Le
Prix de la libre expression, créé en 1991 par l'UIJPLF (devenue
UPF en octobre 2001), avec le concours de l'Organisation internationale
de la Francophonie (OIF) - alors Agence intergouvernementale de
la Francophonie (AIF) -, est attribué à un journaliste qui
a "dans un environnement difficile, maintenu son indépendance
malgré les atteintes à sa personne" (art. 2).
Lauréats
2007 Les journalistes
maliens Seydina Oumar Diarra et Sambi Touré, Info-Matin,
Ibrahima Fall, Le Républicain, Alexis Kalambry,
Les Échos et Haméye Cissé,
Le Scorpion,
président
de la section Mali de l'UPF.
2006
non attribué
2005 May Chidiac,
journaliste sur la chaîne LBC (Liban).
2004 Les journaux d'Abidjan
"Le Patriote" et "24 heures" (Côte-d'Ivoire).
2003 "Le Rénovateur", journal publié à
Vientiane (Laos).
2002 non attribué
2001 Lucien Messan,
directeur du "Combat du Peuple", Lomé (Togo),
remis en 2003.
2000 Michel Auger
rédacteur au "Journal de Montréal" (Canada).
1999 non attribué
1998 Begoto Yaldet Oulatar, directeur de "Ndjamena Hebdo"
(Tchad).
1997 La presse indépendante algérienne.
1996 Bah Ould Saleck directeur de l'hebdomadaire "Mauritanie
Nouvelles" (Mauritanie).
1995 Edouard Ouédraogo, directeur de "L'Observateur Paalga"
(Burkina Faso).
1993 Amer Oumalou (Algérie).
1991 Pius Njawé, directeur du journal "Le Messager"
(Cameroun).
Réglement.
Article
1 - Le Prix de la Libre expression est décerné
par l'Union internationale de la presse francophone (UPF) soit
à un journaliste francophone, soit à un directeur
de publication, de radio ou de télévision, soit
à l'ensemble de la rédaction d'une publication,
d'une station de radio ou de télévision, soit à
une association ou syndicat professionnel.
Article 2 - Le récipiendaire lauréat doit
s'être distingué pour avoir, dans un environnement
difficile, maintenu contre vents et marées l'indépendance
de sa ou de ses publications, de ses émissions de radio
ou de télévision, malgré les pressions et
les atteintes à ses installations ou à sa personne.
Article 3 - Les sections de I'UPF proposent des candidats
au Comité international qui procède au choix définitif
du lauréat.
Article 4 - Le prix est remis solennellement lors d'une
manifestation de l'Union, afin que l'attention se porte sur le
lauréat et que l'exercice de sa profession soit ainsi soutenu
dans son pays par cette reconnaissance internationale.
Prix
2007
Seydina Oumar
Diarra
et Sambi
Touré,
Info-Matin,
Ibrahima Fall, Le
Républicain, Alexis
Kalambry,
Les Échos et Haméye
Cissé,
Le Scorpion, président de la section Mali de l'UPF.
Lire L'affaire
de la maîtresse du président - Communiqué
UPF 356
Prix
2005
May CHIDIAC
Présentatrice
du journal télévisé de LBC (Liban)
La
journaliste May Chidiac, présentatrice vedette de la chaîne
LBC, grièvement blessée dans un attentat
à la voiture piégée, le 25 septembre à
Beyrouth, a été visée à cause
de ses analyses courageuses et de ses commentaires sans détour
sur la présence syrienne au Liban.
May Chidiac a dû être amputée d'une jambe et
d'une main à la suite de cet attentat.
Lire
le communiqué.
La
Gazette de la presse francophone
Prix
2004
Les quotidiens ivoiriens Le Patriote et 24
heures, deux journaux victimes d'exactions lors des manifestations
pro-gouvernementales, le 4 novembre 2004, à Abidjan.
Créé
en 1999, Le Patriote, après plusieurs descentes
de police, après plusieurs bastonnades de membres de son
personnel, a reçu, le 4 novembre dernier, la "visite"
d'une centaine de jeunes dits "Patriotes", qui ont saccagé,
pillé et incendié ses locaux.
Le
même jour, ces mêmes « Patriotes »
ont mis à sac et incendié le siège de 24
heures, un titre créé en février
2002, qui, déjà, avait fait l'objet de vandalisme
et de destruction d'exemplaires en vente. Les dégâts
sont estimés à plusieurs dizaines de millions de
francs CFA. Il faut y ajouter ceux subis, le même jour,
par six autres titres d'Abidjan, dont les rédactions ont
été détruites.
Les
deux lauréats, Méité Sindou, directeur
général du Patriote, et Abdoulaye Sangaré,
directeur général de 24 heures, n'ont pas
pu se rendre à Ouagadougou. La situation du Patriote
est d'autant plus inquiétante que, le 19 novembre dernier,
la société publique de distribution Edipress a rompu
unilatéralement le contrat qui la liait au journal.
Prix
2003
Le Rénovateur
journal publié
à Vientiane, Laos.
Prix
2001
Lucien MESSAN
directeur du journal
" le Combat du peuple "
(Togo)

GENEVE, 13 sep (UPF)
- Lucien Messan a été emprisonné en 2001
pendant 5 mois et 5 jours à la prison civile de Lomé.
L'UPF avait réclamé sa libération lors des
états généraux de la presse francophone tenus
à Brazzaville (Congo) le 28 juin 2001, puis à nouveau
le 23 octobre, lors des 33èmes Assises de la presse francophone
à Beyrouth (Liban). Lucien Messan a bénéficié
le 28 octobre suivant, d'un décret présidentiel
accordant "une remise totale du reste de la peine".
Lucien Messan, arrêté le 23 mai, avait été
condamné le 6 juin à deux ans de prison, dont une
année ferme, pour "faux et usage de faux" dans
la signature d'un document de l'association des éditeurs
de presse qui aurait dû être signé par son
fils. Cette cause avait été considérée
par la profession comme un prétexte visant à faire
taire un journaliste et un opposant.
Prix
2000
Michel AUGER
journaliste, spécialiste
des affaires judiciaires et criminelles
au " Journal de Montréal ".

Par
le choix unanime du comité international de l'Union internationale
des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF)
réuni à Paris dans le cadre des 32e Assises de la Presse francophone,
lundi 27 novembre 2000, le "Prix de la Libre Expression"
a été attribué au journaliste Michel Auger du "Journal
de Montréal".
Le
13 septembre 2000, Michel AUGER, journaliste au Journal de
Montréal, a été l'objet d'un attentat. Des individus armés
l'ont attaqué dans le stationnement du Journal et l'ont
criblé de six balles.
Il
s'agit plus que d'un simple incident. Les bandes de motards que
l'on dit criminalisées sont à ce point organisées au Québec que
les autorités civiles ont exigé du gouvernement fédéral des mesures
législatives pour interdire ces organisations criminelles.
Que
Michel Auger ait osé aborder dans son journal les dossiers sur
les motards criminalisés, sur la mafia autres organisations du
crime, cela tient d'un choix professionnel que nous respectons.
Nous saluons son courage et sa détermination dans l'exercice de
son métier.
L'attentat
contre Michel Auger est un acte criminel que nous ne tpouvons
tolérer. Ceux qui l'ont perpétré ont voulu non seulement faire
taire le messager, empêcher son message, mais menacer la presse.
La
présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du
Québec (FPJQ), Hélène Pichette, a dénoncé cet acte criminel comme
"une atteinte grave, brutale et choquante à la liberté
de la presse et à la démocratie" et "une tentative
d'intimidation qui vise tous les journalistes du Québec".
Michel
Auger a développé ses propres méthodes de cueillette et d'analyse
des informations sur les organisations criminelles. Le président
de l'Assemblée nationale du Québec, l'Honorable Jean-Pierre Charboneau,
en remettant à notre confrère la médaille du président de l'Assemblée
nationale, a souligné qu'il y a une trentaine d'années, Michel
Auger lui a servi d'exemple, quand il fut journaliste au "Devoir"
et a rappelé à cette occasion qu'il fut lui aussi la cible d'un
attentat.
Le
"Prix de la Libre Expression" est décerné par
l'UIJPLF avec le concours de l'Agence intergouvernementale de
la Francophonie. Il est attribué chaque année "pour
avoir, dans un environnement difficile, maintenu son indépendance
malgré les atteintes à sa personne" (art. 2).
La
condition dans laquelle Michel Auger exerce son métier montre
bien qu'il n'y a pas qu'en situation de guerre que les journalistes
font preuve de courage et de ténacité, mais également dans les
milieux urbains où les journalistes sont sujets à intimidation.
Le Secrétaire Général de l'UIJPLF M. Georges Gros, a exprimé l'avis
que l'attribution de ce prix illustre également une dégradation
des conditions d'exercice de la profession de journaliste dans
les pays du Nord.
Le
Prix de la Libre Expression fut attribué en 1991 à Pius Njawé
(Cameroun); en 1993 à Amer Oumalou (Algérie); en 1995 à Edouard
Ouédraogo (Burkina Faso); en 1996 à Bah Ould Saleck (Mauritanie);
en 1997 à la presse indépendante algérienne; en 1998 à Begoto
Yaldet Oulatar (Tchad).
Le
Prix a été remis cette année à Michel Auger lors de la cérémonie
de clôture des 32èmes Assises de la presse francophone, à Paris,
le jeudi 30 novembre, par le Secrétaire Général de la Francophonie,
M. Boutros Boutros-Ghali.
Eldred
SAVOIE
Journaliste Radio-Canada
Vice-président international UIJPLF-Amérique du Nord
Président de la section acadienne