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Ouvrages
publiés par des membres de l'UPF
Se renseigner : union@presse-francophone.org
* Guide de la chaîne
graphique de Jean Valion. 38,11 euros.
* Le Wallon
de poche de Guy Fontaine.
* Le Langage des Romands de E. Pidoux, 15 euros
Guide de la chaîne
graphique,
pour les professionnels de la presse, de l'édition et de
l'imprimerie
par Jean VALION
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Date
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Le
wallon de poche (Liège-Namur-Charleroi) - Assimil Evasion.
par
Guy FONTAINE
membre titulaire de la Société de langue et littérature wallonnes
Président de la section belge de l'UPF,
Dessins de François
Walthéry. Assimil
Benelux, Bruxelles 1999
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Le
wallon : des idées en images
Le
wallon. Langue de communication, de culture. Vecteur
de créativité, la langue exprime aussi la pensée. Elle
la traduit en mots. Elle la formalise, parfois au détriment
des nuances. Ainsi naissent de ces expressions qui font
qu'un groupe (pour ne pas dire une communauté ou un
peuple) se retrouve dans une pensée : une manière de
penser, dit-on. Ainsi se crée une sorte de consensus
général, un mode de pensée commun, expression et fondement
d'une conception de vie, mais pouvant aller jusqu'aux
a priori, aux clichés, aux idées toutes faites, que
d'aucuns pourront, à des fins pas toujours nobles, récupérer
en slogans. Mais ce sont ces expressions qui font qu'une
langue, un dialecte a son caractère propre. Avec de
surcroît le fait qu'un dialecte exprime des réalités
profondément humaines. On parle des gens, pas des idées
ni des concepts. La langue exprime ainsi l'homme, son
quotidien. En saisir le génie, le génie de la langue,
c'est entrer dans l'histoire intime d'un peuple. C'est
aussi rejoindre des vérités universelles. Parce qu'une
langue régionale va à l'essentiel et que ses fondements
sont ceux de l'être humain : ce qu'il dit, ce qu'il
exprime, tient en deux termes : la vie et la mort.
Le
wallon exprime des réalités humaines. Ses mots sont,
comme disait Simenon en parlant de sa propre écriture,
des mots matières. Le wallon n'a que faire des abstractions
et s'il ressent le besoin d'en exprimer, il va recourir
à une combinaison de mots matières pour créer une image,
d'où la richesse de ses idiomes, de ses expressions.
La traduire, c'est souvent les trahir. Ou même : la
traduction n'a parfois rien à voir avec le sens même
de l'expression. Mais elles sont là comme un trésor.
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Le
langage des Romands
Edmond PIDOUX
Dessins
de Christine Berthoin
Prix: 15 euros (TTC, port compris)
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Voici
mon pays
Ce petit livre fait partie d'une vaste histoire. La
langue française, comme s'achève le XXe siècle, compte
ses bleus. L'ennemi ? D'abord, nos propres ignorances,
chaque fois que nous disons, que nous écrivons, tare
pour barre. Et puis, le semi-bilinguisme. C'est-à-dire
le flottenient d'un cerveau contraint de recourir, sans
cesse à des termes importés. On n'est pas puriste. Mais
on s'inquiète à partir du moment où les fleurs s'achètent
au Garden Center, où la détente est fit, où le tour-operator
s'excuse d'un charter surbooké. Ce jargon reflète un
monde international, informe, interlope, insaisissable.
La «réalité» d'aujourd'hui? Soit ! Quelle «réalité»?
Pour moi, qui vis en un point précis du globe, j'ai
besoin d'une culture précise. Or, si je dis bacon, prononcé
békeun, j'évoque un petit déjeuner fade n'importe où;
et si je dis bacon, prononcé bacon, voici la rive lémanique
et ses marins d'eau douce et voici mon pays, ma famille,
mes amours et mon métier. Il faut que nous vivions notre
langue. Il faut que nous y trouvions du plaisir et des
complicités. Ou bien nous n'aurons plus de souvenirs,
et bientôt plus de pensée, sinon bégayante et brumeuse.
On commence à s'en apercevoir. On se lasse des contagions,
des snobismes et des empires. On donne leur chance et
leur valeur aux petits ensembles. Et la langue française,
que parlent moins de 300 millions d'humains, en est
un. Mais riche d'une quantité de sous-ensembles.
Quand l'Africain patauge dans le poto- poto, quand le
Québecois affronte la poudrerie, le Belge la drache
et le Romand la roille, leurs mots naissent de leur
climat, de leur expérience et de leur invention. Ces
mots ne figurent pas encore, ou peu, dans les dictionnaires
de Paris. Ils y prendront une place toujours plus importante.
Car ils ne sont pas, comme certains l'ont cru, l'arrière-garde
folklorique, mais la Résistance à l'uniformité, à l'abstraction,
à l'hexagonal, à l'anglo-ricain, à toutes les salades.
Ils ont des racines. Qu'ils vivent !
Jean-Marie
Vodoz
Président d'honneur de l'UPF
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