UPF-MAROC reçoit le chef du gouvernement marocain, Saâd-Eddine El Otmani

publié le 3 mai 2019

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Vendredi 26 avril, le gouvernement El Otmani bouclait ses deux années d’investiture. L’heure au bilan de mi-mandat. Et c’est dans ce contexte que Saad Dine El Otmani a été l’invité, mardi 23 avril, du tea time organisé par l’Union de la presse francophone section Maroc (UPF Maroc). Un exercice auquel le chef de l’Exécutif s’est livré avec un franc-parler, arguments et chiffres à l’appui. Croissance, emploi, chômage, fiscalité, éducation, social, statut de la femme, réforme de la Constitution, IDE, industrie, climat des affaires, médias/presse, condamnations de journalistes, ou encore les divergences au sein de la majorité. Autant de sujets et de questions abordés, dans un cadre convivial, et en langue française pendant plus de deux heures et demie, dans une salle comble au Casablanca Hôtel. Il s’est même prêté, au cours d’intermèdes, au jeu et avec humour au commentaire des caricatures en temps réel signées par Rik (caricaturiste de L’Economiste).

Liberté de la presse, accès à l’information

« Nous sommes, dans la vie de tous les jours, des journalistes. Nous voulons accéder à l’information, la diffuser, interroger les acteurs économiques et politiques, poser des questions pertinentes, distinguer entre la polémique et les news, les vraies, pas les « fake news ». Sans cela, nous ne saurons pas vivre et, si je peux dire, la démocratie ne pourra pas vivre », souligne dans son discours Meriem Oudghiri, présidente de l’UPF Maroc. Dans notre mission, « nous nous attachons à un fondamental, celui d’être au service de nos lecteurs et de défendre, quel qu’en soit le prix, la liberté d’opinion et la liberté d’expression », ajoute-t-elle. L’occasion pour amener le chef du gouvernement sur ce terrain de la liberté de presse, l’accès à l’information et les récentes condamnations « inquiétantes » de journalistes.

Le Président du conseil national de la presse et vice-président international de la FIJ, Younes Moujahid (2e à droite)

Sur ce sujet précis, El Otmani insiste sur « l’indépendance de la justice au nom de la séparation des pouvoirs ». En même temps, il se dit prêt à faire davantage d’efforts pour conforter les acquis, renforcer le rôle de la presse libre et le secteur des médias, surtout que celui-ci dispose désormais d’une instance élue, le Conseil national de la presse, qui « a le soutien de l’Etat et qui se veut une force de propositions et un organe d’accompagnement ». Le chef de l’Exécutif se dit conscient de la nécessité du renforcement des organes de presse compte tenu de leur rôle et « leur contribution dans la conscientisation de l’opinion publique ».

Source : L’Economiste

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