REPONSE DU PRESIDENT
D'ALBANIE
à
la lettre de Hervé BOURGES,
président de l'UIJPLF,
aux chefs d'Etat des 55 pays de l'OIF
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M. Rexhep MEIDANI
président de la République d'Albanie
Tirana, le 29 mai 2001
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A Monsieur Hervé Bourges
Président de l'Union internationale
des Journalistes et de la Presse
de langue.françalse
Monsieur Bourges,
J'ai lu avec intérêt votre lettre et
je tiens tout d'abord à apprécier votre grande sensibilité
concernant le sort de la presse dans nos pays ainsi que votre
souhait que le respect de la liberté de la presse soit
transformé en une valeur qui distingue et caractérise
notre espace de Francophonie. Je voudrais cependant porter à
votre connaissance qu'il n'y a pas de journalistes incarcérés
dans notre pays depuis déjà longtemps, cinq ans
environ. Grâce aux principes libéraux adoptés
scrupuleusement par nos institutions, l'Albanie connaît
déjà un boum innouï des média privés
de radio, de télévision et d'autres; les mêmes
principes sont appliqués en cas de violation de cette liberté
par les journalistes eux- mêmes. Nous croyons en leur prise
de conscience quant à l'emploi de plus en plus juste de
cette liberté de leur part. Concernant l'amnistie dont
il est question à la fin de votre lettre, je tiens à
vous informer qu'il n'y a que très peu de cas où
les journalistes se sont vus condamnés à payer une
certaine amende, et, il faut souligner que cette décision
n'a pas encore été confirmée par toutes les
instances de nos tribunaux. Le cadre constitutionnel actuel ne
m!autorise pas à accorder une amnistie, mais je voudrais
porter à votre connaissance que, conformément à
mes compétences, j'essaierai de transmettre votre inquiétude
légitime aux institutions pertinentes,
Respectueusement
Rexhep
MEIDANI