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NIGER

Journalistes emprisonnés

 

Moussa Kaka porte plainte depuis sa prison

PARIS, 7 avr (UPF) - Le correspondant de Radio France Internationale (RFI) et de Reporters sans frontières (RSF) emprisonné au Niger, Moussa Kaka, s'est constitué partie civile pour déposer une plainte contre X contre les auteurs des écoutes téléphoniques "illégales", seules preuves à charge qui le maintiennent en prison depuis plus de six mois, a rapporté l'AFP. La plainte déposée il y a plus d'un mois "vise à rechercher les auteurs, coauteurs et complices des écoutes illégales et à les poursuivre devant la justice", a annoncé samedi 5 avril son avocat, Me Moussa Coulibaly lors d'un point de presse.

Les écoutes téléphoniques en août et septembre 2007 sur les téléphones fixe et cellulaire du journaliste gérées par deux opérateurs différents concernent des conversations entre M. Kaka et des chefs du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ, rébellion touareg), dont les dirigeants sont qualifiés de "bandits armés" par les autorités, a rappelé l'AFP. L'article 22 de la Constitution garantit le secret de la correspondance et des communications.

 

 

RFI suspendu 3 mois après la Journée de solidarité avec Moussa Kaka

PARIS, 13 mars (UPF) - Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a décidé hier soir la suspension pour trois mois des émissions en modulation de fréquence de la station Radio France Internationale (RFI) après la journée de solidarité organisée par la radio le 10 mars pour son correspondant emprisonné depuis 6 mois.

RFI est reçue en FM à Niamey et Agadez, ainsi que dans les grandes villes comme Zinder et Maradi et Tahoua. RFI a déja été suspendu par le CSC du 19 juillet au 19 août 2007 pour "traitement déséquilibré et partisan de l'information" sur les activités du MNJ (mouvement rebelle touareg), a rappelé l'AFP.

Le CSC reproche à RFI d'avoir par sa journée de solidarité du 10 mars "jeté le discrédit sur les institutions de la République". RFI a notamment fait le récit de la détention de Moussa Kaka et rediffusé ses reportages sur le MNJ ainsi que des témoignages et messages de soutien de journalistes et de nombreuses autres personnalités.

 

 

10 mars : journée de soutien à Moussa Kaka

PARIS, 10 mars (UPF) - Radio France internationale (RFI), Jeune Afrique et Reporters sans frontières ont décidé de consacrer la journée du lundi 10 mars, au journaliste Moussa Kaka emprisonné depuis six mois pour avoir entretenu des contacts avec les rebelles touareg du nord. Correspondant au Niger de RFI et de RSF, Moussa Kaka a été interpellé le 20 septembre 2007 et a été inculpé pour "complicité d'atteinte à l'autorité de l'Etat". Le journaliste est menacé de prison à vie.

Au retour d'une mission du 11 au 15 février à Niamey, le président du comité international de l'UPF, Alfred Dan Moussa, avait exprimé son sentiment d'une libération prochaine possible du journaliste. A ce jour, les demandes de remise en liberté du journaliste ont été rejetées.

 

 

L'UPF espère une libération proche de M. Kaka

PARIS, 19 fév (UPF) - Les membres d'une mission au Niger de l'Union internationale de la presse francophone (UPF) ont exprimé leur espoir d'une libération prochaine du journaliste Moussa Kaka emprisonné depuis cinq mois à Niamey pour avoir entretenu des contacts avec des rebelles touareg, indique le communiqué final de la mission. Au cours d'un séjour du 11 au 15 février, la délégation de l'UPF a pu rendre visite et s'entretenir avec Moussa Kaka et avec son avocat, Moussa Coulibaly.

Les membres de cette mission à l'initiative des journalistes africains de l'organisation francophone ont été reçus par le Premier ministre Seyni Oumarou et le ministre de la communication Mohamed Ben Omar, ainsi que par le président du Conseil supérieur de la communication, Daouda Diallo.

"En gardant l'espoir que Moussa Kaka va recouvrer très bientôt la liberté, grâce à la compréhension du chef de l'Etat, l'UPF se félicite de ce que le gouvernement nigérien est en train d'élaborer un projet de loi relatif à la dépénalisation des délits de presse", a souligné hier l'AFP en citant le communiqué de l'UPF.

La délégation des journalistes francophones était conduite par le président du comité international de l'UPF, le journaliste ivoirien Alfred Dan Moussa, accompagné par le président de la section UPF du Mali, Mahamane Hamèye Cissé, lauréat 2007 du Prix de la Libre expression, tous deux venus à la rencontre des membres nigériens de l'Union et des responsables des médias locaux.

Cette forme d'action solidaire engagée sur le terrain par des journalistes de divers pays d'Afrique pour demander la libération d'un confrère emprisonné dans un autre pays, est une première remarquée parmi les initiatives en faveur de la liberté d'expression.

 

 

Moussa Kaka reste en prison

PARIS, 12 fév (UPF) - La cour d'appel de Niamey a rejeté ce matin la remise en liberté provisoire du correspondant de Radio France Internationale (RFI),
Moussa Kaka, arrêté le 20 septembre 2007 pour des contacts avec les rebelles touareg.

Dans un communiqué, la présidence de RFI a demandé une nouvelle fois la libération "rapide" de M. Kaka en dénonçant "une volonté d'acharnement à l'encontre de son correspondant dans la mesure où tous les actes qui lui sont reprochés relevaient du travail normal d'un journaliste exerçant son métier".

Un juge d'instruction, avait ordonné le retrait du dossier des enregistrements téléphoniques jugés "non conformes à la loi", seules pièces à charge contre le journaliste. La cour d'appel vient d'annuler l'ordonnance de ce juge, confirmant en outre un refus de remise en liberté provisoire de Moussa Kaka, passible de la peine de mort. Les écoutes en question sont des enregistrements de conversations téléphoniques qui, selon les autorités montrerent une "connivence" entre Moussa Kaka et Aghali Alambo, chef de la rébellion touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) dans le nord du pays.

 

 

Remise en liberté provisoire d'Ibrahim Manzo

PARIS, 6 fév (UPF) - La cour d'appel de Zinder a accordé aujourd'hui la liberté provisoire au directeur du bimensuel Aïr-Info, Ibrahim Manzo, écroué depuis le 9 octobre sans jugement pour des liens présumés avec les rebelles touareg, a rapporté l'AFP.

L'autre journaliste emprisonné, le correspondant de Radio France Internationale (RFI) Moussa Kaka, arrêté le 26 septembre lui aussi pour des liens présumés avec les rebelles touareg, attend la décision de la cour d'appel de Niamey, annoncée pour le 12 février, sur le caractère "légal ou illégal" des bandes d'écoutes téléphoniques, les seuls éléments à charge contre lui.

 

 

Les patrons de L'Enquêteur libérés sous caution

Le directeur de publication du journal "L'Enquêteur", Ibrahim Souley, et le propriétaire, Soumana Maïga ont été remis en liberté sous caution le 7 décembre, tandis que la procédure judiciaire suit son cours.

 

 

La FIJ appelle à la libération de 4 journalistes

PARIS, 6 déc (UPF) - La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a appelé aujourd'hui à la libération du directeur de publication Ibrahim Souley et du propriétaire Soumana Maïga du journal "L'Enquêteur" qui ont été arrêtés hier au Niger après une plainte pour diffamation du ministre de l'Economie et des Finances, M. Ali Mahamane Lamine Zeine.

"Les violations de la liberté de la presse au Niger deviennent catastrophiques", a déclaré Gabriel Baglo, directeur du bureau Afrique de la FIJ.

La FIJ a appelé à la libération des quatre journalistes actuellement incacérés au Niger. Deux autres journalistes, Moussa Kaka et Ibrahim Manzo Diallo, sont emprisonnés depuis plus de deux mois suite à leur couverture de la rébellion touareg dans le pays.

Deux journalistes de "l'Enquêteur" interpellés

PARIS, 5 déc (UPF) - Le directeur Ibrahim Souley et le fondateur Soumana Maïga, du journal L'Enquêteur, ont été placés en garde à vue sur plainte du ministre des Finances pour "diffamation", a rapporté l'AFP, citant Boubacar Diallo, de l'Association des éditeurs de la presse indépendante (Anepi).

Soumana Maïga a été interpellé aujourd'hui par la Police judiciaire, après l'arrestation, la veille d'Ibrahim Souley. Selon la rédaction de l'Enquêteur, le ministre a décidé de poursuivre le journal après la publication, le 19 novembre, d'un article évoquant "de présumées malversations financières et des nominations partisanes au ministère".

 

 

Deux journalistes toujours emprisonnés

PARIS, 5 déc (UPF) - Le correspondant de Radio France Internationale (RFI) au Niger, Moussa Kaka et le directeur du journal Aïr Info, Ibrahim Manzo Diallo, sont toujours en détention.

Moussa Kaka, qui risque la prison à vie, a entamé son troisième mois de détention à Niamey, après le rejet par la justice, le 30 novembre, d'une demande de libération provisoire. Me Moussa Coulibaly, l'avocat de Moussa Kaka, a fait appel de ce rejet.

Moussa Kaka, inculpé le 26 septembre, "reste détenu en dépit d'une décision du juge d'instruction ordonnant le retrait du dossier des bandes des écoutes téléphoniques contenant des conversations du journaliste avec des rebelles du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), les seules preuves à charge, a rappelé l'AFP. C'est maintenant à la Chambre d'accusation, saisie par le parquet, de trancher sur la légalité ou non des bandes magnétiques. L'article 22 de la Constitution garantissant le secret de la correspondance et des communications des citoyens, "la décision de la Chambre est capitale, si elle juge les bandes illégales, c'est toute la procédure judiciaire qui tombe", affirme Me Coulibaly. Si la Chambre d'accusation estime que les bandes sonores sont illégales, Moussa Kaka devrait donc être immédiatement libéré.

L'autre journaliste, Ibrahim Manzo Diallo, interpellé depuis bientôt 2 mois, attend la date de son procès.

 

 

Libération d'un des trois journalistes arrêtés

PARIS, 2 nov (UPF) - Le correspondant d'Aïr Info, Daouda Yacouba, a été libéré le 31 octobre après six jours de détention préventive à la gendarmerie d’Agadez, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui, selon l'organisation Reporters sans frontières (RSF).

Le journaliste avait été arrêté, sans aucune explication, le 25 octobre à son domicile de Ingall. Les gendarmes "l’ont interrogé sur ses articles et ses liens supposés avec la rébellion touareg du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ)", a précisé RSF.

En revanche, le directeur d’Aïr-Info, Ibrahim Manzo Diallo a été inculpé le 29 octobre "d’association de malfaiteurs" et écroué à la prison civile d’Agadez. Un autre journaliste, Moussa Kaka (Radio Saraouniya, RFI, RSF), arrêté le 20 septembre, inculpé le 25 septembre de "complicité de complot contre l'autorité de l'Etat", est emprisonné à Niamey.

 

 

Le directeur d'Aïr Info a été inculpé

PARIS, 31 oct (UPF) - Le directeur du journal Aïr Info, Ibrahim Manzo Diallo, interpellé le 9 octobre, a été inculpé le 29 octobre "d’association de malfaiteurs" et transféré à la prison civile d’Adagez. Aucune date n’a été fixée pour le procès, l’affaire étant en cours d’instruction, a rapporté RSF.

Trois journalistes sont incarcérés dans le contexte actuel de la rebellion touareg dans le nord du pays. Outre Ibrahim Manzo Diallo, le correspondant à Ingall du même journal, Daouda Yacouba a été interpellé le 25 octobre, ainsi que Moussa Kaka, journaliste radio et correspondant de RFI arrêté le 20 septembre.

 

  Un deuxième journaliste d'Aïr Info arrêté

PARIS, 26 oct (UPF) - Le correspondant à Ingall du bimensuel Aïr-Info, Daouda Yacouba, a été interpellé hier après-midi et transféré à la gendarmerie d'Agadez sans plus d'explication. Il est le troisième journaliste arrêté au Niger, après Moussa Kaka, correspondant de Radio France Internationale (RFI) et Ibrahim Manzo, directeur de Aïr Info édité à Agadez.

Daouda Yacouba a été arrêté hier à 16 heures, à son domicile à Ingall et transféré immédiatement à la gendarmerie d’Agadez, a pu raconter le journaliste dans une conversation téléphonique avec un représentant de Reporters sans frontières (RSF). Le correspondant d'Aïr Info "a été interrogé sur ses articles et ses liens supposés avec la rébellion touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), puis placé en détention" dans la cellule où est incarcéré Ibrahim Manzo Diallo, directeur du journal, en garde à vue depuis le 9 octobre, a rapporté RSF.

Des dizaines de journalistes ont manifesté le 20 octobre à Niamey pour exiger la libération de leur deux confrères "injustement" incarcérés et protester contre "le muselage" de la presse depuis le début du conflit touareg, a observé l'AFP.

 

Marche pacifique pour la liberté de la presse

PARIS, 22 oct (UPF) - Une marche a rassemblé plusieurs centaines de personnes, samedi 20 octobre, devant l'assemblée nationale à Niamey, pour réclamer la liberté de la presse. Cette manifestation demandait la libération des journalistes Moussa Kaka, correspondant de RFI, et Ibrahim Manzo Diallo, directeur du bimensuel Aïr-Info, l'un et l'autre emprisonnés en raison de leurs contacts avec le mouvement de rebellion touareg dans le nord du pays. Des représentants de la société civile, ainsi que des principaux syndicats ont participé à ce mouvement.

C’est la première fois depuis quinze ans que des organisations de la presse ont manifesté au Niger, selon un organisateur cité par RFI. "Les confrères de la presse d’Etat, présents avec nous, et les journalistes dans leur majorité sont conscients qu’il faut aujourd’hui défendre la liberté de la presse au Niger, la liberté d’expression, la liberté d’opinion ...", a déclaré Oumar Gado, journaliste à radio Raounia, une station privée fondée par Moussa Kaka.

Outre les organisations internationales de défense de la liberté d'expression, les journalistes africains et les organisations professionnelles de plusieurs pays du continent ont condamné l'emprisonnement des journalistes nigériens et réclamé leur libération.

 

La Marche de Niamey est finalement autorisée

PARIS, 19 oct (UPF) - La Ville de Niamey a finalement autorisé la marche pour la liberté de la presse prévue demain et qu'elle avait interdite par décret le 16 octobre, a annoncé ce matin l'Association nigérienne des éditeurs de la presse indépendante (Anepi).

"La municipalité n'a avancé aucune raison pour expliquer cette nouvelle décision", a affirmé à l'AFP Boubacar Diallo de l'Anepi. Les organisations professionnelles ont immédiatement appelé tous les journalistes "à une mobilisation pour la réussite de la marche".

 

Interdiction de la marche du 20 octobre

PARIS, 17 oct (UPF) - Les autorités municipales de Niamey ont interdit une marche pacifique prévue samedi 20 octobre pour protester contre les arrestations de journalistes et d'autres atteintes à la liberté de la presse au Niger depuis le début du conflit touareg dans le nord, a rapporté aujourd'hui l'AFP.

Les journalistes qui ont annulé la manifestation sont décidés à "attaquer" l'arrêt municipal d'interdiction devant les tribunaux, selon le président du Réseau des journalistes pour la défense des droits de l'Homme (RJDH), cité par l'AFP.

Selon l'Association nigérienne des éditeurs de la presse indépendante (ANEPI), les journalistes ont "respecté toutes les dispositions légales" dans une demande adressée lundi 15 octobre à la Mairie.

 

En Côte d'Ivoire, l'OLPED soutient M. Kaka

PARIS, 17 oct (UPF) - L'Observatoire de la liberté de la presse, de l'éthique et de la déontologie (OLPED) à Abidjan a demandé la llibération "sans conditions" du journaliste nigérien Moussa Kaka emprisonné à Niamey, dans un communiqué parvenu aujourd'hui à la rédaction de l'UPF. "Cette détention "n'honore ni la République du Niger, ni le continent africain. Bien au contraire, elle marque un grave recul et exprime des réflexes des années de parti unique" s'indigne l'instance d'autorégulation des médias, la première de la sous-région ouest-africaine.

"Les dirigeants africains doivent se convaincre que les méthodes d'un autre temps, qui consistent à bâillonner la presse, à intimider les journalistes par des agressions, des arrestations et même des crimes ne résoudront jamais les crises sociales, économiques, politiques et culturelles que traversent leurs pays. Au mieux, elles ne peuvent que les aggraver", insiste l'OLPED.

Lire le communiqué de l'OLPED

 

Pétition d'Africains pour libérer M. Kaka

PARIS, 15 oct (UPF) - Une pétition, adressée au président du Niger, Mamadou Tandja, réclamant la libération de Moussa Kaka, ouverte sur le site de l'organisation internationale de défense des journalistes Reporters sans frontières (RSF, http://www.rsf.org), avait recueilli aujourd'hui l'engagement de 68 personnalités africaines - intellectuels, artistes et journalistes -, originaires de 22 pays d'Afrique. La pétition restera ouverte tant que le journaliste n'aura pas été libéré, a annoncé RSF.

 

Marche le 20 pour la défense des journalistes

PARIS, 15 oct (UPF) - Un collectif d'organisations de médias a annoncé une marche et un meeting samedi 20 octobre à Niamey "afin d'exiger l'arrêt des poursuites contre les journalistes". Ce collectif regroupe notamment le Réseau des journalistes pour les droits de l'homme (RJDH), l'Association nigérienne des éditeurs de la presse indépendante (ANEPI), le Syndicat des travailleurs de la presse privée (SYNTRAPREP) et l'Union des journalistes privés du Niger (UJPN).

Trois journalistes sont actuellement détenus au Niger : Saliss Dago du journal L'Enquêteur, emprisonné depuis le 28 août 2006, Moussa Kaka, directeur de Radio Saraouniya et correspondant de RFI, arrêté le 20 septembre et emprisonné à Niamey, et Ibrahim Manzo Diallo, directeur d'Aïr Info, arrêté le 9 octobre et transféré dans une prison à Abalak, à 800 km de la capitale.

 

Des Gabonais veulent une médiation de Bongo

PARIS, 12 oct (UPF) - Un groupe d’organisations non gouvernementales gabonaises, comprenant des professionnels des médias, a sollicité, le 10 octobre à Libreville, l’intercession du président de la République gabonaise Omar Bongo Ondimba pour la libération du journaliste Moussa Kaka emprisonné à Niamey.

Le Gabon est le 11ème pays africain dans lequel des professionnels des médias ont ouvertement pris position pour la libération du journaliste qui risque la prison à vie dans son pays.

La coalition d’ONG "Environnement Gabon", comprenant les directeurs de publication "Croissance Saine Environnement", "Environnement Gabon" et "Publiez Ce Que Vous Payez - Gabon" a sollicité "l’intercession du doyen des chefs d’Etats africains" au cours d'une conférence de presse donnée à propos d'un projet d’exploitation minier. "La médiation de l’Union africaine et celle du chef de l’Etat, Son Excellence Bongo Ondimba, en sa qualité de sage et doyen des chefs d’Etats africains pour la libération sans condition de Moussa Kaka" pourrait être déterminante pour la libération du journaliste nigérien, ont affirmé ces professionnels de l'information.

 

Soutien à M. Kaka dans 10 pays d'Afrique

PARIS, 11 oct (UPF) - Des participants à un atelier sur la Convention collective nationale des journalistes et des professionnels des métiers connexes de la communication sociale au Cameroun ont protesté, hier à Yaoundé, contre la détention sans jugement à Niamey de leur confrère Moussa Kaka, directeur de la radio Saraouniya et correspondant de Radio France internationale (RFI). Ils ont invité le gouvernement nigérien à accorder plus de respect aux droits de l'homme et à la liberté de la presse.

Cette protestation de professionnels au Cameroun, rejoint celles de journalistes africains qui ont dénnoncé ces derniers jours l'arrestation le 20 septembre de M. Kaka qui risque la prison à vie pour "complicité d'atteinte contre l'autorité de l'Etat".

Outre celles de plusieurs organisations internationales de défense de la liberté de la presse (RSF, FIJ), des protestations se sont élevées de journalistes du Bénin, du Mali, de Côte d'Ivoire, du Burkina Faso, du Sénégal, de Guinée, du Togo et de Mauritanie.

Par ailleurs, l'organisation de République démocratique du Congo, Journaliste en danger (JED) a appelé l'Union africaine (UA) à "exiger la libération pure et simple de Moussa Kaka", hier dans un communiqué.

"Si l'UA ne réagit pas à la détention prolongée et injustifiée de Moussa Kaka, son emprisonnement va constituer un cas d'école qui va sonner le glas du journalisme professionnel sur le continent, où les rebellions et mouvements insurrectionnels font, malheureusement, partie du paysage politique qu'aucun journaliste professionnel ne peut ignorer", s'inquiète JED dans son communiqué.

 

Le directeur d'Aïr Info de nouveau arrêté

PARIS, 10 oct (UPF) - Le directeur d'Aïr-Info, Ibrahim Manzo, a été interpellé hier soir à l'aéroport de Niamey qu'il s'apprêtait à quitter pour Paris. Les autorités lui auraient reproché d'être un correspondant de Radio France Internationale (RFI).

En juillet dernier, Ibrahim Manzo avait déjà été interpellé par la gendarmerie d'Agadez après avoir lancé un hebdomadaire alors que son magazine, Aïr Info, le seul journal publié à l'intérieur du pays, venait d'être interdit de paraître. Fermé trois mois par le Conseil supétieur de la communication (CSC) pour "incitation à la violence", Aïr Info avait reparu le 4 octobre.

Ce bi-mensuel, publié à Agadez depuis 2002, couvre régulièrement la situation dans le Nord et la rébellion touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ). La publication a réclamé "la libération sans conditions" du correspondant de RFI à Niamey, Moussa Kaka, arrêté le 20 septembre, qui risque la prison à vie pour "complicité d'atteinte contre l'autorité de l'Etat".

"L’intolérance du gouvernement nigérien a atteint un point critique avec cette arrestation irrationnelle. Non seulement être le correspondant de RFI n’est aucunement un crime mais, de plus, Ibrahim Manzo Diallo ne travaille pas pour cette radio. Sa libération, ainsi que celle de Moussa Kaka, est la seule issue pour un gouvernement qui semble avoir perdu le sens de la mesure et de la justice", a déclaré l’organisation. Reporters sans frontières (RSF).

 

Soutien de M. Kaka au Togo et en Mauritanie

PARIS, 10 oct (UPF) - Le mouvement de solidarité des journalistes africains avec le correspondant nigérien de RFI emprisonné à Niamey s'est amplifié par l'intervention d'associations professionnelles au Togo et en Mauritanie qui demandent sa libération dans des communiqués diffusés à Lomé et à Nouakchot.

Le secrétaire général de l'Union des journalistes indépendants du Togo (UJIT), Augustin Améga, a demandé à ses confrères de "se tenir prêts pour des actions, en solidarité avec la presse nigérienne, devant concourir à la libération immédiate de Moussa Kaka", selon un communiqué de cette association diffusé le 8 octobre.

Dans ce communiqué, l'UJIT a appelé les autorités togolaises à intervenir auprès de leurs homologues nigériens pour obtenir la libération du journaliste arrêté le 20 septembre à Niamey pour avoir entretenu des contacts avec la rébellion touareg du Nord.

De son côté, l'association des Éditeurs de la presse indépendante (EPI) de Mauritanie a exigé hier la libération du journaliste radio inculpé de complicité d'atteinte à l'autorité de l'Etat. L' EPI estime que "la recherche d'une information équilibrée constitue l'un des fondements de la profession de journaliste" et que Moussa Kaka n'a fait que son travail.

Comme d'autres associations de journalistes du Bénin, du Mali, de Côte d'Ivoire, du Burkina Faso, du Sénégal et de Guinée, les professionnels togolais et mauritaniens estiment que les poursuites et l'incarcération du journaliste nigérien constituent une "grave entrave à l'exercice de la profession de journaliste".

 

Le réalisateur F. Bergeron libéré et expulsé

PARIS, 8 oct (UPF) - Le documentariste indépendant François Bergeron, emprisonné depuis le 27 août à Niamey, a été expulsé vers la France le 5 octobre, a rapporté l'AFP citant une source officielle nigérienne.

François Bergeron avait été arrêté à Agadez pour "intelligence" avec les rebelles touareg, alors qu’il tournait un film sur la rébellion du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ). Le gouvernement a formellement interdit l'accès de la zone en guerre aux journalistes pour "des raisons de sécurité".

Par ailleurs, le correspondant de RFI, Moussa Kaka, est emprisonné depuis le 20 septembre pour avoir été en contact avec les rebelles.

François Bergeron, musicien, travaille depuis 3 ans à des documentaires sur les cultures en résistance à travers le monde.

 

L'UPF-Guinée pour la libération de M. Kaka

PARIS, 5 oct (UPF) - La section guinéenne de l'Union internationale de la presse francophone a demandé "la libération immédiate et sans condition" du journaliste nigérien arrêté le 20 septembre à Niamey dans un communiqué commun du Collectif des associations professionnelles des médias de Guinée.
Lire le communiqué

Ce collectif rassemble l'Association des éditeurs de la presse indépendante (AGEPI), l'Observatoire guinéen de déontologie et de l'éthique (OGUIDEM), l'Association des journalistes de Guinée '(AJG), la Convention des éditeurs de la presse libre de Guinée (CEPRELGUI) et l'UPF-Guinée.

Les journalistes guinéens rallient par leur communiqué le mouvement d'indignation qui se manifeste ces derniers jours dans les médias d'Afrique après l'arrestation du correspondant de RFI à Niamey. Moussa Kaka a reçu le soutien officiel d'organisations de journalistes béninois, ivoiriens, congolais (RDC) et burkinabé.

 

Soutien au Sénégal du journaliste Moussa Kaka

PARIS, 5 oct (UPF) - Une organisation sénégalaise, la Rencontre africaine des droits de l’homme (RADDHO), a exigé la libération immédiate et sans condition du journaliste Moussa Kaka, détenu au Niger, a rapporté hier le Soleil, le quotidien de Dakar.

Le communiqué de la RADDHO au Sénégal, les condamnations de l'arrestation à Niamey du journaliste nigérien émises ces derniers jours par des organisations professionnelles de journalistes béninois, ivoiriens, congolais et burkinabé. Hors d'Afrique, Radio France Internationale et les organisations Reporters sans frontières et Ifex sont intervenues pour demander la libération du journaliste.

 

Solidarité des Africains avec M. Kaka

PARIS, 2 oct (UPF) - Le journaliste de radio Moussa Kaka, détenu depuis le 20 septembre à Niamey, a reçu le soutien de plusieurs organisations de journalistes africains. Des communiqués demandant sa libération et critiquant son inculpation ont été diffusés au Mali, à Paris par les journalistes ivoiriens et au Burkina Faso.

La Maison de la presse du Mali, fédération de toutes les associations professionnelles de la presse au Mali, a condamné le 27 septembre l'arrestation du correspondant nigérien de RFI et de Reporters sans frontières. L’Union des journalistes ivoiriens en France (UJIF) a critiqué cette arrestation le 30 septembre. L’Association des journalistes du Burkina (AJB), la Société des éditeurs de la presse privée (SEP) et le Syndicat autonome des travailleurs de l’Information et de la culture (SYNATIC) a diffusé hier un communiqué de soutien commun.

Le ministre de la Communication, Mohamed Ben Omar a annoncé hier à Paris, devant la presse, la présentation devant la justice de bandes magnétiques d'écoutes téléphoniques prouvant des liens entre le correspondant de RFI et la rébellion touareg qui, selon lui, dépassent le cadre du strict exercice de la profession de journaliste.

 

Moussa Kaka inculpé et écroué

PARIS, 26 sep (UPF) - Le journaliste Moussa Kaka (Radio Saraouniya, RFI, RSF) a été officiellement inculpé hier de "complicité de complot contre l'autorité de l'Etat" et écroué. Moussa Kaka interpellé le 20 septembre a été gardé au secret à la gendarmerie de Niamey jusqu'à sa comparution hier au Palais de justice.

"Les accusations contre Moussa Kaka sont sans fondement et cette mascarade a pour unique objectif d'intimider les journalistes qui couvrent la rébellion dans le nord du Niger," a déclaré le directeur du bureau Afrique de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), basé à Dakar. La FIJ a également exhorté Niamey à "mettre fin à (son) plan pour contrôler la couverture du conflit par les médias et à laisser les journalistes du Niger travailler en totale sécurité et indépendance", a rapporté l'AFP.

 

Un journaliste emprisonné "sans charge"

PARIS, 25 sep (UPF) - Le journaliste Moussa Kaka (Radio Saraouniya, RFI, RSF), tenu au secret depuis le 20 septembre, a été incarcéré hier après-midi à la prison civile de Niamey après comparution devant le procureur de la république qui ne lui a notifié aucune charge, a rapporté l'AFP.

"Le procureur a indiqué qu'il l'entendrait aujourd'hui mardi 25 septembre, selon son avocat, Me Moussa Coulibaly, qui a qualifié cette disposition du magistrat d' "illégale". "Il n'y a aucune disposition légale qui permette à la justice d'envoyer M. Kaka en prison alors qu'aucune charge ne lui a été notifiée" a-t-il dénoncé.

Les journalistes du Niger, RFI, RSF ainsi que le Comité pour la protection des journalistes ont demandé la remise en liberté de M. Kaka. Des organisations professionnelles se sont également manifestées. Ainsi, l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB), le Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel du Bénin (CNPA-Bénin), l’Observatoire de la déontologie et d’éthique dans les médias (ODEM) et la Maison des médias déplorent l’arrestation de leur confrère et exigent sa "libération immédiate et sans condition", dans un communiqué diffusé ce matin à Cotonou.

 

M. Kaka accusé d'atteinte à la sûreté de l'Etat

PARIS, 24 sep (UPF) - Le correspondant de Radio France Internationale (RFI) à Niamey, Moussa Kaka, détenu au secret depuis son interpellation par la gendarmerie le 20 septembre, est poursuivi pour "atteinte à la sûreté de l'Etat" pour des liens présumés avec les rebelles touaregs du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), a déclaré la justice nigérienne.

Ces poursuites sont notamment basées sur des conversations téléphoniques que le journaliste a eues entre le 27 août et le 20 septembre avec des membres du MNJ, dont son chef Agali Alambo.

"Moussa Kaka a été interpellé dans le cadre d'une enquête au regard de la nature de certains actes qu'il a posés (...). Si l'intéressé n'est pas au service du MNJ, il est de connivence avec ce mouvement (MNJ)", a déclaré à la télévision publique le procureur général près la cour d'appel de Niamey, Adama Harouna.

 

Le correspondant de RFI et RSF interpellé

PARIS, 21 sep (UPF) - Le directeur de la radio privée Saraouniya, également correspondant de Radio France internationale (RFI) et de l'organisation Reporters sans frontières (RSF) à Niamey, Moussa Kaka, a été interpellé hier en fin d'après midi par des gendarmes et détenu depuis dans leurs locaux, a rapporté l'AFP. La gendarmerie a également perquisitionné le domicile du journaliste. Aucun motif officiel n’a été fourni pour justifier l’arrestation du journaliste. Selon les informations recueillies par RSF, Moussa Kaka pourrait être rapidement inculpé d’"atteinte à la sécurité nationale"

Son arrestation pourrait être liée à celle du réalisateur français indépendant François Bergeron, arrêté le 27 août 2007 à Agadez, puis transféré le 3 septembre à Niamey, après être entré en contact avec les rebelles touareg du MNJ, a noté RSF.

Déjà, le Conseil supérieur de la communication (CSC) avait suspendu le 19 juillet pour un mois la diffusion de RFI sur la bande FM, pour avoir "diffusé des informations mensongères" sur la situation politique et militaire dans le nord du pays. Moussa Kaka avait été publiquement menacé de mort, le 14 juillet, par le chef d’état-major de l’armée.