Communiqué de l’UPF : Inquiétude après l’arrestation de six journalistes ivoiriens

publié le 14 février 2017

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L’Union Internationale de la Presse Francophone exprime son inquiétude devant l’arrestation et l’incarcération de six journalistes ivoiriens pour "divulgations de fausses nouvelles" dans le contexte des mutineries ayant touché le l’armée ivoirienne.
Vamara Coulibaly, Yacouba Gbané et Franck Bamba Mamadou, respectivement directeurs des quotidiens L’Inter et Soir Info (indépendants), du Temps (opposition) et de Notre Voie (opposition), sont détenus depuis dimanche dans un camp de gendarmerie à Abidjan, avec leurs collaborateurs Hamadou Ziao (rédacteur en chef de L’Inter), Jean Bédel Gnago (Soir info) et Ferdinand Bailly (Le Temps).
Leur seul tort serait d’avoir affirmé, par voie de presse, que les soldats des forces spéciales, qui s’étaient récemment mutinés à Adiaké, avaient reçu des primes…
L’Union Internationale de la presse francophone s’associe à la démarche des organisations professionnelles des médias ivoiriens, notamment le Syndicat de la presse privée de Côte d’Ivoire, le Synapp-CI qui condamne fermement cette « atteinte flagrante à la liberté d’expression et à la liberté de la presse, deux droits fondamentaux de l’Homme, reconnus et protégés par la Constitution ivoirienne ».
L’Union Internationale de la Presse Francophone suit de près l’évolution de cette affaire et souhaite que les éléments ayant fondé la décision d’arrestation de nos deux confrères soient rapidement portés à la connaissance du public. Faute de publication de ces éléments, l’UPF exige la libération des deux journalistes emprisonnés.

Paris, le 14 février 2017

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