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UIJPLF - Etats généraux de la presse francophone
Brazzaville, République du Congo,
26 - 27 - 28 juin


Union de la Presse Francophone

"De Windhoek à Brazzaville
dix ans de combat pour une presse libre"

Discours de M. Henri DJOMBO, ministre de l'économie forestière, chargé de la pêche et des ressources halieutiques
de la République du Congo

pour le ministre de la communication,
porte-parole du gouvernement,
M. François IBOVI

clôture des états généraux de la presse francophone
Brazzaville, Congo, Palais du Parlement, le 28 juin 2001

Monsieur le Président d'honneur de l'Union Internationale des Journalistes et de la Presse de Langue Française,
Monsieur le Secrétaire Général,
Mesdames et Messieurs les journalistes,
Distingués Invités,

L'abscence de mon collègue, ministre de la communication, porte-parole du gouvemement, empêché, et dont je vous présente les excuses, me vaut l'honneur de prendre ici la parole. Je tiens tout d'abord à vous dire combien je suis heureux de me trouver devant ce prestigieux parterre de journalistes venus de tous les horizons du monde. Je suis fortement impressionné par le sérieux des débats, la profondeur des analyses et la hardiesse des délibérations qui ont prévalu au cours de ces Etats généraux.

Mesdanies et Messieurs les journalistes,

Le Gouveriieinent de la République du Congo partage entièrement les ambitions éthiques que vous vous êtes assignées. Car, comme vous, il considère, lui aussi, qu'une presse libre et soucieuse de sa propre déontologie est un contre-poids indispensable à tout processus démocratique, la condition sine qua non pour la constitution d'un espace public de débat, le fondement inême de l'agora, seloii le mot du sociologue.

L'adhésion sans ambiguïté des professionnels des médias la morale du métier qui est le leur est, a mes yeux, un grand choix culturel. Ce choix commande l'observation scrupuleuse des normes déontologiques que vous avez vous-mêmes consignées daiis vos chartes professionnelles

Il devrait tenir pour abominables la corruption des hommes, la perversion des faits, la diffusion de fausses nouvelles, le mensonge par omission volontaire ou encore la citation de sources inexistantes.

Mesdames et Messieurs les journalistes

Notre Gouvernement partage également votre souci de voir l'exigence de responsabilité dépasser le niveau des proclamations théoriques et se traduire dans les actes quotidiens de la presse francophone.

Trop souvent, trop de journalistes ne se donnent pas la peine de mener des enquêtes sérieuses, préférant offrir à leurs lecteurs des informations parcellaires, puisées à des sources nébuleuses, à moins qu'elles ne soient glanées sur ces trottoirs où la rumeur bat le pavé,

Trop souvent, trop de journalistes tiennent pour négligeable le respect de la vie privée d'autrui, déniant aux autres, de ce fait même, ce qui est universellement considéré comme un des droits fondamentaux de l'homme.

Gagner la confiance des lecteurs, des auditeurs ou des téléspectateurs en leur procurant une information exacte et honnête, en allant à la source des faits, en privilégiant les faits par rapport aux commentaires, tel me semble être un des objectifs consensuels de la profession qui est la vôtre. Lïbres et responsables, tel devrait être votre seul credo !

Quant à nous autres, pouvoirs publics, nous avons déjà notre religion : c'est nous interdire toute immixtion dans les affaires de la presse libre et nous refuser à toute velléité de modelage des consciences par la propagande.

En ce qui est du cas spécifique du Congo-Brazzaville, - tout en vous renvoyant au discours de Son Excellence Monsieur le Président de la République à l'ouverture de ces assises - je puis vous assurer que notre Gouvernement considère qu'il y a des valeurs fondamentales à défendre en matière de presse que l'on peut résumer en trois mots -. liberté, pluralisme et indépendance.

Des valeurs qui doivent permettre aux citoyens de disposer de l'information la plus large possible et les aider à participer à la vie publique par des choix conscients.

C'est pourquoi nous n'avons jamais cessé d'encourager le pluralisme de la presse, en aidant tous les inédias, y compris cette presse d'opinion encore si fragile, mais qui concourt admirablement au débat démocratique.

Mesdames et Messieurs,

Je me ferais un impardonnable reproche de ternir le joyeux éclat de cette cérémonie en imposant l'audition d'un long discours. il me reste tout simplement à remercier et à féliciter, sans distinction ni réserve, tous les artisans de la réussite de ces Etats généraux.

Je voudrais tout naturellement dire toute la gratitude du Gouvernement et du peuple congolais au Président Hervé Bourges qui a auréolé de son prestige cette reneontre de Brazzaville.

A tous les chevaliers de la plume, du micro et du petit écran, à tous nos hôtes venus nombreux des cinq continents, j'adresse un salut fratemel dont je voudrais que l'écho dépasse les limites de ce conclave. Grand merci pour votre témoignage de solidarité et d'amitié !

Sur ce, je déclare clos les travaux des Etats généraux de la presse francophone de Brazzaville

Je vous remercie.

pour le ministre de la communication M. François IBOVI,
Henri DJOMBO

ministre de l'économie forestière de la République du Congo
à Brazzaville, Palais du Parlement,jeudi 28 juin 2001