L’UPF présente au 30ème Congrès de la FIJ à Tunis

publié le 4 juin 2019

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Le 30ème Congrès de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) se déroulera à Tunis du 11 au 14 juin. Il rassemblera plus de 300 représentants de syndicats de journalistes et d’associations du monde entier et sera consacré à l’avenir du journalisme. L’UPF y sera représentée par la secrétaire générale, Zara Nazarian.

Le Congrès de Tunis est le premier à être organisé sur le continent africain. Il s’ouvrira mardi 11 juin par une pré-conférence comprenant des débats de haut niveau sur trois questions clés : l’avenir du journalisme à l’ère numérique, les bonnes pratiques syndicales à travers le monde et la situation du journalisme au Moyen-Orient après les révolutions arabes. Tous les panels réuniront des praticiens du monde entier.
Les délégués adopteront une nouvelle Charte d’éthique mondiale des journalistes. Connu aussi sous le nom de Déclaration de Bordeaux, ce texte a été adopté en 1954 par le Congrès mondial de la FIJ et n’a pas été amendé depuis 1986.
Les nouvelles dispositions de la Charte concernent les défis auxquels font face les médias aujourd’hui et encouragent les journalistes à respecter les normes d’éthique les plus élevées dans un contexte de multiplication des débats autour des enjeux de la désinformation.

600 000 professionnels des médias

La FIJ, qui représente 600 000 professionnels des médias issus de plus de 180 organisations affiliées dans 140 pays, promouvra activement la Charte dans les rédactions et auprès des médias du monde entier.
Le Secrétaire général de la FIJ, Anthony Bellanger, a déclaré : « L’adoption de cette Charte mondiale d’éthique des journalistes fera date dans l’histoire de la FIJ car la déontologie était l’un des piliers fondateurs de la FIJ, lors de sa fondation en 1926 à Paris. Ce nouveau document reprend les devoirs professionnels édictés en 1954, mais on y a ajouté également des droits, dans un monde où la profession est malmenée. Demain, les journalistes du monde entier pourront se reconnaître dans la Charte mondiale d’éthique de la FIJ et pourront l’opposer à des employeurs peu scrupuleux. »
Les délégués débattront également du programme de travail de la FIJ pour la période 2019-2022. Cette feuille de route permettra à la FIJ de renforcer sa position de voix globale des journalistes et du journalisme et de soutenir ses affiliés du monde entier dans leurs missions – défendre une solidarité mondiale, être à l’avant-garde des luttes contre le travail précaire et les violations des droits du travail, mener le combat contre l’impunité des crimes contre les journalistes, promouvoir l’égalité des genres au sein des médias et renforcer les organisations régionales de journalistes.

Élection d’un nouveau comité exécutif

Les délégués éliront aussi un nouveau ou une nouvelle Président.e et le nouveau Comité exécutif de la FIJ.
Plus de 60 motions ont été déposées et seront débattues. Elles couvrent notamment l’égalité des genres au sein des médias, la promotion d’une nouvelle Convention de l’ONU sur la Sécurité des journalistes, la condamnation des attaques contre les journalistes et la liberté de la presse dans de nombreux pays ou prônent des mesures contre la désinformation. D’autres motions soutiennent la négociation collective pour défendre les pigistes et les droits d’auteurs.
Le président de la FIJ, Philippe Leruth, a déclaré : « Le Congrès triennal de la FIJ permet aux délégués du monde entier de se rencontrer, de discuter du programme de travail de la FIJ et d’élire un nouveau Comité exécutif et une nouvelle direction. Le Congrès de Tunis sera historique, car pour la première fois il est organisé sur le continent africain et dans un pays arabe. Il sera aussi l’occasion de s’attaquer aux défis que rencontrent les journalistes dans un paysage médiatique en mutation et de renforcer la campagne de la FIJ contre l’impunité des crimes contre les journalistes. »

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