Burundi : des ONG dénoncent l’arrestation de quatre journalistes

publié le 3 novembre 2019

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Quatre journalistes burundais ont été arrêtés mardi 22 octobre. Un nouvel exemple des restrictions de la liberté de la presse dans le pays à l’approche de la présidentielle de 2020.
Christine Kamikazi, Agnès Ndirubusa, Térence Mpozenzi et Egide Harerimana, travaillaient pour Iwacu, l’un des derniers médias indépendants du Burundi.
L’équipe du média burundais allait couvrir des affrontements entre les forces gouvernementales et un groupe d’hommes armés en provenance de la République Démocratique du Congo qui se dirigeait vers la forêt de la Kibira au nord-ouest du Burundi, frontalière avec le Rwanda. Les journalistes avaient, en amont, informé les autorités de leur intention de se rendre sur ces lieux. Ils sont désormais en détention au commissariat provincial de la police à Bubanza. Leur équipement et leurs téléphones portables leur ont été confisqués.
La Fédération internationale des journalistes (FIJ), condamne fermement ces arrestations totalement arbitraires et demande la libération immédiate de nos confrères et de leur chauffeur.
Il y a trois ans déjà, en juillet 2016, Jean-Bigirimana, un journaliste de ce même groupe de presse, a été arrêté et enlevé par des agents du Service national de renseignement du Burundi. L’enquête demeure au point mort et le journaliste est toujours porté disparu.
L’Union Burundaise des Journalistes (UBJ) a déclaré dans un communiqué de presse : "Ces confrères n’ont commis aucun crime puisqu’ils étaient dans l’exercice de leur profession. Nous exigeons leur libération sans condition puisque ce ne sont pas des criminels."

Anthony Bellanger, le secrétaire général de la FIJ, a dit : "Cette équipe de journalistes et de travailleurs des médias a été arrêtée car ils remplissaient leur devoir d’informer. Nous demandons aux autorités burundaises de les libérer sans condition. A quelques mois de l’élection présidentielle, ces arrestations ne présagent rien de bon et risquent de compliquer la couverture de la campagne électorale pour nos consoeurs et confrères, qui doivent travailler en toute liberté et en toute sécurité. C’est le principe même d’une démocratie digne de ce nom."

Source : RFI et FIJ

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