Union de la Presse Francophone
 
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Composition du bureau de la section

28 juillet 2008

Affaire Christian Perrin

LETTRE
adressée à la chaîne de télévision "Télé pour tous" TPT à Pointe Noire (Congo),
au journaliste Christian PERRIN
et au directeur général Jean-Baptiste-Crépin BIMPALOU,
par le président du comité international de l'UPF Alfred DAN MOUSSA
,

Abidjan, lundi 28 juillet 2008

Chers Perrin et Bimpalou,

Que le ministère public déclare n'avoir pas suivi les vidéos, objet de la poursuite judiciaire, constitue un réconfort et une raison d'espérer en une issue heureuse de cette affaire. Que le ministère public déclare n'avoir pas en sa possession ces vidéos devrait inviter les magistrats à engager une procédure qui mette définitivement fin à ce dossier.

Notre engagement et notre lutte, de concert avec les organisations soeurs, et en direction des autorités, vont dans le sens du libre exercice du métier et du respect de la déontologie et de l'éthique du journalisme.

Au moment où l'Organisation internationale de la francophonie donne rendez-vous aux États membres en octobre 2008 au Canada, pour célébrer la démocratie, la bonne gouvernance et la libre expression, au moment où l'Union internationale de la presse francophone prépare activement ses 40èmes assises d'octobre 2008 à Montréal, et entend, à cette occasion, traduire son attachement au devoir d'informer et revendiquer le droit du public à l'information, rien ne doit venir contrarier ces objectifs nobles.

Dans l'attente de deux journées du 29 et du 31 juillet 2008 qui préservent la liberté de la presse et l'image du Congo Brazza, nous tenons à renouveler, à l'ensemble de la chaîne et à ses professionnels, nos encouragements et notre soutien.
En toute confraternité.

22 et 29 juillet 2008

CONFÉRENCE-DÉBAT
mardi 29 juillet 2008

La section ivoirienne organise une conférence-débat le mardi 29 juillet 2008 de 9 h à 11 h, à l'hôtel TIAMA d'Abidjan-Plateau, sur les questions électorales.

Les pays francophones face aux contentieux électoraux et post-électoraux, le cas de la République Démocratique du Congo, est un thème qui sera développé par M. Honoré Guié, président du conseil d'administration de la Radio et télévision ivoirienne, anciennement superviseur des élections en RDC, pour le compte de l'ONU.
Le second thème, les pays francophones face aux contentieux électoraux et post-électoraux, le cas de la Côte d'Ivoire, sera abordé par M. Mélèdje Djédjro, constitutionnaliste, doyen de l'UFR des sciences juridiques et politiques de l'Université d'Abidjan-Cocody.

Les deux conférenciers interviendront également sur ce qu'est et sur ce que doit être le traitement de l'information, dans la gestion des contentieux.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE D'INFORMATION
mardi 22 juillet 2008 à Abidjan

La section ivoirienne a organisé une assemblée générale d'information afin de mettre à disposition les cartes de presse et de l'Union, et de fournir aux uns et aux autres les conditions de départ et de séjour à Montréal, au Canada, pour les 40èmes assises de l'UPF, les 13-17 octobre prochains.

Devaient participer à cette rencontre un réprésentant de la chancellerie de l'Ambassade du Canada, ainsi que des responsables des compagnies d'assurances SIDAM et La loyale d'Assurances et du Centre de promotion des investissements en Côte d'Ivoire (CEPICI).

20 avril 2008

HOMMAGE A AIMÉ CÉSAIRE

(Source APA-Abidjan). Le président de l’Union internationale de la presse francophone, Alfred Dan Moussa a rendu hommage à l’écrivain et poète martiniquais, Aimé Césaire décédé le jeudi 17 avril à l'âge de 94 ans.
Extraits de l'entretien du président de l'UPF avec l'agence APA.
- Césaire "fait partie des grands noms de la négritude, ceux-là mêmes qui ont fait passer des idées par le français, un français pur".
- "Au moment où on parle de la francophonie, de la protection de la langue et au moment où on parle du français agressé quotidiennement par l’anglais, je pense qu’on ne peut pas ne pas avoir une grande pensée pieuse pour Aimé Césaire qui s’en est allé".
- " Ils ont passé le temps à défendre les idées de leur époque, à épouser ces idées et à les défendre de sorte que ça ne passe pas inaperçu non seulement aux yeux de la francophonie mais aux yeux du monde".
- "Je pense qu’il a mérité l’hommage que la Nation et les nations lui rendent actuellement à travers le monde. Il mérite cet hommage que le monde entier et la francophonie rendent à ce personnage de la négritude. C’est l’un des grands piliers et le dernier de la négritude."

Aimé Césaire est l’un des fondateurs du mouvement littéraire de la Négritude avec Léopold Sédar Senghor, Alioune Diop, Léon Gontran Damas, Léo Frobénius. Le Sénégalais Léopold Sédar Senghor a assuré que c’était bien Césaire qui avait baptisé le mouvement "Négritude", mais le poète martiniquais préférait parler de "création collective".
Natif de Basse-Pointe à la Martinique en juin 1913, Césaire s’est rendu célèbre avec des œuvres littéraires majeures comme, Cahier d’un retour au pays natal (poésie 1939) ou La Tragédie du roi Christophe (théâtre 1963) publiés à Paris aux éditions "Présence Africaine".

*

Les 39e Assises internationales de la presse francophone
se sont tenues à Abidjan et Yamoussoukro du 1er au 8 décembre 2007.

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15 octobre 2007

COMMUNIQUÉ

Inculpation et incarcération de Moussa Kaka
journaliste nigérien

L'OLPED PROTESTE ET S'INDIGNE

L'Observatoire de la liberté de la presse, de l'éthique et de la déontologie (OLPED) s'indigne et proteste contre l'emprisonnement du journaliste Moussa Kaka. Il demande aux autorités de Niamey de le libérer sans conditions. Accusé de "complicité d'atteinte à l'autorité de l'Etat", Moussa Kaka, correspondant de Radio France internationale (RFI) au Niger a été inculpé et incarcéré depuis le 20 septembre 2007. Cette détention porte atteinte à la liberté de la presse. Elle n'honore ni la République du Niger, ni le continent africain. Bien au contraire, elle marque un grave recul et exprime des réflexes des années de parti unique.

Nombre de pays du continent noir consacrent, à travers les préambules de leurs constitutions, la liberté de la presse, en proclamant leur attachement à l'esprit et à la lettre de la Déclaration universelle des droits de l'Homme. Cette déclaration de principe ne doit pas être un vœu pieux qui sert de vernis à des pratiques liberticides.

Depuis le début des années 2000, certains pays africains ont supprimé les peines privatives de liberté pour des délits commis par voie de presse. Le Niger doit s'inscrire dans cette dynamique de renforcement de la liberté de la presse et des acquis du multipartisme, transition vers un Etat de droit et la démocratie.

Les dirigeants africains doivent se convaincre que les méthodes d'un autre temps, qui consistent à bâillonner la presse, à intimider les journalistes par des agressions, des arrestations et même des crimes ne résoudront jamais les crises sociales, économiques, politiques et culturelles que traversent leurs pays. Au mieux, elles ne peuvent que les aggraver.

Le Bureau exécutif de l'Observatoire de la liberté de la presse,
de l'éthique et de la déontologie - OLPED
Abidjan

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39e Assises internationales de la presse francophone

Revue de presse PRESSOTHEQUE UPF

Fraternité Matin - 9 septembre 2007 - Pascal Soro

Georges Gros: "Le pays reprend sa place auprès des nations"

Les 39es assises de l’UPF reportées au 1er décembre. Le coordinateur général a été reçu par le Premier ministre qui l’a assuré du soutien de l’État.

Le coordinateur international des 39e assises de l’Union internationale de la presse francophone (UPF), Georges Gros, a estimé hier, que la Côte d’Ivoire est redevenue fréquentable, une destination à emprunter sans crainte. "La Côte d’Ivoire reprend sa place auprès de l’ensemble des nations et il suffit de voir que l’on peut circuler dans ce pays en toute sécurité et qu’il y a une unité retrouvée, une unité pour le bien-être de l’ensemble des populations ivoiriennes qui sont les premières à souffrir de toute crise", a-t-il déclaré à la presse à sa sortie d’une audience avec le chef du gouvernement et secrétaire général des Forces nouvelles (FN), Guillaume Soro.

"Le fait de nous réunir (en Côte d’Ivoire), a poursuivi M. Gros, est un signal assez fort, parce que comme vous le savez, dans un certain nombre de pays à l’extérieur, beaucoup de personnes pensent que la Côte d’Ivoire n’est pas encore redevenue ce pays qu’elle était autrefois. Nous voulons démontrer le contraire". Il n’en fallait pas plus pour qu’il conseille aux journalistes ivoiriens d’accompagner le pays dans le processus de paix qu’il a entamé en informant correctement les populations.
M. Gros, secrétaire général de l’UPF, a indiqué que le Premier ministre l’a assuré du soutien du gouvernement pour une réussite totale des assises qui se tiendront du 1er au 8 décembre, à Abidjan et à Yamoussoukro, et non plus du 3 au 10 novembre. Le ministre de la Communication, Ibrahim Sy Savané, a assisté à cette audience qui a duré 40 minutes (de 13 h à 13 h 40), dans les bureaux annexes de la Primature, sis à la Riviera Golf. Georges Gros était accompagné d’une délégation de la section UPF Côte d’Ivoire, comprenant son président, Alfred Dan Moussa, le secrétaire général, Koné Yoro et la trésorière générale, Rosine Guéhi.

Fraternité Matin - 9 septembre 2007 - Barthélemy Kouamé

Les 39e assises reportées au mois de décembre

Les 39e assises de l’Union internationale de la presse francophone (UPF) se tiendront finalement du 1er au 8 décembre 2007. L’information a été donnée ce dimanche. Au dernier jour de la visite du secrétaire général international de l‘UPF, Georges Gros. Aucun problème particulier n’a motivé ce report, a tenu à préciser M. Gros. "Nous avons seulement tenu à avoir un peu plus de temps pour la préparation de cette manifestation", a en effet expliqué le secrétaire général international de l’UPF, qui avait à ses côtés le président de la section ivoirienne, Alfred Dan Moussa.

"Le président Laurent Gbagbo engage la Côte d’Ivoire à donner à l’UPF les moyens de l’organisation et du succès des 39e assises de l’UPF, le premier ministre assure l’UPF du soutien de tout le gouvernement". Tel est aussi le résultat de la mission entrepris par le secrétaire général international, depuis le 5 septembre en Côte d’Ivoire.

Outre le président de la République et le premier ministre, le ministre de la communication a reçu Georges Gros et sa délégation. Selon M. Gros, aucun sujet ne sera tabou lors des assises qui se tiendront à la fois à Yamoussoukro et à Abidjan. Sans être les principaux sujets à l’ordre du jour, les affaires des journalistes Jean Hélène (assassiné) et Guy André Kieffer (porté disparu) seront notamment abordées, a-t-il indiqué. Au même titre que toutes les atteintes à la liberté de la presse dans le monde entier.

Pour le président de la section ivoirienne, ces 39e assises seront surtout l’occasion d’un renforcement de capacité pour les journalistes ivoiriens.

Le Patriote - 8 septembre 2007 - Jean-Antoine Doudou

Le Discours du ministre Sy Savané
lors de la réception du secrétaire général de l’UPF

Je voudrais me réjouir de cette rencontre, et saluer la présence de notre confrère Georges Gros. C’est grâce à des hommes comme lui que l’esprit de la Francophonie a continué de régner dans la presse. Mais comme Georges est un ami, je voudrais profiter de sa présence pour rappeler un certain nombre de choses.

La tenue des 39èmes assises en Côte d’Ivoire est certes un honneur. C’est ainsi que les autorités de ce pays l’ont compris. Mais comme vous le savez tous, la facture des assises est très lourde, près de 400 millions. Nous espérons donc que les instances diverses et variées pourront nous apporter leur appui financier.

La Côte d’Ivoire émerge lentement de la crise, elle est en début de convalescence. Beaucoup de secteurs ont besoin d’être soutenus, les médias en font partie. Je dois dire que, de ce point de vue, nos espérances ont été déçues. Beaucoup de promesses ont été faites à la Côte d’Ivoire dans le domaine de l’appui aux médias. Ces promesses n’ont pas été tenues. Depuis les accords de Marcoussis, des instances ont promis leur soutien. En dehors de l’Union Européenne qui a financé depuis quatre ans des actions en faveur de la presse, beaucoup de gens ont fait un petit tour à Abidjan et s’en sont retournés chez eux.

Evidemment, notre hôte n’est pas au sein des instances décisionnelles. Mais son expérience et ses relations sont des atouts qui doivent nous aider à mobiliser les ressources externes aussi en faveur des médias. Il y a quelques temps, certains organismes internationaux d’appui à la presse ont dit qu’ils ne pouvaient venir aider la presse ivoirienne à cause des problèmes. On peu le comprendre, mais nous n’aurons plus besoin d’aide lorsque nous n’aurons plus de problèmes.
Comment des guérisseurs peuvent t-ils prétendre ne soigner que des gens en bonne santé ???
C’est pourquoi, je souhaiterais que les 39èmes soient l’occasion d’une grande mobilisation en faveur des médias. Que ceux qui n’osaient plus aider le pays osent à nouveau.
La convalescence sera sans doute longue, mais nous sommes en train d’apprendre la patience. Par la force des choses.

Je voudrais terminer en affirmant à nouveau tout notre soutien aux prochaines assises, le soutien du gouvernement. En même temps, le principe de réalité m’oblige à dire que le pari budgétaire n’est pas encore gagné. Il reste pas mal d’étapes à débroussailler dans le maquis administratif.
C’est pourquoi, mesdames et messieurs les membres du comité d’organisation, je vous demanderais de ne pas dépenser ce que nous n’avons pas encore eu. Et, même lorsque les fonds seront disponibles, il vous faudra faire preuve d’une saine frugalité. Quant à vous cher Georges Gros, je souhaite que vous puissiez porter témoignage à la fois de notre volonté de contribuer au succès de ces 39èmes assises, mais également de la réalité des contraintes multiples auxquelles nous sommes confrontés.
A très bientôt

Fraternité Matin - 7 septembre 2007 - Ibrahim Sy Savané à Georges Gros:

"Que ceux qui n’osaient plus aider le pays osent à nouveau"

Je voudrais me réjouir de cette rencontre, et saluer la présence de notre confrère Georges Gros. C’est grâce à des hommes comme lui que l’esprit de la Francophonie a continué de régner dans la presse. Mais comme Georges est un ami, je voudrais profiter de sa présence pour rappeler un certain nombre de choses.

La tenue des 39èmes assises en Côte d’Ivoire est certes un honneur - c’est ainsi que les autorités de ce pays l’ont compris -, mais comme vous le savez tous, la facture des assises est très lourde, près de 400 millions. Nous espérons donc que les instances diverses et variées pourront nous apporter leur appui financier.

La Côte d’Ivoire émerge lentement de la crise, elle est en début de convalescence. Beaucoup de secteurs ont besoin d’être soutenus, les médias en font partie. Je dois dire que, de ce point de vue, nos espérances ont été déçues. Beaucoup de promesses ont été faites à la Côte d’Ivoire dans le domaine de l’appui aux médias. Ces promesses n’ont pas été tenues. Depuis les accords de Marcoussis, des instances ont promis leur soutien. En dehors de l’Union européenne qui a financé depuis quatre ans des actions en faveur de la presse, beaucoup de gens ont fait un petit tour à Abidjan et s’en sont retournés chez eux.

Evidemment, notre hôte n’est pas au sein des instances décisionnelles. Mais son expérience et ses relations sont des atouts qui doivent nous aider à mobiliser les ressources externes aussi en faveur des médias. Il y a quelque temps, certains organismes internationaux d’appui à la presse ont dit qu’ils ne pouvaient venir aider la presse ivoirienne à cause des problèmes. On peut le comprendre, mais nous n’aurons plus besoin d’aide lorsque nous n’aurons plus de problèmes. Comment des guérisseurs peuvent-ils prétendre ne soigner que des gens en bonne santé?
C’est pourquoi, je souhaiterais que les 39èmes assises soient l’occasion d’une grande mobilisation en faveur des médias. Que ceux qui n’osaient plus aider le pays osent à nouveau. La convalescence sera sans doute longue, mais nous sommes en train d’apprendre la patience. Par la force des choses.

Je voudrais terminer en affirmant à nouveau tout notre soutien aux prochaines assises, le soutien du gouvernement. En même temps, le principe de réalité m’oblige à dire que le pari budgétaire n’est pas encore gagné. Il reste pas mal d’étapes à débroussailler dans le maquis administratif. C’est pourquoi, mesdames et messieurs les membres du comité d’organisation, je vous demanderais de ne pas dépenser ce que nous n’avons pas encore eu. Et, même lorsque les fonds seront disponibles, il vous faudra faire preuve d’une saine frugalité. Quant à vous cher Georges Gros, je souhaite que vous puissiez porter témoignage à la fois de notre volonté de contribuer au succès de ces 39èmes assises, mais également de la réalité des contraintes multiples auxquelles nous sommes confrontés.
A très bientôt


Fraternité Matin - 6 septembre 2007 - Louis B. Parfait

Ibrahim Sy Savané à Georges Gros- "Nous allons occuper notre place"

Le secrétaire général international de l'Union internationale de la presse francophone (UPF), M. Georges Gros, a entamé hier, sa série de rencontres avec les autorités ivoiriennes et françaises dans le cadre des préparatifs du grand rendez-vous de la presse francophone en novembre prochain. Il a ainsi été reçu par le ministre de la Communication, Ibrahim Sy Savané, à son cabinet.
Au cours des échanges, le ministre a, une fois de plus, traduit l'intérêt que le gouvernement accorde à ce grand rassemblement des hommes et femmes de la presse francophone. Il a rassuré quant à son engagement à jouer sa partition afin de rendre agréable le séjour des participants à ces 39e assises. Il a aussi saisi l'occasion pour indiquer la détermination de la Côte d'Ivoire à réussir cet autre pari de l'organisation et montrer par ailleurs une autre image du peuple ivoirien. Celle de l'hospitalité et d'agent résolument tourné vers la reconstruction et le développement du pays. "C'est un honneur pour la Côte d'Ivoire quant au choix porté sur elle pour l'organisation de ces 39e assises. Nous avons besoin de faire connaître la perception de la réalité de la situation que vit la Côte d'Ivoire. Nous allons occuper notre place. Malgré les contraintes, nous ferons tout pour que cette organisation soit parfaite", a rassuré le ministre tout en signifiant des difficultés financières que connaît l'Etat. Etant entendu que "la facture de ces assises s'élève à quatre cents millions". Raison de plus d'inviter les partenaires au développement à soutenir les efforts des autorités ivoiriennes.

Pour le secrétaire général international de l'UPF, par ailleurs rédacteur en chef de La Gazette de la presse francophone, ces assises sont comme un défi à relever. Celui de montrer que la Côte d'Ivoire reste un Etat solide et fréquentable malgré tous les écrits l'ayant dépeinte comme une zone à risque. "Ces 39e assises sont pour nous l'occasion de faire comprendre à tous que la Côte d'Ivoire existe. Nous allons réussir avec vous le pari de l'organisation pour la promotion de la Côte d'Ivoire et faire comprendre que ce pays a sa place dans le concert des nations".
Ce message d'espoir est également ressorti des visites qu'il a rendues peu après à l'ambassadeur français, André Janier et au ministre de la culture, représenté par son directeur de cabinet, Mme Appia Solange. Tous ont promis d'apporter leur aide au comité local chargé de l'organisation.
M. Georges Gros était accompagné pour la circonstance du président du comité d'organisation des 39e assises de l'UPF, M. Alfred Dan Moussa et des membres du bureau de la section ivoirienne.

CONFÉRENCE DE PRESSE
Abidjan, siège de l'AIP, jeudi 2 août 2007
par Alfred DAN MOUSSA,
vice-président international de l’UPF,
président de la section ivoirienne.

Revue de presse
Fraternité Matin 2 août 2007 - Michèle Pépé

Presse francophone : La Côte d’Ivoire accueille 200 journalistes en novembre

C’est avec joie et soulagement que les responsables de l’Union internationale de la presse francophone (UPF) ont accueilli la nouvelle de la fin de la guerre donnée conjointement par le Président de la République et le Premier ministre ivoiriens, depuis Bouaké et la mémorable cérémonie de la «Flamme de la paix», ce 30 juillet. Rassurée et satisfaite, cette organisation internationale l’est car, elle aussi, attendait d’annoncer une bonne nouvelle aux Ivoiriens: les 39e Assises de l’Union internationale de la presse francophone se tiendront à Abidjan et à Yamoussoukro, du 3 au 10 novembre prochain. 200 journalistes venant de 125 pays abritant des sièges de l’UPF participeront à ces Assises, qui auront pour thème générique: «Médias, démocratie, paix».

La nouvelle a été donnée par Alfred Dan Moussa, vice-président international de l’UPF, président de la section ivoirienne et, par ailleurs, Directeur du développement des rédactions du Groupe Fraternité Matin. C’était hier, au cours d’une conférence de presse à l’Agence ivoirienne de presse (AIP), siège provisoire de la section ivoirienne de l’UPF. Ainsi, a expliqué Alfred Dan Moussa, «en décidant, il y a de longs mois, d’organiser sa rencontre internationale annuelle en Côte d’Ivoire, l’Union internationale de la presse francophone espérait pouvoir le faire dans un climat de paix retrouvée. Ses vœux sont ainsi exaucés, elle qui se bat pour que les journalistes exercent dans des conditions de sécurité garantie. Elle voulait accompagner le processus de sortie de crise et porter témoignage des pas significatifs posés sur le chemin du retour à la paix. Elle voulait s’associer et être associée au processus de réconciliation».

Le vice-président international de l’UPF a également saisi cette occasion pour lancer un appel pressant à la mobilisation de l’ensemble de la communauté des journalistes, aux opérateurs économiques et aux autorités ivoiriennes, afin que chacun, dans sa sphère de compétence et selon ses centres d’intérêt, s’approprie cet événement majeur; qui est une opportunité inestimable de repositionnement médiatique et de revalorisation de l’image de la Côte d’Ivoire dans le monde. «Les retombées des 39 èmes Assises seront significatives pour la Côte d’Ivoire, en qualité et en nombre. Il suffit que, dès maintenant, oui, dès maintenant, les gouvernants, les décideurs des secteurs stratégiques de Côte d’Ivoire et les partenaires au développement, auxquels l’information est parvenue, se montrent disponibles et disposés à accueillir les 39 èmes Assises de l’UPF et à s’y intéresser». Concrètement, il s’agit, pour le gouvernement ivoirien notamment, de libérer «maintenant» sa part qui est d’environ 400 millions de Fcfa, sur un budget global de 700 millions (la part de l’UPF étant de 300 millions). «Il est nécessaire, a encore insisté Dan Moussa, que la communication conjointe interministérielle en attente d’examen» soit adoptée «avec diligence» et «que les cinq commissions techniques de travail soient dotées maintenant de moyens pour renforcer et parachever les fondations d’une organisation à même de garantir le succès de ce rendez-vous, dont les enjeux n’échappent à personne».

Ce sera la troisième fois que la Côte d’Ivoire accueillera les Assises de l’UPF, après les éditions de 1975 et 1991. Dans ce contexte de sortie de crise, le vice-président international de l’UPF juge qu’il serait plus qu’intéressant pour les autorités ivoiriennes de saisir l’occasion de cette grand-messe des pays qui ont le français en partage pour inviter, conjointement avec le siège de l’UPF à Paris, le Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le Président Abdou Diouf. L’OIF s’étant tenue aux côtés de la Côte d’Ivoire durant la crise, allant jusqu’à ouvrir une représentation à Abidjan (alors dirigée par Lansana Kouyaté), la présence de l’ex-Chef d’Etat sénégalais en terre ivoirienne pourrait être, selon Dan Moussa, mise à profit par les autorités pour échanger avec lui sur des questions beaucoup plus politiques.

Les pays attendus
Brésil, Canada, Etats-Unis, Haïti, Pérou, Japon, Vietnam, Cambodge, Laos, Corée, Grèce, Bulgarie, Moldavie, Arménie, Pologne, Russie, Albanie, Belgique, Suisse, Italie, Espagne, France, Luxembourg, Monaco, Ukraine, Slovénie, Hongrie, Finlande, Azerbaïdjan, Croatie, Macédoine, Moldavie, Serbie Monténégro, Slovaquie, Sénégal, Bénin, Togo, Mali, Niger, Burkina Faso, Guinée, Congo (Brazzaville) R.D.Congo (Kinshasa), Tchad, Centrafrique, Cameroun, Gabon, Angola, Rwanda, Burundi, Nigeria, Madagascar, Maurice, Seychelles, Comores, Djibouti, Algérie, Tunisie, Maroc, Mauritanie, Liban, Syrie, Palestine, Emirats, Egypte, Arabie Saoudite, Qatar, Libye, Barhein.

Les Assises 2007 en Côte d'Ivoire constituent une occasion offerte aux rédactions du monde francophone d'approcher le peuple ivoirien, ses dirigeants, sa culture, ses projets, son processus de sortie de crise. Elles rassembleront en définitive 125 Etats susmentionnés.

*

ASSEMBLEE GENERALE DE L'UPF - CÔTE D'IVOIRE

jeudi 1er décembre 2005, Maison de la presse à Abidjan

Discours du président de la section, Alfred Dan Moussa

Mesdames et Messieurs les présidents,
Mesdames et messieurs les directeurs,
Chères consœurs, chers confrères,
Chers amis,

Quand un pays n'est pas doté de section, ou, quand une section bien vivante par le passé traverse une situation qui ne lui permet pas de se renouveler par elle-même, l'initiative revient au comité international.

Je voudrais donc saluer ce collège de présidents et de secrétaires généraux de toutes les sections du monde qui, autour du Président international et du secrétaire général de l'Union internationale de la presse francophone (UPF), ont porté le choix sur Alfred Dan Moussa et Koné Yoro, pour diriger la section ivoirienne, en s'entourant, bien entendu, de compétences susceptibles de les aider à animer la vie de l'UPF - Côte d'Ivoire.

Voilà, en résumé, la procédure qui a été engagée et que nous sommes en train de conclure ce jeudi 1er décembre 2005. Je voudrais donc saluer ce comité international.

Je voudrais également vous saluer, pour votre présence, dans une période où nombreux sont les hommes et les femmes qui pensent "moi" avant de penser "nous", qui pensent leur propre personne avant de penser collectivité, corporation.

Je vous remercie pour toutes les tentatives de cohésion dont nous avons besoin, nous journalistes, qui sommes attaqués, parfois à tort et abusivement, en cette période de crise qui dure, dure, dure. Impossible de trouver un homme ou un femme, Premier ministre. Ca aussi, c'est la faute aux journalistes. Enfin, passons.

Chers amis,
Deux éléments, vous le savez sans aucun doute, permettent de définir votre qualité de participant à cette rencontre d'aujourd'hui.

D'abord, nous appartenons tous, ou presque, à l'espace francophone, nous évoluons dans l'espace francophone. Nous avons effectué le déplacement de ce jour, jeudi 1er décembre 2005, parce que nous avons lu, dans des journaux écrits en français, un communiqué lui-même écrit également en français. Nous avons compris l'appel qui nous a été lancé et, ce matin, nous avons pris le chemin qui mène à la Maison de la presse d'Abidjan.

Ensuite, nous exerçons le même métier, ou, nous appartenons au même secteur d'activités : journalistes pour la plupart, mais aussi régulateurs et auto-régulateurs des médias, imprimeurs de presse, distributeurs de journaux…

Hier, Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF). Aujourd'hui, Union internationale de la presse francophone (UPF). Parce qu'elle est préoccupée de ratisser large, mais dans la rigueur et dans l'excellence, l'Union internationale de la presse francophone délivre, à ceux qui en remplissent les conditions, deux types de cartes :
- la carte de presse, pour les journalistes,
- la cartes de l'Union, pour les membres associés.

L'un des documents reçus le lundi 21 novembre 2005 de mon prédécesseur, Paul-Alfred Kadio, en mission en ce moment en France, indique le nombre de 145 cartes attribuées en Côte d'Ivoire à la date du 18 février 1999.

Il s'agit pour nous de montrer non seulement que nous sommes trois ou quatre fois plus nombreux que cette donnée chiffrée, mais que nous avons mille et une raison d'adhérer à l'UPF. Elle n'appartient pas plus aux autres professionnels des médias qu'à nous, Ivoiriens ou professionnels francophones séjournant en Côte d'Ivoire. C'est, du moins, ce que nous nous imposons de vous expliquer tout au long de notre mandat.

On peut d'ailleurs, chemin faisant, se poser la question du comment et pourquoi avons-nous été élus et réélus au comité international de l'UPF, au lendemain des assises de 1999-2000 et de 2005-2006 ?

Au terme des assises au Canada, en 1999, et davantage après le 50ème anniversaire de l'UPF à Paris en 2000, le comité international de l'UPF s'est retrouvé devant un vide qu'il lui fallait combler : Paul-Alfred Kadio, alors président, a choisi, pour des raisons personnelles, surtout d'indisponibilité et d'incompatibilité - il devait servir au cabinet ministériel de la Communication - de se retirer de la gestion quotidienne de la section.

L'instabilité politique en Côte d'Ivoire depuis 1999 accentue le vide créé par et avec le départ de Paul-Alfred Kadio, comme l'indique la lettre adressée par le secrétaire général de l'UPF, Georges Gros, à M. Kadio, et dont je vous livre un extrait, avec son autorisation:

" Cher ami, je suis très content d'avoir pu te rencontrer lors de mon récent séjour à Abidjan. Nous nous sommes entretenus, avec franchise, de la situation de la section ivoirienne qui n'a malheureusement plus le rôle qui a été le sien dans le passé. Nous sommes convenus qu'il était urgent de procéder aux remaniements nécessaires pour lui redonner la place qui doit être la sienne. Je sais que les événements qu'a traversé ton pays ont particulièrement entravé la bonne marche de cette section et que tes prochaines activités au cabinet du ministère de la Communication vont constituer un nouvel handicap".

La crise politique ivoirienne ne permettra pas au comité international, à son président international et au secrétaire général permanent, de finaliser tous les projets destinés à la Côte d'Ivoire, dont l'organisation à Abidjan des états généraux de la presse ivoirienne et le renouvellement de la section.

Ils ont eu recours à l'article IV des statuts qui fait de Alfred Dan Moussa et de Koné Yoro, des membres élus du comité international et, par conséquent, le président et le secrétaire général de l'UPF Côte d'Ivoire, conformément aux mêmes statuts.
Selon le procès verbal de la réunion du comité international ayant voté notre admission en son sein,

- Koné Yoro comptabilisait, en 2000, quatre participations aux rendez-vous internationaux. Il était jeune journaliste et il l'est encore aujourd'hui. Il était membre de la section Côte d'Ivoire. Il est dynamique, précise le rapport.

- Alfred Dan Moussa en était, à la même période, selon le procès verbal, à la douzième participation aux congrès, assises et journées continentales de l'UIJPLF devenue l'UPF, pour faire court. Il a une expérience dans la gestion des associations nationales des journalistes : 1er vice-président de l'Union nationale des Journalistes de Côte d'Ivoire (UNJCI) et, président de l'Observatoire de la liberté de la presse, de l'éthique et de la déontologie (OLPED), avant d'en devenir le PCA (président de conseil d'administration). Il a fait partie du jury du Fonds d'appui à la presse francophone du Sud de l'Agence intergouvernementale de la francophonie (FAP/AIF), ajoute le procès verbal.

Selon ce rapport du comité international auquel nous avons eu récemment accès en tant que membres dudit comité, il a été fortement question cette année-là (1999-2000) de jeter un pont entre jeunes et moins jeunes, au sein du comité international et dans les bureaux des sections.

En accord avec le comité international, son président international et son secrétaire général permanent, nous avons opté, après notre réélection au sein du comité international à la faveur des assises de Lomé, nous avons opté, répétons-nous, pour la relance progressive des activités de la section ivoirienne.

Un bureau de 7 personnes dont les deux membres du comité international, dans les rôles de président et de secrétaire général de la section Côte d'Ivoire, est mis en place.
Président : Alfred Dan Moussa, membre du comité international
1er vice-président : Criwa Zéli, chargé des relations extérieures
2ème vice-président : Zio Moussa, chargé du développement et de la formation
Secrétaire général : Koné Yoro, membre du comité international
Secrétaire général adjoint : Amédée Assi
Trésorier général : Rasmina Guéi
Trésorier général adjoint : Adama Koné

Objectif premier de ce bureau de 7 membres : positionner les médias ivoiriens de la démocratie naissante sur la scène internationale, donner des médias ivoiriens, une bonne image.

Nous gagnons des combats au plan national. Nous gagnons des combats au plan régional et africain.

Nous devons maintenant être très présents à nouveau sur l'échiquier mondial. Nous devons nous vendre à travers le monde. C'est pourquoi, dans la composition de ce bureau, nous avons eu pour souci de conjuguer le caractère individuel de l'adhésion à l'UPF et l'appartenance à chacune des entités phares de la presse ivoirienne et africaine.

- L'autorégulation et la régulation sont représentés par ZIO MOUSSA
- Les associations (Unions et syndicats des journalistes) sont représentés par CRIWA ZELI
- Les éditeurs et Patrons de presse sont présents à travers ASSI AMEDEE
- La Maison de la presse et les sièges des associations professionnelles, à travers Rasmina GUEI
- La jeunesse de la presse ivoirienne occupe une place de choix dans ce bureau avec ADAMA KONE, Rasmina GUEI, CRIWA ZELI, KONE Yoro, AMEDEE ASSI.

Avec cette équipe qui sera progressivement renforcée en fonction de la taille de la section, nous allons :
- recenser les préoccupations en les rangeant par ordre d'importance;
- recenser les institutions susceptibles d'apporter des réponses et des solutions aux dites préoccupations;
- organiser une rentrée solennelle de l'UPF-Côte d'Ivoire pour vous permettre de vous approprier les projets qui, à cette occasion, seront soumis à votre appréciation.

Notre plaidoyer en faveur des médias ivoiriens va inévitablement prendre appui sur nos acquis et, ils sont de taille et de poids. Ce sont :
- Laurent DONA FOLOGO, ancien Président du comité international, membre d'honneur de l'UPF;
- Auguste Séverin MIREMONT, ancien Président du comité international, membre d'honneur de l'UPF;
- Les prix EBONY et OLPED organisés par l'UNJCI et l'OLPED dont je salue les Présidents et les bureaux
- Les lauréats nationaux du Prix de la libre expression, MM. ABDOULAYE Sangaré et Méité SINDOU, directeurs généraux de "24 Heures" et de "Nord- Sud".

Mesdames et messieurs,

Parler de notre métier, organiser notre métier, c'est ce que nous croyons savoir faire le mieux, du moins nous nous en donnons l'illusion.
C'est, en tout cas, ce que nous aimons faire.

C'est la mission dans laquelle nous aimons nous investir et nous attendons de vous, appui, soutien, propositions et, critique lorsque vous constatez que nous sommes en train de sortir du champ commun.

Vous êtes de la presse ou de l'audiovisuel, vous avez votre place au sein de l'UPF - Côte d'Ivoire.
Vous êtes des métiers très voisins du journalisme et vous remplissez les conditions de membres associés, vous avez votre place au sein de l'UPF - Côte d'Ivoire.
Sur ces mots, je voudrais rendre hommage à tous mes prédécesseurs proches et lointains. Encore et encore merci.

Alfred Dan Moussa
Président UPF-Côte d'Ivoire
Membre du comité international de l'UPF
Tél (225) 05 05 11 47
dangbeu@yahoo.fr