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Lettre
au général Robert Gueï,
chef du gouvernement de transition
de la République de Côte d'Ivoire
Le
Secrétaire général international de l'UIJPLF
à
Son Excellence le général Robert Gueï
Paris,
le 14 septembre 2000
Mon
général,
Depuis
quelques mois les journalistes ivoiriens sont victimes
d'éléments incontrôlés ou manipulés qui les menacent,
les arrêtent, les contraignent à l'exil, détruisent
les installations, saisissent des exemplaires, interdisent
des parutions et ce qui est plus intolérable, les
tabassent et les blessent.
La
gravité des faits et méfaits dont sont victimes
nos consoeurs et confrères vient d'être illustrée
par le traitement subi par Joachim Beugré du journal
"Le Jour".
Notre
association internationale (3.000 membres dans 110
pays) ne peut rester indifférente devant une telle
situation qui menace la liberté de la presse en
s'attaquant à celles et à ceux qui exercent normalement
leur métier.
Il
y a malheureusement trop de structures officielles
et de services officieux qui considèrent les journalistes
comme "des petits soldats" qu'ils voudraient
soumettre à leur pouvoir.
L'UIJPLF
vous demande de prendre toutes dispositions pour
que la liberté de la presse soit respectée et que
la sécurité des journalistes soit assurée.
Je
vous prie d'agréer, Mon général, l'expression de
mes sentiments respectueux,
Georges
Gros
Secrétaire général international
de l'UIJPLF
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