécessaires. Elle s'y emploira.

Comme vous le voyez, notre environnement bouge, sans cesse et encore. Mais revenons-en tout de même à nous-mêmes, au point sur la situation de l'Ecole en cette fin d'année 2003, même si l'exercice social sur lequel nous sommes appelés à nous prononcer est clos en juin dernier, correspondant ainsi à l'année universitaire.

***

Georges Potriquet vous fera tout à l'heure le point financier d'un exercice certes en équilibre, mais bien faiblement et sans que soit encore réglée, ce à quoi nous allons nous employer, la question des fonds propres et du besoin de fonds de roulement de l'Ecole, qui supporte toujours des frais financiers très importants.

Pour ma part, tout en remerciant l'ensemble du personnel de l'établissement pour la richesse de son travail, je voudrais d'abord saluer la nouvelle équipe pédagogique qui a pris en mains, avec compétence, enthousiasme et conviction, la formation première. Eric Maitrot, l'un de nos anciens administrateurs, est devenu le chef d'équipe d'un ensemble de professionnels pédagogues confirmés, Dominique Mobailly pour la presse écrite, et Pierre Savary, pour l'audiovisuel, ayant rejoint Frédéric Baillot, responsable des filières spécialisées, et nos techniciens permanents Philippe Caplette et Mohamed Chlaouchi.

Ils assurent la continuité des principes pédagogiques tout en rénovant ce qui doit l'être en permanence, avec la confiance et le respect de tous, qui leur a été témoigné ce lundi même dans la réunion du Comité pédagogique de l'Ecole.

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Une Ecole qui attire toujours autant, même si cette année, le nombre de candidats a légèrement fléchi, comme dans les autres établissements : un peu plus de 800, dont 785 Français, en filière généraliste contre un peu plus de 700 à l'IPJ, et un peu plus de 600 au CFJ. A quoi il fallait ajouter à l'ESJ 76 candidats au concours " scientifique " (la filière accueille 18 étudiants) et 54 au concours PHR (vingt candidats retenus).

A l'oral de la filière généraliste subsistaient 116 candidats dont 49 garçons et 67 filles ; ont été admis 19 garçons et 32 filles, dont 21 issus d'un Institut d'études politiques, et un de la troisième voie, auxquels se sont ajoutés un report et quatre étudiants étrangers originaires d'Algérie, de Bosnie, du Cameroun, et du Vietnam.

Ils rejoindront un jour les 56 sortants de la 77e promotion, dont nous ne pourrons dessiner l'insertion professionnelle que dans une dizaine de mois. Le nombre de nouvelles cartes professionnelles délivrées en 2002 a certes fléchi à 2.307 contre 2.781 l'année précédente (on attend le chiffre 2003), mais le chiffre reste important, même si la période d'entrée dans le métier reste, depuis un bon moment, marquée par des aléas variés de parcours et de piges. En cette rentrée d'octobre 2003, ce sont 453 jeunes qui ont entamé un parcours de formation dans l'un des centres reconnus. Il reste donc de la marge, quantitativement en tout cas.

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En formation initiale, les travaux des étudiants ont continué de donner lieu à des publications appréciées. Après la réalisation de Téo, sur le modèle de Géo, c'est à la façon de Télérama, que la promotion sortante a réalisé ce magazine de référence sur les nouvelles minorités de la nouvelle Europe qu'a représenté Télémaque.

La première année généraliste aura en janvier l'occasion de rivaliser dès cette année avec la seconde année, puisqu'elle produira, après un colloque d'une semaine sur les génocides (Rwanda, Cambodge, Shoah…) tenu à Auschwitz et Cracovie, un magazine sur les crimes contre l'humanité qu'elle présentera aussi aux classes terminales dans les établissements du Nord-et-du-Pas-de-Calais.

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L'ESJ a encore été cette année l'un des acteurs les plus déterminés des Entretiens de l'information, démarche de réflexion approfondie sur le comportement des médias. Elle a publié, dans un numéro spécial des Cahiers du Journalisme, la mémoire intégrale de ces réflexions riches et approfondies mêlant journalistes professionnels, médiateurs, observateurs des médias, acteurs des événements et représentants du public. Un second numéro va paraître en janvier à l'occasion d'une session des Entretiens qui se tiendra à Lille, le vendredi 17 janvier, sur le thème du " suivi " des conflits en Afghanistan et dans les Balkans, la veille de l'assemblée générale annuelle de notre association des Anciens.

La vie de l'Ecole est d'ailleurs de plus en plus marquée par les rencontres et les débats, à l'initiative de la direction des études, et des étudiants eux-mêmes à travers leur association " Dossiers de presse ". Dans les deux dernières semaines se sont ainsi succédés à l'ESJ Thierry Falise, Jack Lang, Jean-Marie Charon, Gérard Leclercq, Charles Enderlin, Patrick Eveno, et hier soir encore Serge July.

L'Ecole est aussi devenue un lieu de référence pour la documentation sur la presse, le journalisme et les médias. Son site enrichi et rénové abrite un secteur de documentation tout à fait remarquable et remarqué, auquel renvoie même récemment, c'est une référence, le propre service de documentation du "Monde".

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La formation permanente, réalisée pour l'essentiel au travers d'ESJ-Médias, continue d'être en progression. L'activité d'ESJ-Médias a encore progressé de 21% lors de l'exercice précédent, dépassant les deux millions d'euros de chiffre d'affaires. Cette progression se manifeste à la fois en France, avec plus de trois mille stagiaires formés par an, et à l'étranger avec plus de onze cents l'an passé.

La demande de plusieurs entreprises de presse nous a conduits à ouvrir, à Paris, un département de langues spécialisé, qui œuvre depuis cette semaine dans nos locaux de la rue d'Hauteville, et enseigne aussi bien l'anglais journalistique que le français langue étrangère ou des langues comme l'arabe, le japonais ou le chinois.

Au service du développement de toutes les activités de l'Ecole, notre antenne de Montpellier, dirigée par Christian Tua, vient de dresser le bilan de sa première année d'existence. Il est tout à fait satisfaisant, et conforme à nos prévisions, puisque près de 200 stagiaires, pour des périodes de trois jours à trente semaines, ont travaillé en 23 sessions de formation pendant plus de 3.000 journées, principalement en audiovisuel. On vient d'y commencer un long stage de retour à l'emploi pour 14 confrères.

L'association Media Forma Sud, qui réunit les collectivités locales, et que préside Loïc Hervouet, a réalisé cette année un peu plus de cent mille euros d'investissements en PAO, radio et télévision, pour développer ces activités.

A Lille, c'est une subvention de 160.000 euros du conseil régional qui va permettre dès les prochaines semaines de rénover une salle PAO, d'acquérir quatre Nagra numériques et cinq postes de montage numérique pour la radio, de compléter nos moyens en télévision par quatre unités de montage numérique, quatre caméras nouvelles, etc.

Ces matériels seront installés dans des locaux qui n'ont toujours pas commencé à être rénovés. Les architectes se sont succédé ; l'équipe semble à présent bien constituée autour de Danièle Laurent, architecte de l'Opéra de Lille ; les études et rapports se font de plus en plus précis, la semaine dernière encore sur les installations électriques à modifier. Nous gardons l'espoir de vous accueillir comme prévu dans un an, dans un amphithéâtre rénové et rééquipé.

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Dans un an précisément, ce sera notre 80e anniversaire, que nous célébrerons ici autour du 11 novembre. Une équipe d'anciens s'est mobilisée pour marquer, à Lille et dans bien d'autres lieux en 2004, de Rennes à Bordeaux, de Bruxelles à Montpellier, et bien sûr à Paris au printemps, la présence de l'ESJ et son rayonnement. Il faut particulièrement saluer le travail inlassable de Frédérique Brillot, ici présente, qui a organisé les passerelles avec les fêtes de Lille 2004 dont nous profiterons ce soir et demain.

Sans doute faut-il aussi profiter de ce moment d'anniversaire pour amplifier encore la renommée de l'Ecole, pour accroître ses moyens. Ce sera fait avant la fin de ce mois par un lancement spécifique et anticipé de la campagne de collecte de la taxe d'apprentissage, en mars par le lancement d'une campagne d'abandon des titres associatifs au profit de l'Ecole.

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La tâche est multiple, comme vous l'avez vu. Elle requiert comme toujours de l'application, du sérieux, de l'anticipation, de l'imagination. Le paysage mouvant, parfois déroutant, qui nous est imposé, ne facilite pas la visibilité des enjeux et des défis, même à moyen terme.

Dans ces marées d'incertitudes, la stabilité institutionnelle de l'Esj, sa solidité morale et sa pertinence professionnelle, sa réputation internationale, doivent constituer un pôle de référence et de sécurité pour les jeunes qui se destinent à ce métier, pour les confrères qui veulent se perfectionner, et pour toute la profession. L'Esj sera ce pôle incontournable, qu'elle est déjà pour une bonne part, à condition de consolider elle-même ses propres forces, de mener les coopérations utiles et de nouer les partenariats nécessaires.

Votre conseil s'y emploiera, avec détermination. Avec votre soutien. Je vous en remercie.

Hervé BOURGES
président du conseil d'administration de l'ESJ