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UPF
Union
internationale de la presse francophone
COMMUNIQUE
n° 345
(BF 1) du 21 novembre
2004
Comité
international
PRIX
2004 DE LA "LIBRE EXPRESSION"
Le prix de la « Libre
Expression » a été
décerné, aujourd'hui, dimanche
21 novembre 2004, à Ouagadougou,
aux rédactions des deux quotidiens
ivoiriens, « Le Patriote »
et « 24 Heures ».
C'est Hervé Bourges, président
de l'Union Internationale de la Presse
Francophone (UPF), qui a annoncé
les noms des lauréats, en présence
d'Abdou Diouf, secrétaire général
de l'Organisation Internationale de la
Francophonie (OIF), de Roger Dehaybe,
administrateur général de
l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie
(AIF), de Denise Epoté-Durand,
directrice de TV5-Afrique, et de Guillaume
Garrigues, journaliste à RFI. Cette
cérémonie s'est déroulée
dans le cadre de la séance de clôture
des 36èmes Assises de la Presse
Francophone.
Le prix de la « Libre Expression »
a été créé
en 1991 par l'UPF, avec l'aide de l'AIF,
de RFI et de TV5. Il récompense
un ou des journalistes qui se sont distingués
en maintenant contre vents et marées,
malgré les pressions, les menaces
et les violences, l'indépendance
de leurs titres.
Les rédactions du « Patriote »
et de « 24 Heures »
remplissent malheureusement ces critères.
L'une et l'autre ont été
victimes d'exactions qui, aujourd'hui,
empêchent la parution de leurs titres.
Créé en 1999, « Le
Patriote », après
plusieurs descentes de police, après
plusieurs bastonnades de membres de son
personnel, a reçu, le 4 novembre
dernier, la « visite »
d'une centaine de jeunes dits « Patriotes »,
qui ont saccagé, pillé et
incendié ses locaux.
Le même jour, ces mêmes « Patriotes »
ont mis à sac et incendié
le siège de « 24
heures », un titre créé
en février 2002, qui, déjà,
avait fait l'objet de vandalisme et de
destruction d'exemplaires en vente. Les
dégâts sont estimés
à plusieurs dizaines de millions
de francs CFA. Il faut y ajouter ceux
subis, le même jour, par six autres
titres d'Abidjan, dont les rédactions
ont été détruites.
Les deux lauréats, Méité
Sindou, directeur général
du « Patriote »,
et Abdoulaye Sangaré, directeur
général de « 24
heures », n'ont pas pu se rendre
à Ouagadougou. La situation du
« Patriote » est
d'autant plus inquiétante que,
le 19 novembre dernier, la société
publique de distribution Edipress a rompu
unilatéralement le contrat qui
la liait au journal.
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