Au cours de l'assemblée générale
annuelle de l'ESJ qui s'est tenue à Lille, et qui
a approuvé à l'unanimité les comptes
-en équilibre- de l'association gestionnaire de l'Ecole,
le président Bourges s'est exprimé sur les
évènements récents intervenus dans
la formation au journalisme et sur leurs conséquences.
LE PREMIER D'ENTRE EUX s'est déclaré
le 12 mai, avec l'annonce de la cessation de paiement du
CFPJ. Un second dépôt de bilan en quatre ans,
à des profondeurs financières vertigineuses
dépassant plus de dix millions d'euros, est venu
bouleverser le paysage des écoles professionnelles
associatives. Au 17 juillet, le tribunal de commerce attribuait
le CFPJ à une société commerciale étrangère
à la profession, EFE (Edition Formation Entreprise).
Pas plus que quatre ans auparavant, lors du premier dépôt
de bilan, les conditions n'ont été réunies
pour que nous puissions peser utilement dans ce dossier
et reconstruire à l'occasion de cette crise un dispositif
pluraliste et consolidé de formation professionnelle.
On ne peut que le regretter.
Soyons clairs : on ne sera jamais assez dur avec les errements
des dirigeants successifs du Cfpj, prisonniers d'un orgueil
et d'un complexe de supériorité tels qu'ils
n'ont jamais admis d'être mortels. Les conséquences
de leurs irresponsabilités successives sont lourdes,
y compris pour nous à l'Esj : le Cfpj a tué
le paritarisme et donc l'implication professionnelle dans
la gestion des centres associatifs ; il a détruit
la confiance des banquiers, des organismes professionnels
qui accompagnaient traditionnellement nos écoles
dans leurs investissements ; il a banalisé la perception
des centres de formation et contribué à leur
émiettement; il a décrédibilisé
la capacité des centres à innover et à
se gérer ; il a paralysé la coopération
entre les écoles de même statut ; il a vampirisé
certaines ressources de concours financiers ou de taxe d'apprentissage.
L'addition est lourde, très lourde, et nous en avons
malgré nous payé une partie.
Que reste-t-il aujourd'hui du Cfpj ? Quelle est l'attitude
juste à observer envers un organisme qui, qu'on le
veuille ou non, a changé de nature ? Ses dirigeants
eux-mêmes peinent à retrouver, à re-prouver,
une légitimité professionnelle qu'ils n'ont
jamais eue. Ils peinent à expliquer que la maison
mère est une société commerciale, même
si l'école garde un statut (un trompe-l'il
?) associatif. La pertinence des projets anciens de Fédération
des trois écoles privées (Ipj, Cfj et Esj)
est à redémontrer. C'est sur ses actes et
sa politique que nous pourrons juger le Cfpj futur. Nous
le considérons en période d'observation.
D'ici là, notre ligne de conduite à l'égard
du Cfpj est pragmatique.
C'est ainsi qu'à notre initiative, les directeurs
de nos trois écoles se retrouveront la semaine prochaine
à Paris pour reprendre les coordinations interrompues
sur les concours d'entrée, et initier le déplacement
de notre oral de sélection en juillet afin que les
étudiants sachent deux mois plus tôt où
ils effectueront leur rentrée d'octobre.
LE SECOND EVENEMENT, qui n'est pas tout à
fait étranger au premier, est l'annonce par l'Institut
d'études politiques de Paris, le 14 octobre dernier,
de la création d'une nouvelle filière de formation
au journalisme, modestement qualifiée de filière
d'excellence nationale et internationale.
C'est bien entendu sur les décombres du Cfj, partenaire
déjugé et abandonné, que Sciences Po
construit son projet. Monument d'élitisme revendiqué
et de parisianisme inavoué, celui-ci fait l'objet
d'un battage médiatique avant même que d'exister,
et d'avoir prouvé sa nécessité. Si
les critiques les plus dures proférées à
l'égard du journalisme dans ces derniers mois portaient
sur le formatage et l'élitisme de la profession,
on a du mal à ne pas sourire en voyant l'IEP de Paris
assumer la correction de ces défauts. Si l'expérience
professionnelle du Cfj ne s'avérait plus à
la hauteur des exigences du partenaire Sciences Po, on voit
mal comment il prouverait mieux seul cette légitimité-là.
Les cinq caractéristiques avancées
par la rue Saint-Guillaume pour justifier l'originalité
de son projet nous sont bien connues :
- des enseignements fondamentaux et pluridisciplinaires
: depuis toujours l'Esj maintient évidemment ces
deux exigences de culture générale et de savoir-faire
technique : elle recrute même à Sciences Po
!
- une préparation au management : voilà
plus de dix ans que nous gérons le cycle diplômant
JCDM (Journalisme cadre dirigeant des médias), et
nous diplômons aujourd'hui même, à Shangaï,
les premiers journalistes gestionnaires formés là-bas
par nous en coopération avec l'IAE et l'Université
chinoise
- des enseignements irrigués par la recherche
: si la recherche fondamentale n'est en effet pas notre
métier, nous restons la seule école à
publier une revue de recherche, à initier sans cesse
des réflexions " métisses " entre
chercheurs et praticiens, des tables rondes et des débats
- une perspective internationale : il faudra des
décennies à Sciences po pour atteindre le
nombre d'anciens étrangers de l'Esj, pour intervenir
dans autant de pays, pour avoir autant de conventions avec
autant d'Ecoles dans le monde
- un recrutement diversifié : on voit mal
comment il le serait plus boulevard Saint-Germain que rue
Gauthier-de-Châtillon : les diverses filières
de l'Ecole, la nature de son concours d'entrée, apportent
sur ce point, depuis longtemps, des garanties au moins aussi
sérieuses
Nous avons fait part de ces observations et réflexions
à Madame Cotta, chargée d'instruire le dossier,
par une lettre du directeur, en accord avec moi, et par
une conversation personnelle qui appellera d'autres rencontres.
Ceci posé, l'initiative est libre, et l'émulation
utile. Nous ne sommes donc pas soudainement effrayés,
et notre attitude là encore est pragmatique : elle
prend en compte l'intérêt des étudiants
et de la profession. Nous avions donc anticipé ces
évolutions, en élaborant avec l'IEP de Bordeaux
un accord-cadre de coopération qui tienne compte
de deux règles fixées par votre conseil :
l'égalité de tous devant le concours, et la
nécessité d'une reconnaissance du diplôme
attribué, à la fois par l'Etat, et par la
profession.
On comprendrait mal d'ailleurs, contrairement à
la prétention affichée, que sur la seule magie
de son nom, l'Institut d'Etudes Politiques de Paris soit
dispensé, comme il ose le demander, d'observer les
règles de reconnaissance qui s'imposent à
tous les autres.
Pour en revenir à notre accord, c'est ainsi qu'en
six années au lieu de sept ou huit aujourd'hui, un
jeune désirant se destiner au journalisme via Sciences
Po et l'Esj pourra obtenir à la fois un mastère
de Sciences politiques et le diplôme de l'Esj. On
observera, comme on dit à Sciences Po Paris, qu'un
tel étudiant aura bénéficié
à la fois d'une formation généraliste
de qualité et d'une formation professionnelle de
qualité, mieux assurées en six ans en province
qu'en cinq ans dans le futur cursus parisien.
L'accord signé avec Bordeaux, approuvé par
Lille, souhaité par Aix, pourrait être appelé
à se généraliser à l'ensemble
des IEP.
Le directeur de l'Ecole rencontre mercredi prochain
à Sciences Po Paris, l'ensemble des directeurs d'IEP
de France.
LE TROISIEME EVENEMENT, également en rapport
avec le précédent, est constitué par
la généralisation, en France et en Europe,
du système dit LMD : licence, mastère, doctorat,
qui établit des niveaux de sanctions d'études
interchangeables à 3, 5 et 8 ans, et des passerelles
de mobilité pour l'acquisition des crédits
validant ces diplômes ou ces grades.
L'Ecole s'est préparée à ces évolutions.
Même si le dossier de reconnaissance de son diplôme,
dossier reconstitué voici deux ans, ne sera finalement
examiné qu'en janvier prochain, il évoquait
déjà le passage au recrutement à bac+3
(ou 180 crédits ECTS) en vue de délivrer un
diplôme équivalent au grade de mastère.
Nous devrons revalider cette démarche après
avis du ministère.
S'agissant de deux filières spécifiques,
nous avons mis en uvre
- pour la filière scientifique, l'organisation de
la formation avec l'Université de Lille 1, sous forme
de mastère
- pour la filière Presse Hebdomadaire régionale,
l'organisation de la formation avec l'Université
de Lille 2, sous forme de licence professionnelle.
Reste donc à cet égard le chantier de la
formation première, et de la reconstruction, en cours,
de notre filière internationale, en accord avec nos
partenaires de Londres, Laval, et Louvain.
LE QUATRIEME ET DERNIER EVENEMENT extérieur
que je souhaite évoquer est encore à venir,
même s'il est proche. C'est la nouvelle loi sur la
formation qui va faire suite, sans doute en juin prochain,
à l'accord national interprofessionnel du 20 septembre
dernier. L'une de ses dispositions ouvre un champ nouveau
à nos activités de formation permanente :
le DIF (droit individuel à la formation), de 20 heures
par an cumulables sur six ans, peut et doit permettre des
offres nouvelles, souples et faciles d'accès.
Mais c'est une autre disposition qui nous inquiète
et nous concerne plus, en matière d'accès
à la profession : le remplacement des " contrats
de qualification " par les " contrats de professionnalisation
", d'une durée beaucoup plus courte : au lieu
de 25% du temps de formation sur deux ans, on passerait
à 15% sur une seule année. Moins de temps,
moins de financement, le recul serait patent. Sauf si
Sauf si, comme c'est possible, les partenaires sociaux
se mettent d'accord pour établir un accord de branche
sauvegardant l'ancien dispositif.
La direction de l'ESJ a pris l'initiative, avec l'IPJ,
de saisir les instances professionnelles et la commission
de l'emploi pour demander la mise en place de cet accord
de branche.
Ce sont plusieurs dizaines de jeunes qui sont ainsi formés
en alternance chaque année par l'Esj, en presse écrite
comme en radio ou en télévision, à
Lille comme à Montpellier. C'est une voie d'accès
légitime et diversifiée à la profession,
dont la disparition ou l'affaiblissement serait préjudiciable.
Dans ces marées d'incertitudes, la stabilité
institutionnelle de l'Esj, sa solidité morale et
sa pertinence professionnelle, sa réputation internationale,
doivent constituer un pôle de référence
et de sécurité pour les jeunes qui se destinent
à ce métier, pour les confrères qui
veulent se perfectionner, et pour toute la profession. L'Esj
sera ce pôle incontournable, qu'elle est déjà
pour une bonne part, à condition de consolider elle-même
ses propres forces, de mener les coopérations utiles
et de nouer les partenariats nécessaires. Elle s'y
emploira.
Comme vous le voyez, notre environnement bouge, sans
cesse et encore. Mais revenons-en tout de même à
nous-mêmes, au point sur la situation de l'Ecole en
cette fin d'année 2003, même si l'exercice
social sur lequel nous sommes appelés à nous
prononcer est clos en juin dernier, correspondant ainsi
à l'année universitaire.
***
Georges Potriquet vous fera tout à l'heure le point
financier d'un exercice certes en équilibre, mais
bien faiblement et sans que soit encore réglée,
ce à quoi nous allons nous employer, la question
des fonds propres et du besoin de fonds de roulement de
l'Ecole, qui supporte toujours des frais financiers très
importants.
Pour ma part, tout en remerciant l'ensemble du personnel
de l'établissement pour la richesse de son travail,
je voudrais d'abord saluer la nouvelle équipe pédagogique
qui a pris en mains, avec compétence, enthousiasme
et conviction, la formation première. Eric Maitrot,
l'un de nos anciens administrateurs, est devenu le chef
d'équipe d'un ensemble de professionnels pédagogues
confirmés, Dominique Mobailly pour la presse écrite,
et Pierre Savary, pour l'audiovisuel, ayant rejoint Frédéric
Baillot, responsable des filières spécialisées,
et nos techniciens permanents Philippe Caplette et Mohamed
Chlaouchi.
Ils assurent la continuité des principes pédagogiques
tout en rénovant ce qui doit l'être en permanence,
avec la confiance et le respect de tous, qui leur a été
témoigné ce lundi même dans la réunion
du Comité pédagogique de l'Ecole.
***
Une Ecole qui attire toujours autant, même si cette
année, le nombre de candidats a légèrement
fléchi, comme dans les autres établissements
: un peu plus de 800, dont 785 Français, en filière
généraliste contre un peu plus de 700 à
l'IPJ, et un peu plus de 600 au CFJ. A quoi il fallait ajouter
à l'ESJ 76 candidats au concours " scientifique
" (la filière accueille 18 étudiants)
et 54 au concours PHR (vingt candidats retenus).
A l'oral de la filière généraliste
subsistaient 116 candidats dont 49 garçons et 67
filles ; ont été admis 19 garçons et
32 filles, dont 21 issus d'un Institut d'études politiques,
et un de la troisième voie, auxquels se sont ajoutés
un report et quatre étudiants étrangers originaires
d'Algérie, de Bosnie, du Cameroun, et du Vietnam.
Ils rejoindront un jour les 56 sortants de la 77e promotion,
dont nous ne pourrons dessiner l'insertion professionnelle
que dans une dizaine de mois. Le nombre de nouvelles cartes
professionnelles délivrées en 2002 a certes
fléchi à 2.307 contre 2.781 l'année
précédente (on attend le chiffre 2003), mais
le chiffre reste important, même si la période
d'entrée dans le métier reste, depuis un bon
moment, marquée par des aléas variés
de parcours et de piges. En cette rentrée d'octobre
2003, ce sont 453 jeunes qui ont entamé un parcours
de formation dans l'un des centres reconnus. Il reste donc
de la marge, quantitativement en tout cas.
***
En formation initiale, les travaux des étudiants
ont continué de donner lieu à des publications
appréciées. Après la réalisation
de Téo, sur le modèle de Géo,
c'est à la façon de Télérama,
que la promotion sortante a réalisé ce magazine
de référence sur les nouvelles minorités
de la nouvelle Europe qu'a représenté Télémaque.
La première année généraliste
aura en janvier l'occasion de rivaliser dès cette
année avec la seconde année, puisqu'elle produira,
après un colloque d'une semaine sur les génocides
(Rwanda, Cambodge, Shoah
) tenu à Auschwitz
et Cracovie, un magazine sur les crimes contre l'humanité
qu'elle présentera aussi aux classes terminales dans
les établissements du Nord-et-du-Pas-de-Calais.
***
L'ESJ a encore été cette année l'un
des acteurs les plus déterminés des Entretiens
de l'information, démarche de réflexion
approfondie sur le comportement des médias. Elle
a publié, dans un numéro spécial des
Cahiers du Journalisme, la mémoire intégrale
de ces réflexions riches et approfondies mêlant
journalistes professionnels, médiateurs, observateurs
des médias, acteurs des événements
et représentants du public. Un second numéro
va paraître en janvier à l'occasion d'une session
des Entretiens qui se tiendra à Lille, le
vendredi 17 janvier, sur le thème du " suivi
" des conflits en Afghanistan et dans les Balkans,
la veille de l'assemblée générale annuelle
de notre association des Anciens.
La vie de l'Ecole est d'ailleurs de plus en plus marquée
par les rencontres et les débats, à l'initiative
de la direction des études, et des étudiants
eux-mêmes à travers leur association "
Dossiers de presse ". Dans les deux dernières
semaines se sont ainsi succédés à l'ESJ
Thierry Falise, Jack Lang, Jean-Marie Charon, Gérard
Leclercq, Charles Enderlin, Patrick Eveno, et hier soir
encore Serge July.
L'Ecole est aussi devenue un lieu de référence
pour la documentation sur la presse, le journalisme et les
médias. Son site enrichi et rénové
abrite un secteur de documentation tout à fait remarquable
et remarqué, auquel renvoie même récemment,
c'est une référence, le propre service de
documentation du "Monde".
***
La formation permanente, réalisée pour l'essentiel
au travers d'ESJ-Médias, continue d'être en
progression. L'activité d'ESJ-Médias a encore
progressé de 21% lors de l'exercice précédent,
dépassant les deux millions d'euros de chiffre d'affaires.
Cette progression se manifeste à la fois en France,
avec plus de trois mille stagiaires formés par an,
et à l'étranger avec plus de onze cents l'an
passé.
La demande de plusieurs entreprises de presse nous a conduits
à ouvrir, à Paris, un département de
langues spécialisé, qui uvre depuis
cette semaine dans nos locaux de la rue d'Hauteville, et
enseigne aussi bien l'anglais journalistique que le français
langue étrangère ou des langues comme l'arabe,
le japonais ou le chinois.
Au service du développement de toutes les activités
de l'Ecole, notre antenne de Montpellier, dirigée
par Christian Tua, vient de dresser le bilan de sa première
année d'existence. Il est tout à fait satisfaisant,
et conforme à nos prévisions, puisque près
de 200 stagiaires, pour des périodes de trois jours
à trente semaines, ont travaillé en 23 sessions
de formation pendant plus de 3.000 journées, principalement
en audiovisuel. On vient d'y commencer un long stage de
retour à l'emploi pour 14 confrères.
L'association Media Forma Sud, qui réunit les collectivités
locales, et que préside Loïc Hervouet, a réalisé
cette année un peu plus de cent mille euros d'investissements
en PAO, radio et télévision, pour développer
ces activités.
A Lille, c'est une subvention de 160.000 euros du conseil
régional qui va permettre dès les prochaines
semaines de rénover une salle PAO, d'acquérir
quatre Nagra numériques et cinq postes de montage
numérique pour la radio, de compléter nos
moyens en télévision par quatre unités
de montage numérique, quatre caméras nouvelles,
etc.
Ces matériels seront installés dans des locaux
qui n'ont toujours pas commencé à être
rénovés. Les architectes se sont succédé
; l'équipe semble à présent bien constituée
autour de Danièle Laurent, architecte de l'Opéra
de Lille ; les études et rapports se font de plus
en plus précis, la semaine dernière encore
sur les installations électriques à modifier.
Nous gardons l'espoir de vous accueillir comme prévu
dans un an, dans un amphithéâtre rénové
et rééquipé.
***
Dans un an précisément, ce sera
notre 80e anniversaire, que nous célébrerons
ici autour du 11 novembre. Une équipe d'anciens s'est
mobilisée pour marquer, à Lille et dans bien
d'autres lieux en 2004, de Rennes à Bordeaux, de
Bruxelles à Montpellier, et bien sûr à
Paris au printemps, la présence de l'ESJ et son rayonnement.
Il faut particulièrement saluer le travail inlassable
de Frédérique Brillot, ici présente,
qui a organisé les passerelles avec les fêtes
de Lille 2004 dont nous profiterons ce soir et demain.
Sans doute faut-il aussi profiter de ce moment
d'anniversaire pour amplifier encore la renommée
de l'Ecole, pour accroître ses moyens. Ce sera fait
avant la fin de ce mois par un lancement spécifique
et anticipé de la campagne de collecte de la taxe
d'apprentissage, en mars par le lancement d'une campagne
d'abandon des titres associatifs au profit de l'Ecole.
***
La tâche est multiple, comme vous l'avez vu. Elle
requiert comme toujours de l'application, du sérieux,
de l'anticipation, de l'imagination. Le paysage mouvant,
parfois déroutant, qui nous est imposé, ne
facilite pas la visibilité des enjeux et des défis,
même à moyen terme.
Dans ces marées d'incertitudes, la stabilité
institutionnelle de l'Esj, sa solidité morale et
sa pertinence professionnelle, sa réputation internationale,
doivent constituer un pôle de référence
et de sécurité pour les jeunes qui se destinent
à ce métier, pour les confrères qui
veulent se perfectionner, et pour toute la profession. L'Esj
sera ce pôle incontournable, qu'elle est déjà
pour une bonne part, à condition de consolider elle-même
ses propres forces, de mener les coopérations utiles
et de nouer les partenariats nécessaires.
Votre conseil s'y emploiera, avec détermination.
Avec votre soutien. Je vous en remercie.
Hervé BOURGES
président du conseil d'administration de l'ESJ